Vendredi 20 mars 2020 à 16:58

Notre cerveau : intelligence; langage

 Comment notre cerveau prend-il des décisions ? (1)

         Comment notre cerveau prend-il des décisions ?  

           Ce n’est que récemment que l’on commence à comprendre ce problème.
           En 1976, le psychologue Roger Ratcliff suggère que le cerveau  a besoin d’une accumulation de preuves pour prendre ses décisions.

           En 1996 des chercheurs ont commencé à étudier ce qu’il se passait dans le cortex pariétal (sur le dessus du crâne, les centres moteurs et les centres de mémoire associative), lorsqu’ils avaient des décisions simples à prendre.
           En 2002 un physicien chinois a émis l’hypothèse, en simulant informatiquement le flux neuronal, que la décision était prise lorsqu’il y avait un cumul suffisant dans le cerveau se traduisant par une activité croissante.
           En 2005 des neuroscientifiques mettent en évidence que la prise de décision s’accompagne de libération de noradrénaline par le tronc cérébral (un centre situé à la jonction de la colonne vertébrale et du cerveau).
           En 2012-14 d’autres chercheurs constatent par des mesures électriques encéphalographiques sur des animaux et sur l’homme, que la décision n’intervient que lorsque les signaux neuronaux se sont accumulés dans le cerveau jusqu’à un certain niveau

            Je vais essayer de faire un résumé en deux articles, à partir de lectures faites sur des revues de neuroscience, notamment du professeur Philippe Damier, professeur de neurologie au CHU de Nantes.

            Le chef d’orchestre, c’est, comme d’habitude le cortex préfrontal. C’est lui qui doit décider, et il appelle à l’aide le reste du cerveau.
           Il commence  (voir le schéma) par demander à un centre du tronc cérébral, le locus coeruléus, de contacter des centres dans lesquels il y a des neurones utilisant la noradrénaline comme neurotransmetteur et de libérer des quantités importante de ce produit, pour activer les récepteurs correspondants.
           L’activité du tronc cérébral est difficile à détecter car le le locus coeruléus est un tout petit centre, (quelques mm), à coté de vaisseaux sanguins, qui le font bouger à chaque pulsion cardiaque, et rendent impossibles les IRM. Heureusement la noradrénaline fait dilater les pupilles des yeux et cela permet de suivre de façon précise la libération de ce neurotransmetteur, qui intervient une centaine de millisecondes après la demande du cortex préfrontal.
            Cette libération augmente d’activité de centres du cortex qui vont fournir des informations : les centres d’interprétation de la vision (ou des autres sens) et les centres de mémoire associative du cortex pariétal postérieur, de même que les centres amygdaliens au niveau du cerveau émotionnel.

 Comment notre cerveau prend-il des décisions ? (1)

 Comment notre cerveau prend-il des décisions ? (1)            On peut suivre électriquement l’activité du cerveau et notamment du cortex préfrontal et la traduire par une « variable de décision, qui cumule la quantité d’information retenue pour la décision.
           Cette variable va mettre un certain temps pendant lequel l’activité du cerveau va augmenter, devenir de plus en plus importante, jusqu’à dépasser un seuil, ce qui déclenche la décision oui. Cela peut prendre plusieurs secondes, voire plusieurs minutes. Cela dépend des personnes et de la complexité du problème. L’action est alors lancée notamment vers les centres moteurs, en quelques centaines de millisecondes.
            A l’inverse l’activité cérébrale peut diminuer jusqu’à atteindre un seuil où la réponse est non et évidemment, il ne se passe rien ensuite.
           La variation de cette activité montre que le cerveau, consciemment ou non rassemble de nombreux éléments qu’il analyse, avant de prendre la décision oui ou non, l’activation oui entrainant une analyse plus poussée; ces éléments peuvent être des sensations diverses qui renseignent sur l’extérieur, des raisonnements logiques internes, des mémorisations de faits voisin anciens, des éléments plus subjectifs, émotions et sentiments, provenant du cerveau émotionnel, notamment centres amygdaliens. 

           Ces temps de décision varient selon les personnes, car étant optimistes ou pessimistes, plus ou moins confiantes ou méfiantes, elles ont tendance habituellement à dire plus fréquemment oui ou non. On constate par exemple que, pour la même décision à prndre,  des personnes habituées à dire non, vont mettre nettement plus de temps à prendre une décision favorable, que des personnes habituées à des décisions positives. 

           En outre le circuit de décision que nous venons de décrire est voisin de celui qui intervient lorsque nous sommes soumis à du stress ou de l'anxiété.
           Dans ces derniers cas il y a un équilibre permanent à conserver entre les centres amygdaliens et l'insula d'une part, qui gèrent nos craintes, notre stress , notre angoisse et les font remonter vers le cortex préfrontal, et plus précisément le cortex préfrontal ventromédian gauche,  qui essaye de les contenir d'autre part. 
          Si ce dernier est dépassé, c'est le stress et si cette impuissance devient plus grande, l'anxiété puis l'angoisse. Si le cortex préfrontal est mis hors jeu, ce peut être la dépression.
           Alors qu'un peu de stress peut être salutaire en stimulants les centres de l'attention, un stress plus important ou une anxiété qui dure peut perturber totalement notre système de prise de décision.
           Je reviendrai sur ce point dans l'article de demain. 

 Comment notre cerveau prend-il des décisions ? (1)

Par jazz le Samedi 21 mars 2020 à 11:19
un bonjour par ici ,Jean-pierre
en ce temps de confinement (lectures, musiques ---)
en espérant que tu vas bien , A+ du troubadour Emmanuel
Par tweak box apkxyz le Mercredi 25 mars 2020 à 9:45
Thanks for all your information, Website is very nice and informative content
 

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