Lundi 16 juillet 2012 à 8:38

Politique, économie, religion.

L'Union européenne est confrontée à une évolution démographique sans précédent: vieillissement de la population, taux de natalité en baisse, modification des structures familiales et immigration. Face à de tels enjeux, il est primordial de réexaminer et d'adapter les politiques existantes, aussi bien au niveau national qu'européen.
Hier je vous avais parlé de l’évolution démographique dans le monde, aujourd’hui je vous parlerai de l’Europe, puis plus particulièrement de la France et de l’Allemagne.

        Sur le tableau ci-dessous, j’ai reporté les renseignements les plus importants sur la démographie des 27 pays européens.

http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/stateurope.jpg
          
Sur ce tableau, on constate ce que nous avons vu hier sur la démographie mondiale :
          Presque tous les pays d’Europe seraient naturellement en régression de population, car le taux de naissances a fortement diminué et si leur population augmente légèrement, c’est grâce à une forme immigration, notamment en provenance du Magrheb et de l’Afrique Noire, et à l’augmentation de la durée de la vie (et donc un vieillissement de la population).
          Seule l’Irlande et la France ont encore un taux de natalité suffisant pour conserver un équilibre entre naissances et décès (taux mayen de naissances au moins égal à 2 enfants par femme).

          Le tableau fait apparaître un effondrement de ce taux dans les trente dernières années.
          Les sociologues expliquent mal ce phénomène car les causes sont multiples et complexes.
          D’abord le fait que les femmes font davantage d’études qu’autrefois, qu’elles occupent des postes plus importants et veulent donc se consacrer à leur métier avant de songer à la maternité. Dans toute l’Europe, l’âge moyen de première maternité a reculé de 2 à 4 ans ce qui est énorme.
          Ensuite probablement le fait que la société de consommation a habitué la population à une amélioration de leur confort, mais à un besoin financier plus important. On ne veut pas que des charges trop importantes dues aux enfants viennent perturber cette évolution. Il est probable que si la France est plutôt épargnée par cette baisse de la natalité, c’est en partie due aux aides sociales (allocations familiales, réductions d’impôts, enseignement peu onéreux…), consenties aux familles ayant des enfants, et ceci beaucoup plus que dans les autres pays européens.
    Enfin sans doute aussi le chômage et la crise, qui rendent plus difficile d’élever des enfants et font craindre pour leur avenir.

http://lancien.cowblog.fr/images/Photosactualite1/images1-copie-1.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Photosactualite1/images-copie-1.jpg

   










    Ce qui est intéressant c’est d’examiner les différences de politique entre l’Allemagne et la France à partir de ces données.

    C’était l’objet des explications de Monsieur Attali au journal télévisé.
         Les Allemands, qui sont aujourd'hui environ 82 millions, ne seront plus que 73 millions au mieux et 66 millions au pire en 2050 (selon le taux d'immigration), et la France qui compte aujourd’hui 65 millions d’habitants, en aura entre 67 et 75 millions.
Les plus de 60 ans représenteront en Allemagne alors 40% de la population contre 30% en France.
          L'Allemagne n'a donc pas intéret à l'inflation, qui porte atteinte à l'épargne, donc aux personnes agées, alors qu’elle profiterait aux emprunteurs, qui sont les plus jeunes. Naturellement, sans jeunes au travail, les retraites allemandes seront difficiles à financer. L'Allemagne doit donc garder l'essentiel de ses ressources pour tenter de financer au moins en partie ses retraites, alors que la Franee a à craindre l'int1ation et a intérêt à maintenir des dépenses sociales importantes en matière de famille, de crèches, d'emploi des femmes, de logement et de fiscalité, dépenses qui sont conformes à sa structure démographique.
         Ces différences d'évolution démographique dans la même zone monétaire seront, à terme, aussi insupportables que les différences de dette publique et de compétitivité.

         Comment aplanir ces difficultés.?
         Monsieur Attali voit trois principales politiques possibles :
               - La mobilité de la main-d'œuvre, qui attirerait les plus jeunes là où il y a le plus de travail. Elle est absolument nécessaire, mais peut on imaginer que les Français iront un jour en masse, volontairement, travailler en Allemagne alors qu’aujourd'hui, ils partent volontiers n'importe ù, sauf en Allemagne.
              - L'alignement de la politique familiale française sur l'allemande: c'est ce demande madame Merkel, sous couvert de la réduction des dépenses publiques, maisc'est évidemment inacceptable.
              - L'alignement de la politique familiale allemande sur la politique fran~aise : ce serait sUrement une meilleure solution ; elle suppose que l'Allemagneaccepte d'augmentersesdépenses sociales et cesse de demander a la France de réduire les siennes. . Cela mettradu temps a etre efficace, car les habitudes familiales sont longues a changer.
               - L'acceptation, par tous de plus d'étrangers, venus d'autres eontinents, et pas seulement de l'est de l'Europe, pays européens qui sont confronté au même problème démograpbique de diminution que l'A1lemagne : c'est certainement un élément de la solution, à condition de se doter, entre Européens, d'une véritable politique d'intégration des étrangers, qui fait aujourd’hui cruellement défaut.

          Je pense que ces données méritent qu’on y réfléchisse.

Par maud96 le Lundi 16 juillet 2012 à 17:17
La Pologne aussi jouera sûrement son rôle, et le joue déjà sur le plan économique...
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/3196124

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast