Samedi 11 octobre 2008 à 9:36

Adolescence



    Des parents me demandent  comment agir face à des enfants impulsifs, comment j'agis avec des correspondant(e)s qui ont une telle personnalité et comment corriger une trop grande impulsivité.

    Des correspondantes me posent aussi cette question : comment réfréner son impulsivité.?
    Je vais donc essayer de répondre à ces demandes.

    Certaines attitudes sont nécessaires qu'il s'agisse d'impulsivité ou d'un autre problème :
    Un adolescent est un enfant en train de devenir adulte.
    Il a encore les mêmes besoins qu'un enfant : être aimé, écouté, rassuré, quelquefois grondé mais aussi encouragé, conseillé.
    Quelque soit le problème avec mes correspondant(e)s je les écoute, je les prends au sérieux et je leur fais confiance; leurs problèmes m'intéressent et j'essaie de les conseiller mais je ne les juge pas. J'évite de ne voir que les côtés négatifs, je valorise plutôt les gestes positifs.
Finalement la confiance s'installe, on m'appelle papynet, et la discussion peut avoir lieu sans réticences.
    Créer un climat d'écoute, d'attention, de confiance et d'affection est toujours essentiel.

    Venons en à l'impulsivité.

    Il y a d'abord des actions très générales qui peuvent inciter à diminuer l'impulsivité d'enfants dont on a la charge :
        - Réagir rapidement avant qu'il adopte un comportement hostile que ce soit par un geste, un signe verbal ou non-verbal.
        - L'aider à développer sa personnalité, sa volonté et surtout l'estime et la confiance en soi.
        - Développer les idées de non-violence; montrer les risques de conduites impulsives.
        - Renforcer les comportements amicaux, de coopération et d'entraide dès qu'ils se manifestent.
        - Forcer les jeunes à régler leurs conflits ensembles et à trouver des solutions (tout en surveillant comment cela se passe pour éviter que cela ne dégénère).
        - Prévoir un coin sécuritaire et reposant où l'enfant pourra se retirer pour se sentir rassuré et aussi pour réfléchir sur ses gestes ou ses paroles;(sa chambre par exemple).

    On peut ensuite aider l'ado à traiter son impulsivité et son agressivité. On peut aussi , si on est un grand ado, s'améliorer soi-même :

    Il faut d'abord essayer d'avoir un  tempérament plus calme et des actions très générales y contribuent :
    Pratiquer des activités de relaxation peut être très efficace. Cela détend le corps mais aussi l'esprit. Quand j'étais un jeune adulte, je me crispais facilement et j'avais du mal à me détendre et lors de la naissance de mon premier enfant, j'ai  accompagné ma femme aux cours d'accouchement sans douleur et cela m'a en partie appris à me relaxer.
    Penser à ses désirs et travailler à réaliser ses rêves. Enfant, quand je commençais à m'énerver, ma grand-mère me disait “essaie donc de rêver un peu à ce qui te plairait de faire”.
    Gardez en tête les choses que vous aimeriez réaliser, les projets que vous aimeriez mettre sur pied. Apprenez à vous organiser en fonction de vos objectifs. Vous canaliserez ainsi votre énergie vers un objectif réfléchi.
    Faites vous plaisir : Changez-vous les idées en pratiquant des activités que vous aimez. Respectez vos limites au travail et n'oubliez pas de prendre soin de vous. Accordez-vous des pauses et des petits plaisirs, même en période d'activités intense. Ceux-ci sont nécessaires pour votre bien-être et pour votre équilibre !
    Banissez de votre esprit les expressions trop manichéennes : certaines idées viennent systématiquement à l'esprit lors de situations irritantes et empêchent de bien voir la réalité. Pour ne pas laisser vos émotions négatives vous dominer, commencez par proscrire de votre vocabulaire intérieur par exemple des mots tels que « toujours » et « jamais », ce qui ramènera les choses à leurs justes proportions.
    Prenez des risques avec philosophie : apprenez à accepter le risque de réussir ! Les échecs font partie de la vie. Il s'agit de savoir en tirer les leçons qui s'imposent pour construire votre avenir et ensuite de tourner la page. Affrontez les difficultés avec philosophie et voyez les différentes étapes de votre vie comme des expériences enrichissantes à vivre plutôt que comme des obstacles stressants à affronter.
    Développez votre patience; entraînez vous à faire des tâches délicates et un peu fastidieuses qui demandent du soin et de l'attention.

