Vendredi 20 novembre 2009 à 11:10

Notre cerveau : intelligence; langage

    Sans doute vous êtes vous trouvé souvent devant des choix à faire, pas forcément très importants, mais qui nécessitaient cependant une décision, et dans des circonstances où vous n’étiez pas au calme, mais soit avec d’autres personnes qui vous parlaient, soit pris par un appel téléphonique et que vous deviez à la fois décider et écouter votre interlocuteur.
    C’est souvent le cas au travail, mais de façon plus banale, on a aussi ce problème souvent lorsque l’on doit choisir les plats souhaités dans le menu d’un restaurant.

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    Certes vous avez éliminé déjà divers plats, mais vous avez encore, après cette première sélection, le choix entre des tomates au thon et du foie gras comme entrée et entre des ravioles de fruits de mer, de l’espadon thermidor et  des brochettes de Saint Jacques, comme plat et vous hésitez beaucoup, tandis que votre voisin vous raconte ses dernières vacances en Espagne.
    Obligé d’écouter vous n’avez pas le temps de bien peser les choix : comment lui faire comprendre sans le vexer, que vous êtes confronté à une tâche qui requiert une intense concentration et vous vous décidez brusquement pour le foie gras et l’espadon.
    Vous pensez alors pouvoir prêter une oreille sereine à votre interlocuteur, mais une petite voix vous murmure: « Et la raviole de fruits de mer, est- ce que ce ne serait pas mieux? »
    Vous n'écoutez déjà plus votre voisin, et rouvrez le menu. La raviole ? La brochette de Saint Jacques? Et l’espadon qui reste aussi un bon choix possible.
    Vous décidez de vous en tenir à l’espadon thermidor, alors, pourquoi tant d'agitation pour conserver finalement le choix que vous aviez fait dès le début?

    Des neurologues ont levé une partie du voile sur ce processus. Ils se sont intéressés aux choix qui comportent plusieurs étapes. C'est votre cas lorsque, pressé par le temps, vous décidez dans un premier temps de commander l’espadon. Cela vous permet de libérer votre esprit pour penser à autre chose.Vous prenez une « option mentale », en différant votre décision finale.
    Par chance, les circonstances vous laissent plus de temps: votre cerveau met alors ce délai à profit pour réexaminer le choix, que ce soit pour le conforter ou l'invalider. Il reprend les données du problème, les confronte à votre décision, au cas où cette dernière ne serait pas optimale. Il se peut qu'il aboutisse à la même conclusion, ou qu'il change d'avis au dernier moment.
    Des neurones particuliers sont responsables de ce phénomène: situés dans une zone de l'avant du cerveau : le cortex préfrontal médian, ils ont été étudiés sur des primates par une équipe de chercheurs neurologues de l'Université de Mexico.
    Ils ont appris à un singe à mémoriser plusieurs options; ils ont constaté que chacune des options était enregistrée par un groupe de neurones particulier dans le cortex préfrontal. Lorsqu'ils ont demandé au singe de faire un choix entre ces options, ils ont observé ququ’un groupe supplémentaire de neurones est intervenu, qui correspondait à un choix provisoire.
    Si on demande au singe d'attendre avant d'ex- primer son choix (comme lorsque vous devez attendre le serveur pour commander le menu), on constate que les neurones retrouvent l'activité initiale qui correspond, pour chaque groupe de neurones, à l'activité de l’option correspondante possible et. chaque groupe de neurones effectue  des allers- retours entre l'option initiale qu'il a enregistrée et le choix provisoire effectué. Le cerveau garde en mémoire son choix, mais réexamine en permanence les données du problème.
    Ainsi, vous pouvez sans crainte prendre une première décision au restaurant, votre cerveau continuera à examiner les données du problème, et même à en intégrer de nouvelles (« Désolé, nous n'avons plus de plat du jour »). Ces hésitations semblent ennuyeuses, mais sont censées optimiser nos choix.
   
Et lorsque viendra la minute de la décision définitive, vous pourrez ainsi prendre celle-ci plus rapidement avec moins de risques d’erreur.

Par Paskale le Vendredi 20 novembre 2009 à 18:27
Ben! faut simplement prendre le plat du jour ^.^
Par link11 le Vendredi 20 novembre 2009 à 19:17
déjà que j'ai pas beaucoup de neurone XD
 

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