Jeudi 26 novembre 2009 à 9:18

Tristesse, désespoir

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    C’est la suite de mon article d’hier sur des réflexions pour sortir de la tristesse. Je vais parler maintenant de votre environnement humain.

    Mettre de l’ordre dans ce qui vous entoure tous les jours et dans vos activités pour éliminer l’environnement triste,demande certes un effort important de volonté, mais a déjà une certaine efficacité. Mais bien sûr cela ne suffit pas.
    Il faut aussi remplacer votre environnement humain par un autre plus gai et qui surtout vous apporte de la tendresse à la place de l’inquiétude et du désespoir.

    Vous avez besoin d’être aimé(e), consolé(e), encouragé(e). Chaque fois que cela est possible, le mileu familial, les parents, les grands-parents, les frères et soeurs, la famille plus éloignée, sont l’environnement qui devrait vous apporter la sécurité et l’amour qui vous manque.
    Ayez aussi des amis, qui puissent vous apporter leur affection, vous faire penser à autre chose, discuter et se divertir avec vous. Mais ils doivent être gais, et ne pas véhiculer les mêmes idées moroses, voire lugubres qui sont, ou ont été les vôtres.
    
    Parlons de vos amis.
    En général on se lie plus facilement avec des personnes qui ont les mêmes goûts que vous, mais aussi avec des personnes que l’on a eu l’occasion de se rencontrer : élèves du même lycée, camarades de sports ou d’activités extra-scolaires, ados connus sur MSN ou dans les blogs, enfants d’amis des parents,          
    Beaucoup des jeunes en difficulté qui m’écrivent, ont pour copains ou amis des ados qui sont tristes comme eux, et qui baignent dans la même atmosphère lugubre. En fait, par vos échanges, vous vous entretenez mutuellement dans le désespoir et vous n’arrivez pas à vous en sortir, de même qu’il est très difficile, dans un couple, d’arrêter de fumer, si on ne le fait pas tous deux en même temps, car si l’un persiste, l’autre est entraîné à continuer.
    Je ne vous dis pas de changer d’amis, mais de leur dire “on change de conversations”. De ne plus échanger avec eux de mails qui montent en épingle toutes vos souffrances, des images de sang et de mort, de ne plus parler de mutilation et de suicide, de ne plus se complaire dans cet univers artificiel et surréaliste de tristesse de mort et de surnaturel.
    A ces amis il faut leur dire “on change ensemble, (comme le couple qui veut arrêter de fumer), sinon on poursuit nos routes séparément”
    Si ces camarades tiennent réellement à vous, ils accepteront l’expérience, sinon il vaut mieux pour vous qu’ils ne soient plus vos amis.
    Vous pouvez parler de votre tristesse , de vos problèmes à vos amis, mais à condition qu'ils vous soutiennet qu'ils essaient de vous remonter le moral, de vous aider à y voir plus clair.
   
