La mémoire des hommes est une qualité très curieuse dont on ne sait pas encore beaucoup de choses, malgré de nombreuses études sur le cerveau.
    J’ai fait un certain nombre d’articles à son sujet (notamment 17, 18 et 20 décembre 2011 et 1er février 2009). 

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/schemememoires.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/memoirepercept.jpg    J’ai en particulier distingué la mémoire procédurale qui gère nos automatismes, (cognitifs, perceptivo-verbaux ou perceptivo-moteurs) où le principal meneur est le cervelet et par ailleurs la mémoire perceptive de nos sensations, la mémoire épisodique de nos souvenirs et la mémoire sémantique de nos connaissances.
    Je vous avais dit que l’administrateur était d’une part le cortex préfrontal, chef d’orchestre de notre cerveau et d’autre part l’hippocampe, professeur et aiguillage de la mémoire, et entre les deux deux relais de stockage à court terme : la boucle phonologique et le calepin visuo-spatial, aux capacités limitées.



http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/3713885.jpg    Enfin je vous avais montré que l’aire dite associative rassemblait les éléments de mémoire visuelle dans deux zones que l’on appelle le quoi (qui identifie les objets) et le où, qui dresse une cartographie des lieux et images.

    Localiser un individu dans le métro par GPS, sur une carte par satellite, voire dans son parcours de navigation sur lnternet, c'est facile.
    Mais peut on savoir où il est en observant son cerveau?




    À l'Université de Londres, des neuroscientifiques ont utilisé les derniers perfectionnements de l'imagerie cérébrale IRM, pour visualiser le cerveau d'une personne en train de se déplacer dans un décor de réalité virtuelle.
    Ils ont analysé d’une part les informations qui apparaissaient dans l’hippocampe et d’autre part les neurones de la mémoire associative du « où ».
    Dans ces zones, les neurones s'activent en fonction du lieu où nous sommes. À chaque emplacement que nous occupons dans notre environnement, qu’il s'agisse de l'angle de la rue, du supermarché, de la chambre à coucher ou de la salle de bains, un groupe de neurones bien particulier entre en action pour chaque lieu.
    Ainsi, il existe dans notre mémoire « où », comme dans notre hippocampe, une carte neuronale du monde physique qui nous entoure et où nous allons, c'est-à-dire une correspondance étroite entre des neurones et des lieux. 
    La correspondance est tellement étroite que, dans une seconde partie de l'expérience, ils sont arrivés à reconnaître où se trouvait le joueur dans son environnement virtuel, rien qu'en observant la minuscule zone de son hippocampe qui s’activait.
    Mais évidemment pour surveiller un individu on ne peut lui mettre un appareillage d’IRM autour de la tête et il est beaucoup plus simple d’utiliser un émetteur radio ou un GPS.

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