Jeudi 30 août 2012 à 8:38

Paysages

.         Vous avez pu voir hier combien est belle, cette petite île de Saint Cado, et comment il est agréable pour les yeux de s’y promener et d’y faire photos et peintures.
        Il y a encore 10 ans de très nombreux touristes venaient la visiter et la très grande place allongée devant le pont  était très animée.
        Au bout de cette longue place au bord de la rivière d’Etel,  la plage. A l’autre bout le pont menant à l’île.
        Entre les deux, sur plus de deux cent mètres, il y avait des restaurants et cafés, un marchand qui faisait déguster des huîtres, de jolies maisons fleuries.

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        On pouvait garer son véhicule en épi devant les cafés et maisons, et, en face, sur le quai au bord de la rivière des marchands ambulants sur qui vendaient sur des tréteaux devant leur voiture ou camionnette, des choses très diverses : gâteaux bretons, cidre et crèpes, souvenirs, vieux livres et cartes postales, photographies, tableaux de peinture et d’aquarelles. D’ailleurs on voyait aussi de nombreux peintres en train de faire un tableau sur leur chevalet, et ce n’était pas la moindre attraction que de les regarder travailler et souvent on discutait avec eux.
        C’était une animation permanente, et l’on venait à la fois pour la voir et pour visiter l’île. D’ailleurs les syndicats d’initiative de la région, signalaient cette possible visite comme une curiosité régionale.
        Bien entendu on finissait par un rafraichissement dans les cafés qui étaient alors prospères et gais.

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        Je suis retourné à Saint Cado cette année et là catastrophe.
        Le maire de la commune de Belz (à la quelle appartient Saint Cado), a dû trouver que la foule sur la grande place faisait désordre, et qu’il y avait trop de voitures.
        Alors il a créé un parking à 500 mètres sur un grand espace en terre battue, plein de poussière par temps sec et de boue par temps de pluie et il y a interdiction d’aller sur la place en voiture. Les camelots sont interdits de séjours et les peintres ne peuvent plus amener leur attirail en voiture.
Il faut donc laisser sa voiture au parking et faire à pied les 500 mètres sur un chemin poussièreux et plein de pierres, étouffant dès qu’il faut chaud. J’ai vu des personnes cardiaques ou asthmatiques, au bord du malaise.
        Bien sûr l’île est toujours aussi jolie, mais on n’y vient plus si on est âgé ou si on a de jeunes enfants.
Et surtout la place est devenue un désert lugubre. Le marchand d’huîtres et les restaurants ont fermé et il ne reste plus qu’un seul petit café. Plus de camelots ni de peintres, ni donc les attractions pittoresques correspondantes.
    Comme je me suis étonné auprès du serveur du café, celui-ci m’a dit, l’air blasé : “monsieur le maire de Beltz se moque éperdûment des commerçants de Saint Cado; Ce n’est pas son problème, cela ne représente pas assez de voix aux élections !
La fréquentation a été divisée par deux; d’ailleurs les syndicats d’initiatives ne parlent plus de Saint Cado. !
Voilà comment un maire manquant complètement de bon sens, assassine un site, qui faistait autrefois la joie des visiteurs.

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    Pour ne pas rester sur cette triste constatation, quelques mots sur Saint Cado, le religieux.
    Le nom de la petite ville de Belz, proviendrait du nom du dieu celte Bel, plus connu sous le nom de Belenos; elle comprend 3 500 habitants environ.
    Saint Cado serait né en 522 dans le Glamorgan au Pays de Galles, et est mort assassiné dans sa cathédrale par les Barbares.
Il serait le fils d’un roi, cannonisé sous le nom de saint Gwynllyw et sa mère serait sainte Gladys.
Le jeune Cado refusa de prendre la tête de l'armée de son père, préférant combattre pour Jésus-Christ. Il fut le fondateur de l'abbaye de Lancarvan, puis il traversa la Manche pour venir dans le pays de Vannes. Il voyagea en Palestine, rencontra le pape pour ensuite devenir évêque de Bénévent en Italie.
    Il aurait vécu quelques années en ermite dans l’île actuelle.

Par alyane le Jeudi 30 août 2012 à 9:03
Comme quoi un maire peut faire beaucoup de bien ou de mal pour sa cité.
Par jazz-autresrimes le Jeudi 30 août 2012 à 11:43
re coucou
eh oui c'est dommage que parfois avec le temps,de jolis endroits se transforment, de façon pas toujours des meilleures

A+ du troubadour Emmanuel
Par monochrome.dream le Jeudi 30 août 2012 à 12:40
Il a l'air bien joli ce village, d'après les photos. Le savoir ainsi s'éteindre fait de la peine...
Par cherche nounou le Jeudi 30 août 2012 à 13:41
Merci pour le billet il est passionnant, merci.

Marie.
Par RIA le Dimanche 2 septembre 2012 à 20:57
Je suis sidérée par ce que je lis. Moi qui habite Saint Cado, je démens totalement ces propos. Comment peut-on apprécier des voitures en front de mer ?
l'aire de stationnement est proche et longer le sentier côtier pour arriver sur la plage GLAMORGAN, à l'arrière du restaurant, qui n'est d'ailleurs pas fermé, est un enchantement. Les peintres sont acceptés sans difficultés mais les coffres de voiture ouverts en bordure de RIA pour exposer tableaux, peintures... çà s'est fini et c'est très bien ainsi.
Le commerçant qui se permet ses propos est bien critique envers le Maire et la Municipalité. Qu'il balaie devant sa porte, aux sens premiers des mots.
Enfin, la Mairie a engagé un programme de travaux pluriannuel d'aménagement et de mise en valeur du secteur de Saint Cado. Renseignez vous un peu avant d'écrire de telles bêtises.
Les Offices de Tourisme ne parlent plus de Saint Cado ? n'importe quoi ! avez vous demandé des plaquettes touristiques aux offices du tourisme du secteur ?
C'est si facile de critiquer... quand on ne connait pas les contraintes d'un tel site, on se passe de tels commentaires.
Une habitante de Saint Cado, magnifique site de la Ria d'Etel où il fait bon vivre
Par lancien le Lundi 3 septembre 2012 à 11:04
Je n'ai pas trouvé d'adresse pour vous répondre, laors je le fais ici.
Si j’ai écrit cet article c’est justement que j’aime St Cado et que je suis scandalisé de ce qu’on en a fait.
Je viens tous les ans en Bretagne depuis 1948 et j’y ai une maison.
Mes parents et grands parents m’ont fait connaître St Cado en 1950 et depuis j’y vais avec ma famille ou des amis tous les 3 ou 4 ans faire le tour de cette petite île.
Saint Cado c’était comme Pont Aven, un site que les peintres fixaient sur leurs tableaux et le quai était un lieu où l’on pouvait discuter avec eux et ils expliquaient leur technique. Un anglais me demandait où étaient les peintres, car le syndicat d’initiative de Vannes lui avait dit que c’était comme à Saint Pol de Vence.
Aujourd’hui plus de peintre ni de camelot, plus de café ni de restaurant. Le quai est désert et pourtant c’était un samedi après-midi d’août. Réflexion d’un de mes petits fils : “maintenant, on se croirait dans un cimetière.” Il y avait à peine 30 personnes dans l’île et dix voitures sur le parking.
Je comprends que pour les habitants du quai, cet afflux de touristes était une plaie, mais une partie du village en tirait ses resources. Et je doute que la pétarade des motos des jeunes qui font la course inlassablement sur le quai, soit plus reposante.
J’espère bien que la mairie fera des aménagements, car le parking n’est qu’un amas de trous et de bosses très poussiéreuses et les 400 mètres de quai non signalisées bien inconfortable. J’y ai aidé une handicapée en chaise et au retour une maman qui peinait avec ses deux jeunes enfants qu’elle devait porter.
Le site est toujours aussi beau, comme toute la ria d’Etel que j’ai parcouru en bateau et en vélo : l’ambiance chalereuse en est morte : il n’a plus l’âme humaine, la vie.
L’économie a déjà presque détruit le port de pêche d’Etel, ses thoniers, la criée. Je pense que, tout en créant un parking hors village, rien n’obligeait à détruire l’animation du quai et notamment le caractère artistique du lieu.
 

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