Mercredi 19 octobre 2016 à 12:21

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud

   J’ai fait déjà plusieurs articles sur notre mémoire, qui constitue la moitié de notre intelligence.
    Nous nous référons sans cesse au passé, à nos connaissances, à notre expérience; nous avons besoin de mots pour nous exprimer, nous avons appris un certain nombre de processus.
    Le schéma ci-dessous que j’ai déjà publié, classifie nos diverses mémoires et leurs rapports avec les autres centres du cerveau (voir mon article du 4 mai 2015).

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/memoirescopie.jpg
     Je voudrais aujourd’hui examiner ce que l’on sait de la mémorisation.
    En fait la plus grande partie du phénomène nous est encore inconnu.


    Ce que l’on sait, c’est qu’un souvenir, ou une connaissance est au départ fragile et n’est pas durable. Pour que elle subsiste dans notre cerveau, il faut que le souvenir soit répété pour que les connexions entre les groupes de neurones qui la constituent soient considérablement renforcée.
    Par la suite, chaque fois que l’on évoquera le souvenir, il sera réenregistré et renforcé, avec toutefois un risque de transformation en fonction du contexte et des connaissances annexes s’y rattachant, acquises depuis.
    Si un souvenir n’est jamais rappelé, il tombe peu à peu dans l’oubli.

    Deux rappels sont possibles : l’un volontaire, c’est l’apprentissage, notamment au moyen d’exercices. On répète la connaissance que l’on veut apprendre.
L’autre est inconscient toutes les nuits. Le cerveau renforce l’information du souvenir, en la faisant circuler dans le cerveau émotionnel : c’est ce que l’on appelle le circuit de Papez. (voir schéma ci dessous).

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/Papez.jpg
    Pendant le sommeil le cerveau, d’une part évacue les perceptions temporaires et souvenirs inutiles ou nuisibles (c’est ce qui donne lieu à nos rêves pendant des micros-réveils), et d’autre part renforce ainsi les souvenirs utiles que l’on veut conserver, et qui sinon, s’effaceraient.

     Ce qu’on ne connaît pas bien c’est le mécanisme élémentaire de cette consolidation (que l’on appelle la « potentialisation à long terme ».
    Les chercheurs ont montré que des protéines interviennent dans cette consolidation.
    Lorsqu’on soumet le cerveau de rats, qui ont mémorisé le parcours dans un labyrinthe, à de fortes doses d’antibiotiques, la mémoire de ce qu’ils avaient appris est perdue, les antibiotiques ayant empêché la synthèse de protéines dans le cerveau.
    Mais on a constaté que le souvenir acquit n’était pas effacé et que, sur les souvenir déjà renforcé, l’absence de protéines affectait essentiellement la « remontée «  du souvenir.
   Par contre il est presque certain que certaines protéines notamment des petides dérivés d’hormones ou de neuromédiateurs, ainsi que diverses enzymes,, jouent un rôle important dans la potentialisation à long terme. Mais on ne sait pas quels sont les autres facteurs qui peuvent intervenir.
    Cette consolidation est très étudiée au niveau des synapses, où l’on essaie de mettre en lumière le rôle de divers facteurs chimiques protéines ou enzymes.
    On a notamment montré qu’il y avait deux phases importantes dans cette consolidation des connexions neuroniques : l’un qui dure une heure environ et qui met en jeu des enzymes. Puis une potentialisation lente de plusieurs jours qui requiert la synthèse de plusieurs protéines.
    On constate une augmentation de certains récepteurs et de certains neurotransmetteurs, notamment le glutamate, au niveau des synapses.
Aucun commentaire n'a encore été ajouté !
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/3277262

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast