Jeudi 22 octobre 2015 à 11:19

Biologie, santé.

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    J’ai la chance de ne pas avoir eu d’infarctus, mais je connais plusieurs personnes de mon âge qui en ont eu et qui heureusement, se sont rétablis.
    Lorsqu’il est bénin, il passe presque inaperçu surtout chez une femme : mal au niveau du cœur, à gauche et douleur et crampe au bras gauche.
    Dans les cas graves c’est une douleur thoracique oppressante et violente qui irradie jusque dans le bras, le dos ou la mâchoire.
    Dans le premier cas, il faut consulter le plus vite possible , dans le second cas, il faut aller aux urgences ou appeler les pompiers.
    La douleur thoracique représente la manifestation typique de l'infarctus du myocarde. Elle peut survenir dans la poitrine, la mâchoire, l'épaule, le bras, le cou ou le dos. Elle apparaît brutalement et ne disparaît pas au repos. La douleur peut se prolonger quelques minutes ou quelques heures. Elle provoque la sensation de recevoir un poids ou une barre dans la poitrine et peut ressembler à un pincement ou une forte pression. Son intensité varie d'un degré minime à une violente douleur.
    Beaucoup de patients présentant des douleurs thoraciques, consultent les urgences (cela représente 5% des motifs de consultation, et tous n’ont pas un infarctus. Le problème est de faire un diagnostic sûr le plus vite possible, d’une part pour soigner le malade, mais aussi pour désengorger le service des urgences.
    Le médecin effectue un électrocardiogramme et depuis quelques années, effectuait souvent deux à trois dosages de « troponine" à plusieurs heures d'intervalle avant de donner le diagnostic définitif.

    Qu’est ce que la troponine ?
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    C’est une molécule très complexe, composée de protéines. Vous avez ci dessus un schéma de sa formule chimique.
    Si vous allez voir sur un article que j’avais fait hier, vous avez pu voir que la troponine est incorporée dans les fibres musculaires et qu’elle joue un double rôle : d’une part elle favorise l’action des ions calcium dont la libération commande une contraction ou une extension, et d’autre part elle sert de régulation au mécanisme de contraction/extension, en favorisant le glissement des fibres d’actine dans les fibres de myosine, ou en le bloquant un peu comme un crochet.
    On en trouve notamment dans le cœur. Son taux normal dans le sang est proche de zéro, car elle reste liée aux fibres musculaires, mais lorsqu’il y a problème, son taux augmente.
    Dans certaines maladies de cœur stables, son taux peut être très bas, mais un taux élevé associé aux symptômes ci dessus est considéré comme une preuve d’infarctus.
   

    Un seul dosage va désormais être suffisant.

    Une étude menée au RoyaumeUni (British Heart Foundation and Chief Scientist Office Scotland). sur 6 304 patients, a montré que si, dès le premier dosage, les patients ont un taux de troponine très faible, inférieur à 5 ng/L (1 nanogramme = 10 puissance -9 grammes), ils courent peu de risque de faire un infarctus dans le mois suivant. Ils peuvent alors ne pas être gardés à l’hôpital, la probabilité de n’avoir pas d’infarctus étant de 99,6%, indépendamment de l’âge et du sexe et de ne pas avoir de décès de 100%. C’était le cas de 61% des patients analysés.
    Bien entendu ce dosage très faible doit être accompagné d’un électrocardiogramme normal.
    Par contre des taux plus élevés montrent la présence probable d’un infarctus.

    Deux hôpitaux américains ont effectué une étude analogue sur 14 636 personnes pendant deux ans, souffrant de douleurs thoraciques, qui ont été classés en trois catégories :
    taux de troponine inférieur à 5ng/L  : (8907 patients).
    taux compris entre 5 et 14 ng/L : (3150 patients).
    Taux supérieur à 14 ng/L : (2579 patients).

    Sur les 8907 patient ayant un taux « indétectable », la moyenne d’âge était de 47 ans et les femmes étaient un peu plus de la moitié (53%).
    Ces patients ont été suivis ensuite et ont fait l’objet de nombreux examens.
    Au bout d’un mois 15 patients ont été réhospitalisés pour un infarctus et 2 sont morts mais d’une autre maladie. Le personnes réhospitalisées étaient plus âgés, il s’agissait majoritairement d’hommes (73 %), aux antécédents cardio-vasculaires (20 %) et de fumeurs actifs (40 %). En outre, le dosage initial de troponine avait été effectué dans les deux heures suivant le début des symptômes
    L’étude aboutit à un résultat analogue au précédent, à condition que le dosage soit fait 3 heures après l’apparition des douleurs. Il faut en outre pour avoir un diagnostic négatif, que l’électrocardiogramme soit négatif et que les patients n’aient pas de pathologie chronique, notamment cardiaque. Le diagnostic peut être plus réservé pour un fumleur important, facteur de risque élevé pour un infarctus du myocarde.

Par Jack-sceptique le Vendredi 23 octobre 2015 à 11:18
En réponse au commentaire précédent, ce n'est pas si simple.
Les causes de douleurs thoraciques étant plutôt variées (Infarctus, mais aussi péricardite, douleurs costales, embolie pulmonaire et j'en passe et des meilleures (mmmmhh, dissection de l'aorte thoraciue ?)).
Et la clinique étant parfois assez peu spécifique (pas d'irradiation dans les mâchoires ou les bras lors de nombreux infarctus par exemple).

Du coup, sauf en cas d'éléments cliniques d'orientation vraaaiment forts pour autre chose qu'un infarctus, un patient qui arrive aux urgences pour douleur thoracique aura quasiment systématiquement un ECG effectué et une Troponine de prélevée ça fait partie du bilan de base.
Par http://www.bestclips.fr le Mardi 19 avril 2016 à 3:26
c’est moins dangereux et plus rentable !!
 

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