Mardi 24 décembre 2013 à 8:10

Préférences cérébrales

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    Deux autres exemples des combinaisons des préférences cérébrales : d’abord le problème de la confiance en soi.   
    La personne indépendante d'esprit est celle sur laquelle les autres, et la société, n'ont pas une influence déterminante : elle les écoute, tient compte des us et coutumes, mais conserve son libre arbitre et tient surtout compte de ses idées personnelles et de sa propre estime.          
    La personne influençable est en général, trop attachée à l'opinion que les autres ont d’elle : elle a peur d'être jugée et d'être mal jugée. Cela devient pour certains un véritable tourment et une obsession, à tel point que toutes leurs décisions, toute leur vie en dépendent.
En effet, l'influence actuelle des médias, (télévision, internet, cinéma et livres) et le développement exagéré des réseaux, que ce soit sur les téléphones portables ou sur le web, fait que l'on a l'impression, si on n'y prend garde, d'être en permanence sous le regard d'autrui.
    L’autre importante influence est celle de toutes les règles et tendances : règles morales et religieuse, règles de vie en société, mais aussi les tendances à la mode, les règles du groupe auquel on appartient .. La aussi les médias ont leur responsabilité, en favorisant l'esprit moutonnier et l'esprit de mode, en nous enlevant, peu à peu, notre équation personnelle pour la remplacer par ce qu'on veut que nous soyons.
    Les deux influences combinées font qu'une personne très influençable devient très sensible à l'opinion des autres, au point de bne plus avoir confiance en ses propres opinions, en ses décisions et en ses actes.   
    Il est par ailleurs connu que si nous sommes sous le coup d'émotions, nous sommes moins objectifs et que pour faire agir un groupe, les meneurs savent le saturer d'émotionnel pour l'empêcher de réfléchir.
    Une personne très sensible (émotivité immédiate A importante), qui ne maîtrise pas ses émotions, qui ne les comprends pas bien et qui les subit, est plus influençable.
    La personne optimiste voit le verre à moitié plein, est sereine, tourne la page face au passé et revient assez rapidement à l'objectivité après une émotion négative.
    La personne pessimiste voit le verre à moitié vide, est soucieuse de l'avenir, a, sur le passé, des remords de ce qu'elle a fait et des regrets de ce qu'elle n'a pas su faire, et le retour à la normale après un passage malheureux est lent et difficile
    Le pessimisme aggrave donc le manque de confiance en soi, car on craint toujours le pire et on croit ne jamais être à la hauteur des événements.
    L'introverti, timide aura tendance à avoir moins confiance en lui que l'extraverti, insouciant et qui a des contacts faciles avec autrui. Mais ce n'est pas généralisable, car l'introverti qui réfléchit davantage, sera très mal à l'aise dans une réception, mais aura confiance en lui pour faire un exposé sur un sujet qu'il connaît bien. Et l'extraverti fera dans certain cas, plus attention au jugement d'autrui que l'introverti qui a l'habitude du monde de ses pensées.
    La personne "J", qui donne priorité à la décision et cherche à prévoir son comportement face aux événements, sera plus assurée qu'une personne "P", qui donne priorité à l'information, et sera donc peu confiante en ses décisions (si elle en prend). Mais par contre la personne J aura moins confiance en elle face à une situation imprévue qu'elle n'aura pas pu étudier, alors que la personne "P" saura mieux s’adapter.
    La personne "L", qui prends ses décisions en fonction d'un raisonnement logique, aura davantage tendance à contester l'opinion des autres et à les comparer aux siennes propres, que la personne "V", qui suit intuitivement ses goûts et ses valeurs.
    Elle saura mieux analyser logiquement les problèmes et aura le plus souvent davantage confiance en elle.
    La personne de perception sensitive" S", qui examine les détails, avance pas à pas dans sa prise d'information, aura davantage confiance dans les faits et la vue des événements, que la personne "G" qui perçoit globalement et intuitivement, mais de façon moins précise.
    Enfin la préférence "tolérance, intolérance" a une influence particulière : la personne intolérante a évidemment davantage confiance dans ses propres opinions, mais par contre, peu sensible à l'environnement et à l'opinion de ceux qui ne pensent pas comme elle, elle risque de se trouver très démunie dans un milieu hostile à ses valeurs et à ses désirs.
   

    Deuxième cas important et fréquent : les conflits entre préférences.        
    Supposons une personne de préférences V et J très fortes.
    Pour elle maîtriser les événements est primordial et elle doit donc prévoir les conséquences de ses actes; mais sa préférence de décision V ne l’aide pas puisqu’elle est subjective et intuitive. Elle serait beaucoup plus à l’aise si elle était J.
    Supposons qu’elle soit fortement G, sa perception globale, intuitive, mais moins précise, moins pragmatique va également l’handicaper par rapport à le préférence S, qui lui permettrait une analyse des phénomènes pas à pas.
    Etre GV va donc perturber la volonté de maîtriser les situations, au point de paralyser dans certains cas la prise de décision.
    Evidemment, si la personne est de plus pessimiste, la peur de se tromper va la mettre mal à l’aise et la paralyser encore plus.
    Si enfin selle est influençable, elle risque d’attacher trop d’importance à l’opinion des autres, ainsi qu’aux valeurs et aux goûts qui sont le propre du V. Ceci va être un handicap supplémentaire pour maîtriser les événements.
    On voit donc qu’une personne très fortement J, pour laquelle il faut absolument maîtriser les situations, va être complètement bloquée et paralysée, au point d’être profondément stressée en permanence, si elle est aussi V, G, et influençable.
    Au contraire, il lui sera facile, pour elle J, de maîtriser les événements si elle est L, S, optimiste et indépendante d’esprit.

    Vous pouvez donc avoir des combinaisons défavorables de préférences cérébrales. Ne vous désespérez pas, su vous êtes dans ce cas. On peut s’en sortir : il faut alors arriver à s’entraîner pour savoir aussi, dans certaines circonstances, utiliser l’attitude antagoniste de vos préférences et diminuer l’influence des préférences qui sont trop marquées.
Par alyane le Mardi 24 décembre 2013 à 10:45
Toujours aussi intéressant votre article.
Bonnes fêtes de Noël.
 

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