Lundi 23 décembre 2013 à 9:18

Préférences cérébrales

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     Pour vous faire comprendre les interférences entre préférences cérébrales, je vais vous donner aujourd’hui et demain, quatre exemples assez généraux, mais évidemment les cas particuliers pourraient être un peu différents, car chacun a sa propre personnalité.

    Prenons d’abord les 4 cas de personnes de sensibilité immédiate A ou O et de préférence de décision L ou V.

    Si quelqu’un fortement A est très sensible, et qu’il est fortementV, son altruisme sera renforcé. S’il est L, sa sensibilité immédiate reste la même, mais elle cède ensuite la place au raisonnement logique et pour l’extérieur, cette personne paraît moins sensible qu’elle n’est réellement. C’est encore plus vrai si elle est en outre introvertie, alors que l’extraversion l’obligerait à côtoyer autrui.
    Si la personne est nettement O (peu de sensibilité immédiate), si elle est V, son altruisme atténuera l’impression ressentie par ses interlocuteurs. Si par contre elle est L, elle paraîtra plutôt insensible, et le sera probablement en partie.
    Supposons de plus que cette personne OL soit en outre nettement I et S. Elle est peu liante et perçoit les détails, pas à pas, étant tournée vers le présent et le passé, et peu créative. Dès lors elle a un caractère assez porté sur l’analyse impersonnelle, risque d’être assez repliée sur elle même et peu tournée vers autrui et perçue comme froide et égoïste.
    Si en plus elle est de préférence intolérante, le tableau est encore pire.
    On voit bien sur cet exemple d’une part que l’assemblage de certaines préférences renforce certains traits , alors qu’un assemblage différent va les atténuer.
    On constate aussi que l’on n’a un effet défavorable, que lorsque plusieurs préférences qui se renforcent sont très prononcées, ne laissant pas assez de place à l’attitude opposée qui serait modératrice.

    Autre cas assez spécial : celui des personnes de préférences SVP.
    J’ai été amené à connaître un certain nombre de jeunes de la DASS, qui étaient dans un centre, aidés par des éducateurs, mais qui avaient une scolarité normale dans un collège ou lycée.. Ce n’étaient pas des délinquants, mais des jeunes dont l’enfance avait été difficile, parfois en raison de parents déficients, parfois aussi en partie de leur faute, car ils avaient commis des erreurs et des imprudences.
    J’ai été très étonné car il y avait parmi eux, une majorité de SVP tout à fait anormale et je me suis demandé pourquoi.J’en avais plus de 60%, alors que sur une population normale j’aurais du en avoir entre 5 et 10 %
    Au cours de plusieurs années, sur plus de cent individus, au total, je n’ai trouvé qu’un peu plus de 12% de ces jeunes qui prennent des décisions de façon logique L (population normale 60% de “L”  chez les hommes et 40% chez les femmes), et sauf quelques filles à forte personnalité, tous ceux qui sont L dans les groupes que j’ai vus, sont les “têtes de turc” et les “souffre-douleurs” des leaders et des autres du groupe.
    On constate aussi que la plupart des membres du groupe étaient très influençables et que les moins influençables étaient les L, qui jouaient le rôle de bouc-émissaires. Ceci montrait l’importance et la pression de l’appartenance au groupe, qui demande de rentrer dans un moule ou d’obéir à des meneurs.
    Je me suis alors demandé si le fait d’être SVP, pouvait expliquer leur parcours passé, et en partie, le fait que ces jeunes soient « en difficulté ».
    Une personne  V "normale" qui ne décide  pas  en fonction de raisonnements logiques, fait « ce qui lui plait, en fonction de ses valeurs », goûts et valeurs qui lui ont en partie été donnés par ses parents ou son éducation.
    Mais beaucoup ces jeunes ont eu une absence d’éducation dans laquelle on ne leur a pas donné de valeurs (ni de règles). Ils donc tendance à faire ce qui leur plaît en fonction de leurs instincts, qui pour des S sont très sensitifs et dans le présent.
    En particulier, leurs désirs de S sont très matériels -d’autant plus qu’ils n’ont pas eu une enfance heureuse, ni une éducation très développée - et ils sont très pragmatiques, mais l’altruisme de leur « V » ne s’est pas beaucoup développé, surtout chez lies garçons qui sont assez « machos ».   
    Etant P, ils ne cherchent pas à maîtriser les situation, mais s’adaptent le mieux possible aux situations souvent chaotiques, et ils prévoient mal les conséquences de leurs actes, et cela d’autant plus que les centres du cortex préfrontal, destinés à cette prévision,ne sont pas encore entièrement développés chez les ados.
     Bref, ils font donc un peu n’importe quoi, en fonction de leurs pulsions et cela a mené certains à la DASS.
    Je ne sais pas si cette hypothèse que je fais là est valable, mais les discussions que j’ai eues avec ces jeunes semblaient la corroborer.
    Cela montre que les préférences cérébrales nous donnent des notions générales sur le comportement des individus, mais qu’ensuite, chacun est un cas particulier, et que l’éducation et l’instruction qu’on a reçues, l’expérience de la vie, et l’environnement sont primordiaux pour l’expression de ces préférences, et que des personnes ayant les mêmes préférences, peuvent avoir des comportements très différents en fonction de leur vécu passé.
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