Samedi 25 novembre 2006 à 16:03

Tristesse, désespoir



Cinquième sous-préférence cérébrale : lorsque votre problème affectif vous préoccupe, vous ronge, le retour au rationnel, à l'objectivité, au raisonnement, est il  rapide, spontané ou au contraire, lent et difficile ?


     J'ai souvent constaté que certaines de mes correspondantes, pourtant habituellement plutôt rationnelles, n'arrivaient pas à se sortir de crises passagères de tristesse, surtout le soir avant de dormir, et “broyaient du noir” pendant des heures, leur angoisse allant croissante, et leurs problèmes devenant une obsession de plus en plus énorme.

     C'est un phénomène explicable.
     Il y a dans notre cerveau émotionnel, sous le cortex, un grand nombre de centres qui sont plus particulièrement concernés par les sentiments et les émotions. Entre ces centres les informations sentimentales circulent, “tournent en rond”, entretenant nos “états d'âme”.

     Habituellement des informations remontent à notre cortex, centre de la réflexion, qui corrige les informations du cerveau émotionnel et tempère ses décisions et ses réactions. Cette remontée d'information se fait par des voies nerveuses spécifiques et notamment par l'intermédiaire de deux “mémoires tampons” l'une pour les informations analytiques, ayant surtout le langage comme support, et l'autre pour les informations globales, notamment images et schémas.
     Cette intervention du cortex empêche le cerveau affectif de nous submerger avec ses émotions et de ne plus penser qu'à elles.

     Mais il peut arriver que pour des raisons diverses : (signaux inconscients du cerveau émotionnel,  fatigue ou déficit en neurotransmetteurs et notament en dopamine, trop grande quantité de signaux émotionnels qui saturent les canaux de remontée), cette intervention de notre cortex raisonnable ne se fait plus.
     Le cerveau émotionnel nous submerge alors pendant de longues minutes et ce peut être la “crise”.
     C'est une des raisons de désespoirs temporaires, de crises de larmes, voire de crises nerveuses

     Que faire alors pour en sortir ou même si possible, pour ne pas en arriver là ?

     Le seul moyen est de forcer son cortex à reprendre le contrôle de vos sentiments.
     Il faut donc essayer de vous interroger “logiquement, rationnellement” sur la nature de votre angoisse, sur ses véritables raisons, "est elle aussi catastrophique que vous le pensez, n'y a t'il pas bien pire ? comment arriver à remonter la pente.?"
     Il faut ensuite se forcer à penser à autre chose, à des problèmes non pas sentimentaux, mais à des problèmes logiques, vos problèmes de maths, de physique, de philo, bref forcer votre cortex à refaire surface, à venir réfléchir à nouveau, et à mettre à l'écart votre cerveau émotionnel pour un temps.

     C'est quelquefois très difficile d'arriver à cela soi-même et il faut alors faire appel à une autre personne dont le rôle sera de vous poser des questions “raisonnables” et de vous forcer à y répondre, brisant ainsi l'emprise de votre cerveau émotionnel, pour rendre la main à votre être raisonnable, qui pense et réfléchit..



Par Oh-monde le Mardi 28 novembre 2006 à 15:27
Merci pour tes conseil , mais comment faire quand sa vient d un coup pour aucune raison alors que cette jpurne viend d etre parfaite pour moi j ai réussi a avoir la photo t en attendu je ne sais pourquoi j suis comme ca !
Par nakatsu le Jeudi 29 janvier 2009 à 18:02
Quand j'ai ce genre de moment de crise avant de dormir, lorsque je remarque que vraiment ses pensées ne partent pas, je me parle à moi même.
Je me force à dire : "Ecoute, ça sert à rien de t'imaginer ça , c'est fini , c'est tout"
Puis ça finit par ce calmer...
 

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