Vendredi 23 mai 2014 à 7:47

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

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    Certains aveugles arrivent à se promener sans jamais heurter un obstacle et ils arrivent à décrire leur environnement dans une pièce par exemple.
    Comment font il
s ?
    lls émettent de petits claquements de langue dont les sons se réverbèrent sur les objets environnants et leur reviennent, leur cerveau analysant ces informations sur la position, la vitesse et la forme des objets environnants.
    Leur cerveau travaille en quelque sorte comme un sonar.

    Lorsque Thaler et ses collègues de l'Université de l'0ntario au Canada' ont étudié les performances de deux non-voyants, lls ont constaté que le premier, aveugle depuis l’âfge de 13 mois, pouvait effectivement repérer un objet avec une précision parfaite dans son environnement, en décrire la forme et en mesurer la vitesse, uniquement avec des claquements de langue.Le second, devenu aveugle plus tard, à 14 ans, présenteait des performance similaires mais moins bonnes.

    Les investigations faites en imagerie cérébrale (IRM), ont montré que lorsqu’ils émettaient des claquements de langue et en observaient les sons, ils activaient la zone du cerveau normalement dévolue à l’interprétation de la vision, à l’arrière du crâne.
    Les milliards de neurones de leur cortex visuel, n'étant plus utilisés pour traiter les signaux lumineux ont été reconvertis pour participer à l’élaboration de cartes mentales en 3D. Les informations utilisées pour la constitution de ces cartes ne sont plus de nature visuelle mais sonore. 
    Les performances supérieures du premier aveugle s'exptiquent par le fait que les connexions entre l’oreille, le centre de traitement des sons et le cortex visuel ont pu se mettre en place plus tôt et, par conséquent avec plus de précision, le nombre de connexions étant vraisemblablement plus important.
    Chez ces aveugles, l'adaptation a eu lieu en quelques années ; grâce à la plasticité cérébrale, les aires visuelles inutilisées ont été reconverties pour traiter les sons de repérage, permettant l’élaboration d’une sorte d’image de l’environnement analogue à celle que nous obtenons habituellement grâce à notre vue.

    Certains animaux, comme les chauves souris, les dauphins, les orques ou les musaraignes utilisent des techniques analogues, l’émission des ons étant faite par un organe spécialisé.
Par alyane le Samedi 24 mai 2014 à 19:35
J'ai connu une non voyante suite à une maladie congénitale dégénérative qui sentait les obstacles avec une précision déconcertante quand elle connaissait les lieux.
 

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