    Il y a aussi souvent un autre écueil : vous vivez dans un monde imaginaire, où vous vous sentez bien, ou vous vous sentez le maître (fallacieusement puisque’il n’y a rien à diriger, rien à gagner et rien à perdre, si ce n’est la vie et cela n’est pas rejouable!).
    C’est vrai, c’est plus difficile d’affronter la réalité, le quotidien.
    Là, le seul moyen est d’essayer de ne pas faire confiance à vos sentiments, à vos goûts, à vos impulsions; d’essayer de raisonner d’être logique, de discuter chaque chose en spectateur en essayant d’être objectif. Je sais que c'est très difficile quand on est "juge et partie"; alors faites vous aider par quelqu'un qui tiendra le rôle de "miroir objectif".!
    Vous verrez alors qu’affronter la réalité, cela demande un effort, mais ce n’est pas si terrible que cela, et on est ensuite tellement fier(e), tellement  content(e) d’avoir surmonté les problèmes et vaincu l’adversité.
    Ne me dites pas que vous voulez rester dans cette atmosphère parce qu’elle vous plait, qu’elle est faite pour vous : c’est faux; ce n’est qu’une impression, un leurre; la preuve, c’est qu’elle vous rend désespéremment malade !!
    Ce sera dur pour vous, car on se complait plus facilement dans l’irréel et l’imaginaire plutôt que d’affronter la réalité; il est plus facile de briller auprès de ses copains en racontant ses peines qu’en leur parlant des petites joies de la vie;  il est plus facile d’écrire des poèmes tristes et désespérés que de beaux poèmes gais ou qui montrent l’espoir; c’est plus facile de se faire plaindre que d’être courageux et d’essayer de s’en sortir; c’est à la mode de parler de violence, de sang et de mort : on se croit, de façon absurde, plus courageux, plus adulte pour avoir tenu de tels discours, alors qu’en fait c’est l’inverse, c’est qu’on n’a pas une maîtrise suffisante de soi..
    Si vous réfléchissez, si vous allez au fond de vous même, vous n’avez pas confiance en vous, vous avez l’impression d’être inutile.
    Alors tout cet environnement, c’est d’abord parce que, dans ce monde irréel, loin des problèmes quotidiens, vous vous sentez plus confiant, plus à l’aise, et c’est ensuite parce qu’il est plus facile d’attirer ainsi l’attention des autres, de briller à leurs yeux, de se faire plaindre, et que l’on s’occupe de vous.
Et tout cela ce n'est qu'un leurre !
Par MeL le Jeudi 26 novembre 2009 à 9:52
Je trouve tes paroles pleines de bon sens (restent plus qu'à les appliquer, mais je suis de bonne humeur aujourd'hui ;)). Je passe de temps en temps sur ton blog, même si je commente très rarement, et je crois que ce sont tes articles "psychologiques" dans le genre de celui-ci qui m'intéressent le plus :)
Bonne journée !
Par autresrimes le Jeudi 26 novembre 2009 à 10:01
coucou Jean-pierre
trés bien cette suite de ton article.
eh oui l'environnement humain peut être parfois une des causes de la tristesse. Il est bon d'avoir des amis joyeux.
bonne journée et A+ d' Emmanuel
Par Paskale le Jeudi 26 novembre 2009 à 19:51
Environnement humain...
Apprendre à vivre avec l'incertitude pour conserver notre liberté de penser et d'agir, voilà vraisemblablement le défi... Certains y arrivent, beaucoup ne le peuvent pas et comme moi vivent dans leur imaginaire. C'est vrai que c'est déstabilisant quand on affronte la dure réalité mais je le préfère à ces fatigantes et continuelles redondances de paroles prétentieuses d'un monde qui devient inhumain et mécanique.
Je ne m'y sens pas "maître", je m'y sens tout simplement bien! Une soupape à mon quotidien qui avec la musique me gonflent l'âme pour affronter cette triste vie.

Des paroles qui apaisent un temps mais qui demain seront bousculées par "l'environnement humain".
Tu as bien du courage pour mobiliser encore et encore tes troupes!
Par azona le Dimanche 29 novembre 2009 à 20:04
Donc, si je comprends "bien", le fait de vivre dans un monde "imaginaire" n'est pas bon, même si ce dernier est notre havre de paix? Se que je veux dire, c'est que mon monde imaginaire n'est pas là pour me faire plaindre des autres ou de me faire briller, au contraire, c'est un endroit où je me ressource, un endroit qui me donne le courage d'avancer, en me disant oui je vais tout faire pour réaliser ce rêve là.

Dans ce cas là, est ce que mon monde est néfaste pour moi?
Par alyane le Lundi 30 novembre 2009 à 11:49
Mais quand le cerveau manque de stimulations extérieures, il aurait tendance à fabriquer des images comme le précise un neurologue américain.
Par riruma le Samedi 2 janvier 2010 à 10:50
Et c'est encore moins facile lorsqu'on possède un environnement familial plutôt réduit et qu'on a pas vraiment le choix des personnes qu'on fréquente...

Pour ma part, mon "monde imaginaire" est constitué essentiellement de mon blog et de ma liste MSN, ainsi que des mondes imaginaires des autres (j'entends là certains blogs que je peux suivre, particulièrement travaillés et originaux, évoluant parfois dans une dimension fantastique qui fait rêver le lecteur) et je peux affirmer que c'est réellement une bonne chose. J'aime internet et son côté "anonyme", où on peut ne plus être jugé par ce dont on a l'air mais par ce qu'on veut bien montrer. Je trouve que c'est un cadre bien plus propice aux échanges plutôt que dans la-dite réalité, qui pose parfois bien des barrières..

À mon avis, il doit y avoir des cas où réalité et imaginaire doivent travailler de paire, ça peut aider à voir la vie plus rose et à relativiser :D
 

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