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             Maintenant que nous avons vu diverses notions qui contribuent à faciliter la mémorisation, je pourrais essayer de donner mon avis à ma correspondante sur la question qu’elle me posait : comment les enfants pourraient ils mieux retenir leurs leçons ?

            La première condition pour apprendre est, je crois, la motivation : il faut en avoir envie, presque y trouver un certain plaisir ou au moins une satisfaction.
            Aujourd’hui, sans doute une réminiscence de 1968 et surtout une évolution des parents qui n’ont pas le temps dans notre monde sous pression, et qui ont peur que leur rejeton ne les aime pas assez : on veut faire apprendre aux enfants par le jeu. Bien sûr, il faut que les enfants jouent, mais est ce à l’école que cela doit se faire ? Peut être à la maternelle et encore il faut commencer très tôt à donner de bonnes habitudes. On ne joue jamais sérieusement, c’est un délassement, un repos, une distraction, même si cela demande physiquement un effort comme au sport.
            Apprendre est quelque chose de sérieux, pas un jeu, mais un travail. Cela exige attention et effort. C’est même parfois un peu pénible, mais il y a une satisfaction de ce qu’on a réussi de faire ensuite, et on doit s’habituer à ce que toute récompense ne soit pas gratuite et demande un certain effort pour l’obtenir.
            Et paradoxalement ce recours au jeu a créé la peur d’apprendre, la crainte de l’échec, l’horreur de l’effort à fournir. Beaucoup de mes correspondant(e)s se lamentent de ne pas réussir leurs études après le bac, mais tout simplement ils ne travaillent pas assez et pas avec assez de concentration.

              Le deuxième problème est celui de l’attention. On ne peut pas apprendre sans être très attentif à ce que l’on vous enseigne, être à l’écoute et réfléchir à ce qu’on vous dit, afin de comprendre et d’assimiler.
            Ce qui est flagrant aujourd’hui c’est que la plupart des élèves ne font pas attention en classe et ne travaillent pas assez .
            Le temps réel de concentration pour un adulte est d’une vingtaine minutes en moyenne. Après cela, d'autres pensées envahissent l'esprit. Ce temps de concentration étant inférieur chez l'enfant, il est donc nécessaire de faire de nombreuses coupures, toutes les 10 minutes, afin que l'attention ne retombe pas.
            Il ne s'agit pas de faire du "zapping", mais bien d'organiser des activités brèves, cohérentes entre elles, des changements permettant de varier les approches tout en restant dans le vif du sujet. Tout bon conférencier essaie de faire cela.
            Mais si une bonne pédagogie permet d’appeler l’attention des élèves, leur participation est nécessaire et le rôle des  parents dans ce domaine est important.
            Trop de jeunes prennent l’habitude de parler au copain, de faire de petits dessins, de penser à leur prochaine discussion sur facebook ou au week-end suivant, quand ce n’est pas envoyer en douce un texto.
            C’est aux parents qu’il revient d’éduquer leurs enfants. Le rôle des parents est aussi de donner aux enfants des occupations qui leur permette de développer leurs qualités et de fixer leur attention, au lieu de les laisser zapper sur la télévision ou sur internet, et de leur apprendre à se servir intelligemment d’un dictionnaire ou de Google.

    Un troisième problème est de rendre l’étude d’une matière plus attirante, plus plaisante, plus à la portée de l’élève, (mais sans en faire un jeu).
    Les cours actuels sont trop théoriques, pas assez reliés à des applications pratiques et utiles. Il n’y a pas assez d’exercices permettant de se rendre compte de leur utilité. Pourtant les moyens audiovisuels d’aujourd’hui permettraient de nombreuses illustrations et animations des cours.
    En fait il faudrait développer la curiosité intellectuelle de l’enfant, pour qu’il ait envie de rechercher des données, de comprendre, de savoir, et qu’il en tire un plaisir. L’enfant ne peut faire cela seul. Il faut qu’un parent ou un grand parent l’initie à des lectures, et aujourd’hui à des vidéos, sur des sujets très divers, qu’on essaie de lui donner un sujet qui puisse le passionner t sur lequel il essaiera de connaître le maximum de choses (et de les mémoriser). Il faut lui donner le goût et la joie de devenir un « petit expert » sur ce domaine. Apprendre peut devenir une fierté !

    Nous avons vu que la mémorisation, pour être correcte exige la répétition de l’information à mémoriser.
    Si l’on se contente de survoler la leçon, on ne la retient pas. Il faut la lire sérieusement, la comprendre la relier à d’autres connaissances, et la répéter plusieurs fois. Cela demande du temps et du travail, mais c’est indispensable pour mémoriser.
    Les exercices sont l’occasion de se répéter ou de réapprendre le cours, mais malheureusement, on en donne de moins en moins à faire.

    Un autre problème : la mémoire, cela s’entraîne !
    il faut habituer le cerveau à mémoriser.
    L’enseignement autrefois exerçait la mémoire en faisant apprendre par cœur des poèmes ou des morceaux de théâtre, des règles de grammaire, des formules de mathématique ou de physique-chimie, des données de SVT, d’histoire ou de géographie.
    Ce n’était pas tellement pour la nature des connaissances à retenir, mais pour entraîner la mémoire à apprendre.
    Aujourd’hui on n’apprend plus rien par cœur sous prétexte qu’on trouve tout sur internet, et résultat, on n’a plus de mémoire. Et confrontés ensuite à des études où le « par cœur » joue un rôle important, comme la médecine, beaucoup de jeunes ne réussissent pas leurs études parce qu’ils n’ont pas appris à mémoriser.   

    Solliciter plusieurs sens et traiter les informations : (voir le schéma en têtede l'article)
    Il est connu que la mémorisation d’un texte est plus facile pour beaucoup, si outre le lire, on le récite à haute voix ou on l’écrit. La mémoire a alors plusieurs associations supplémentaires liées à l’ouïe et aux commandes motrices de la main
 On peut se rappeler les intonations du texte et les mots écrits.
    Une façon plus efficace est de faire travailler le cortex préfrontal pour analyser ce que l’on veut apprendre et le résumer sous forme d’une fiche. Le travail danalyse a forcé à se concentrer sur le texte pour le comprendre, et la fiche a utilisé à la fois la visualisation et l’écriture des mots. C’est un processus assez long, mais qui réussit bien  our des esprits qui aiment comprendre et synthétiser.
Par Jack-sceptique le Lundi 10 août 2015 à 12:05
Lol, la réalisation de fiches :) Je peux pas résister à laisser un petit mot tell'ment c'est toute ma vie.

Là où on devient un artiste de la fiche, c'est quand on en arrive à faire des fiches de fiches... de fiches :) (Les murs de mon bureau en sont couverts eheh)
 

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