Vendredi 26 juillet 2013 à 8:30

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

J'ai entendu ce taureau venir de droite; que faisait cette bête vicieuse à gauche ?
http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/olecorridamadrid.jpg
       
            Vous l'avez déjà lu sur mon blog, le cerveau humain contient environ 100 milliards de neurones, chacun étant connecté à ses voisins par des prolongements microscopiques, les axones et les dendrites, qui établissent des points de contact de très petite taille (environ un micromètre, la "fente synaptique" séparant l'axone de la dendrite étant de l'ordre de 25 nanomètres), nommés synapses, qui reçoivent l'influx nerveux provenant d'un axone et le transmettent, après intervention d'un neuromédiateur chimique, qui va libérer des ions calcium et créer ensuite une polarisation dans la dendrite dont la propagation constitue ensuite, l'influx nerveux.
            Chaque neurone est en moyenne connecté à 10 000 synapses, ce qui représente environ 10 15 connexions.
            Quand les neurones sont ainsi connectés par des milliers de synapses, il faut attendre qu'un nombre suffisant de synapses soit activé pour que l'information soit transmise. En effet le neurone additionne les flux positifs et négatifs et ne déclenche un influx nerveux que si la somme de ces flux atteint une certaine valeur.
            Ce délai d'attente peut varier énormément selon les circonstances, ce qui peut être prohibitif pour certaines actions.
            Il existe donc diverses sortes de neurones et notamment certains n'ayant qu'une seule synapse géante. L'avantage est de transmettre l'information avec une très bonne précision temporelle : quand l'influx nerveux arrive à l'extrémité du premier neurone, elle est transmise immédiatement au suivant, grâce à cette synapse unique : le temps d'attente est nul.
            Quelles sont les situations où le cerveau ne peut pas se permettre un délai d'attente variable et où une synapse unique géante est alors précieuse?
            On en connaît au moins une: la détection des sons.
            Lorsque nous localisons la direction d'un son, le cerveau calcule la différence de temps entre la réception du son par les deux oreilles. L'information, pour être fiable,  doit donc être transmise à la même vitesse des deux côtés. Si, à cause d'un délai trop long, une oreille mettait plus de temps que l'autre à transmettre son signal au cerveau, alors qu'elle aurait reçu le son la première, nous pourrions croire que le bruit d'un véhicule arrivant vers nous de la droite, viendrait de la gauche, ce qui serait très dangereux. On trouve effectivement de tels neurones dans le noyau olivaire où a lieu la détection des sons.
            Des neuroscientifiques de l'Université de Lausanne ont montré que la croissance de cette synapse géante est orchestrée par un petit nombre de gènes (environ 6), qui font croître le bouton synaptique jusqu'à ce qu'il entoure totalement le corps cellulaire du neurone cible et éliminent par ailleurs les autres synapses qui pourraient s'établir entre les neurones.
            C'est un résultat de l'évolution, les personnes qui n'avaient pas ces gènes risquaient de faire des erreurs directionnelles quant aux objet faisant du bruit, et dans de nombreux cas de perdre la vie (aux temps préhistoriques, il n'y avait certes pas d'automobile pour vous écraser, mais les bêtes sauvage et les êtres hostiles étaient nombreux).
            Finalement, seuls les gènes donnant naissance à la synapse géante ont survécu... avec celui qui les portait.
           
Par MissPa le Vendredi 26 juillet 2013 à 21:47
Personnellement je n'aurai aucune sympathie pour le toréador. ^^
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/3246592

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast