Samedi 3 novembre 2012 à 8:12

Contraception, condition féminine

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           Bloquer la fabrication de millions de spermatozoïdes en continu, et de manière réversible est le but de laboratoires de recherches qui étudient comment permettre une contraception masculine.
            Jusqu'à présent les seules molécules envisagées comme contraceptifs masculins étaient des hormones, dérivées de la testostérone; elles leurrent l'hypothalamus dans le cerveau en lui faisant croire qu'il n'a plus besoin de stimuler la maturation des spermatozoïdes.
            Mais les essais cliniques se sont heurtés à un manque d'efficacité ou à une baisse de la libido, et de plus, on ne sait pas de façon précise quels sont les effets à long terme de ces traitements.
 
            Deux équipes de chercheurs autour de  Martin Matzuk, à la faculté de médecine de Houston, et de James Bradner, à l'école de médecine de Harvard, ont trouvé une nouvelle méthode, mais qui n'en est actuellement qu'au stade de l'expérimentation animale.
            On savait qu'une protéine nommée BRDT, produite uniquement dans les testicules, se lie aux histones (ce sont les protéines autour desquelles s'enroule I'ADN, l'ensemble formant la chromatine : voir mon article du 4 juillet 2010).
            A la suite de cette fixation, la chromatine des spermatozoïdes se replie davantage sur elle-même ; le corps des spermatozoïdes est donc plus petit que la moyenne ce qui favorise
leur aérodynamisme et leur mobilité. De plus la protéine BRDT est indispensable à la spermatogenèse : certaines mutations de cette protéine sont en effet associées à une absence de spermatozoïdes chez l'homme.
            Les chercheur ont dont essayé de bloquer l'activité de cette protéine BRDT et ont trouvé une molécule qu'ils ont appelée JQ1, qui bloque la fixation de BRDT sur les histones.
            Ils ont expérimenté son action sur des rats mâles.
            Au bout de 6 semaines de traitement, Ia taille de leurs testicules avait diminué de moitié, le nombre de spermatozoïdes présents dans leur sperme avait chuté de 90%, et leur mobilité de 95%. Contrairement à ce que l'on observe au cours d'un traitement hormonal, l'administration de JQ1 n'a entraîné aucun trouble du comportement sexuel.
            Cette action est réversible et 4mois après l'arrêt du traitement, les mâles ont
eu une descendance. Les petits souriceaux apparaissaient normaux et en bonne santé.
 
            Mais des études complémentaires sont nécessaires pour déterminer si l'injection de JQ1 permet une contraception sans risques. Entre les études sur l'animal, le rat, puis sûrement le singe, puis les essais sur l'homme, la contraception par achat de pilules de JQ1 chez le pharmacien n'est pas pour demain.
Par charln le Dimanche 4 novembre 2012 à 16:47
oui enfin, la perte de libido, nous les filles ils s'en foutent.
 

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