    On peut ensuite traiter l'impulsivité de façon générale :

    Déterminer les sources de ses réactions impulsives : Qu'est-ce qui provoque ces réactions ? La peur, l'insécurité, le stress, votre manque de confiance ou tout simplement unpetit ennui ? Dans quel genre de situation êtes-vous généralement le plus souvent à fleur de peau ?
    Devant ces situations, reprenez votre souffle et pesez le pour et le contre avant d'agir et de réagir: prendre un peu de temps pour réfléchir avant d'agir est une excellente façon de rester calme.
    S'habituer à sentir ses émotions et à les traduire en mots (le langage est le support de la pensée réfléchie) sans réaction impulsive, avant d'éclater et de se désorganiser. Anticiper les circonstances et les contextes où l'on a tendance à être impulsif. Reconnaitre les signes avant-coureurs de l'impulsivité : envie de passer immédiatement à l'action, observation désordonnée et superficielle, besoin d'aller vite, sentiment d'être pressé...
    Revenir à la raison : l'impulsivité c'est la bride laché au cerveau émotionnel(les amygdales notamment), par le cortex qui ne réfléchit pus assez et ne contrôle plus les décisions et les .actions.
    Il faut donc essayer de mettre de coté un instat ses émotions et de rendre l'initiative à la réflexion en examinant la situation comme si on lui était extérieure, en observateur.
    Essayer de se concentrer : en général dans un comportement impulsif, les pensées se bousculent et on a une attitude distraite. En fait il faut essayer de se concentrer sur le problème, de l'analyser, de réfléchir aux solutions et de ne pas agir immédiatement, mais de remettre la décision à la fin d'une analyse plus sérieuse de la situation.
    C'est difficile pour les gens de préférence cérébrale “J” qui veulent décider et agir rapidement mais également pour les gens de préférence antagoniste “P”qui n'ont pas l'habitude d'agir sur les événements mais de s'y adapter.
    Essayer d'évaluer objectivement les risques de ses actions avant de les entreprendre :      cela retarde la réaction et éviterait les impulsions qui risquent d'avoir des conséquences néfastes.
    Préférer le contact direct aux discussions virtuelles (mail; MSN, téléphone) dans le cas de discussion difficile : j'ai trop souvent été témoins de ruptures par téléphone ou MSN, par lâcheté (peur d'être en face de l'autre) ou par culpabilité.vis à vis de l'autre.
    Le manque de retenue dans les communications - les propos offensants, embarrassants ou carrément grossiers - sont plus fréquents dans les communications en ligne que dans les communications en face à face.
Les psychologues expliquent ceci par une certaine “desinhibition, due entre autres à l'anonymat d'un pseudonyme, l'invisibilité aux autres; le délai entre l'envoi du message et la réception de la réponse; le fait d'être seul(e) à son clavier et le manque de responsable de l'autorité en ligne.
   
    Et enfin on peut traiter les “crises” elles-mêmes.

    Mais je m'aperçois que j'ai été très long et que ces recettes (certaines venant de ma grand- mère !) risquent d'allonger encore mon article. Alors ces interventions dans l'urgence, des conseils et des “recettes” pratiques pour se maîtriser, je les remets à demain dans mon prochain article.


   
Par Green-Goblin le Vendredi 1er janvier 2010 à 20:30
Je me suis mis au puzzle pour la patiente ! En tout cas, je te remercie de ces conseils ! J'en prend bonne note et je vais travailler tout ça ! ;)
Par GiselleRichard le Mardi 26 avril 2016 à 4:21
Merci beaucoup pour ton article
 

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