Samedi 9 août 2014 à 9:52

Biologie, santé.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/foie.png

     Une correspondante qui doit subir des examens obligatoires pour aller dans une université d’Asie, me demande quelle différence il y a entre les hépatites A, B et C.
    Je vais essayer de répondre le plus brièvement possible, et vous pourrez avoir des renseignements supplémentaires dans Wikipédia ou sur
http://www.soshepatites.org/info-hepatites/le-foie-et-les-hepatites/
   

    Les virus d’hépatite attaquent le foie des humains. Trois principaux types de virus sont assez rencontrés mais on connaît aussi des virus D et E, plus rares, et plus récemment des hépatites F et G. La lettre n’a pas de signification et sert uniquement de repère. Il existe également des hépatites ayant d’autres origines, notamment médicamenteuses ou alcoolique.
    Ces diverses hépatites présentent des dangers très différents.

    L'hépatite A se transmet essentiellement par l'absorption d'eau ou d'aliments contaminés (notamment lors de séjours ou de lavage dans l’eau), souillés par des matières fécales. Une hygiène permet en général d’éviter la maladie, mais les risques sont donc plus élevés au cours de voyages dans certains pays. Et surtout, pour se protéger du virus, le vaccin contre l'hépatite A est très efficace.
    Le virus provoque des lésions inflammatoires du foie. On compte 10 000 à 30 000 nouveaux cas par an en France.
    Certaines hépatites A passent inaperçues, notamment chez l'enfant : le sujet ne se sent pas malade, mais des examens sanguins permettent de trouver des anticorps, témoins d'un contact avec le virus.
    Les symptômes quand ils existent sont une grande fatigue, maux de tête, douleurs abdominales, nausées, anorexie, douleurs articulaires et urticaire. Puis, 15 à 45 jours après le contact avec le virus survient l'ictère (jaunisse) : le patient a la peau et les yeux jaunes, ses urines sont peu abondantes et foncées.
    Dans de très rares cas, l'hépatite A peut être très grave (forme fulminante), elle se traduit alors par des troubles de conscience puis un coma. Le patient doit être hospitalisé en urgence.
    Sauf exception, la guérison sera complète.

    L’hépatite B est extrêmement contagieuse. Pourtant un vaccin très efficace existe depuis 20 ans, mais il n’est pas assez utilisé et depuis 2005, le nombre de cas est en constante augmentation. On compterait en France 300 000 porteurs chroniques de l'hépatite B, et dans le monde environ 350 millions.
    Le virus de l'hépatite B, très contagieux, se transmet principalement par le sang et les sécrétions sexuelles, mais aussi par le lait maternel. Pour être contaminé, il faut avoir un contact avec des sécrétions ou du sang infecté : rapport sexuel non protégé avec une personne porteuse, partage d'aiguilles ou de seringues contaminées, transfusion ou soins et tatouages ou piercings effectués dans de mauvaises conditions d'hygiène, usage de matériel familial contaminé (brosse à dents, rasoir, coupe-ongles, boucles d’oreilles, ..). C’est le même risque de transmission que le virus du sida, mais il est encore plus contagieux.
    Cette maladie donne peu de symptômes même lorsqu'elle est aiguë, éventuellement des signes initiaux ressemblant à une grippe (fièvre, douleurs musculaires et articulaires), puis une grande fatigue générale avec une possible jaunisse    
    Ces signes disparaissent ensuite progressivement (en 2 à 6 semaines), l'hépatite B virale aiguë évoluant alors soit vers la guérison, soit vers la chronicité. Dans plus de 90 % des cas, le virus s'élimine naturellement après l'infection, sans passage à la chronicité.
    Dans de très rares cas, l'hépatite B aiguë provoque une atteinte neurologique et un risque de coma et de décès.
    Les traitements antiviraux permettent le plus souvent d’éviterles complications graves, mais il existe à long terme, un risque d’évolution de l’hépatite B chronique vers un cancer ou une cirrhose du foie.
    Il faut éviter pendant la maladie tout ce qui sollicite trop le foie, notamment l’alcool et les médicaments non indispensables.
    Le vaccin est très efficace. Il est recommandé de la pratiquer systématiquement dès l'âge de 2 mois et avant l'âge de 13 ans, c’est la meilleure prévention.

    L’hépatite C est dangereuse parce que sournoise : environ 5 000 nouveaux cas par an, et le nombre de personnes infectées par l'hépatite C atteindrait près de 800 000,  mais un tiers à la moitié d'entre-elles ignorent être affectées par ce mal qui peut se traduire en cancer ou en cirrhose du foie.
    La transmission se fait comme pour le virus B poar le sang et les sécrétions sexuelles. Il n’y a pas de risque de transmission par la salive et encore moins par la respiration (comme pour le sida).
    Il n'y a pas de symptôme spécifique lorsque l'on est contaminé par le virus de l'hépatite C. Le principal signe est une fatigue excessive, mais ce n'est pas particulier à cette maladie. Parfois, des démangeaisons au niveau du foie peuvent apparaître.
    Seul le dépistage peut détecter l’infection et contrairement aux autres hépatites A et B, il n’existe aucun vaccin contre l’hépatite C, d’où son grand danger.
    Le traitement est lourd par biothérapie (presque aussi lourd que pour le sida) et il n’est pas efficace à plus de 55% en moyenne. Elle dépend de la nature du virus (il existe plusieurs virus d’hépatite C avec des a génotypes différents) et de la résistance du malade.

    L'infection par le virus de l'hépatite D (VHD) est rare en France (autour de 5 000 cas). Autrefois appelé hépatite delta, l'hépatite D est due à un co-virus, c'est-à-dire qu'il infecte l'organisme uniquement en association avec l'hépatite B.
    Le vaccin contre l’hépatite B protège aussi contre l’hépatite D.

    Le VHE, virus de l'hépatite E a été identifié en 1990 et il n'existe actuellement pas de vaccin pour s'en protéger. Il se transmet essentiellement par voie orale. La maladie est aigüe, mais elle guérit généralement spontanément sans laisser de séquelles (sauf chez la femme enceinte qui peut avoir une hépatite fulminante, détruisant alors massivement les cellules du foie).

    L'hépatite F reste pour l'instant hypothétique et ses caractéristiques potentielles sont très restreintes.

    L'hépatite G, est très répandue. Ce virus, qui a été découvert en 1995, se transmet essentiellement par voie sanguine. Les principales personnes touchées sont les patients transfusés et les utilisateurs de drogues injectables.
    L'hépatite G peut-être aiguë ou chronique. Cependant elle n'attaque pas le foie et les malades n'ont généralement pas de symptôme.

    Les dépistages de ces maladies se font essentiellement par détection dans le sang d’anticorps.
    Il faut être conscient que les vaccins contre les hépatites A et B sont très efficaces et leur usage devrait être généralisé, mais que contre l’hépatite C, la prévention et précautions sont analogues à celles du Sida.
   

Par coldtroll le Samedi 9 août 2014 à 10:44
il me semble que l'hépatite E est une agravation de la A, la F de la B et la G de la C (pour ce que mon médecin m'en a dit)

youhou ! moi, j'ai eu une E ! Toutes les semaines, un nouveau symptome, ce qui a fait que le médecin n'a trouvé ce que j'avais qu'au bout de trois mois...

les personnes qui ont guéri d'une hépatite ne peuvent plus donner leur sang pendant deux ans, je crois, aussi...(à vérifier pour la durée)
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/3267818

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast