Mercredi 6 janvier 2010 à 9:02

Relations avec nos parents, famille


http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/P1010178.jpg

    Puisqu’on me fait état de conflits de jeunesse, autant continuer. à en parler.
    Pendant les vacances vous n’allez plus au lycée ou au collège et vous devez “supporter” vos parents, ce qui semble vous agacer (cela dit vos parents doivent aussi vous “supporter” ! )

    Lors de l’adolescence il est normal qu’il y ait des disputes, des confrontations, des oppositions entre parents et enfants; elles sont typiques d’un être qui grandit et s’interroge sur son avenir et essaye de sortit du cocon familial, tout en se demandant ce que lui apporte ce milieu protecteur et en regrettant cette protection. De tels conflits de générations sont nécessaires et participent à l’évolution de l’homme en général.
    Les parents eux certes sont en général sortis de l’adolescence, mais ils travaillent beaucoup, sont fatigués et parfois s’énervent facilement.

    Mais je constate chez quelques un(e)s de mes correspondant(e)s ou de leurs amis, une intolérance aux frustrations, un refus de la réalité, des contraintes de la vie et de la vie en société. Il est effectivement plus simple de nier les adversités quotidiennes et de rester dans un monde imaginaire et narcissique. Leur attitude rejaillit malheureusement sur la famille, voire par contagion sur les jeunes qui les côtoient.

    Je ne parle pas ici de jeunes qui ont souffert d’un milieu familial particulièrement difficile. Cela malheureusement existe aussi et il m’est arrivé d’essayer de les aider.
    Non, ceux ou celles qui ont appelé mon attention, ont connu un amour parental constant, ne souffrent pas de problèmes affectifs importants, sont en général dans des familles aisées, qui non seulement pourvoient à leurs besoins normaux, mais acceptent de leur fournir un large superflu : on trouve dans leur chambre radio, chaîne hi-fi, de nombreux CD, un ordinateur avec l’ADSL, voire une télévision.
    Ils vont au cinéma, en vacances au moins une fois par an, souvent au ski, sortent avec les copains et disposent d’argent de poche.
    Et pourtant plus ils sont ainsi gâtés, plus ils désirent de nouvelles choses et se révoltent si cela ne leur est pas accordé.
    Plus grave, ils refusent les contraintes de temps, quelquefois les contraintes scolaires, tous les interdits de sorties ou autres (même s’ils les ont mérité), n’acceptent pas les contradictions de la vie et les petites frustrations quotidiennes, ni évidemment les contraintes financières.
    Ils considèrent que leurs avis sont infaillibles, que leurs goûts sont sans failles et les meilleurs, et n’admettent pas que les autres aient des idées et des goûts différents. Ils sont devenus, autoritaires, capricieux, intransigeants, non seulement avec leurs camarades, mais également vis à vis de leurs parents et plus généralement des adultes.
    Ils interprètent le monde à partir de leurs sensations et de leurs idées, sans même en vérifier la véracité et c’est forcément une source de conflits tant avec leurs parents que leurs camarades.

     Ce sont non seulement des enfants gâtés, mais des enfants tyrans.
    C’est à mon avis un phénomène de société et cela m’a rien à voir avec les “crises de l’adolescence”.   
    Comme j’ai peut être un peu forcé la note, je pense que je vais avoir des commentaires assez vigoureux. Rassurez vous, je pense que la plupart des ados ne sont pas ainsi et d’ailleurs j’ai peu de correspondant(e)s qui ont une telle attitude. Mon article est une caricature un peu forcée.
     Vous n’êtes sans toute pas aussi affreux que ma description le laisse supposer, mais n’y a t’il pas un peu de cela en vous par moment ?

    On peut évidemment se demander : pourquoi cela et que peut on faire?

Par Heart.Of.St0ne le Mercredi 6 janvier 2010 à 9:19
Je pense que quand on est dans ce genre de situation (même si tous les points ne sont pas réunis dans une seule personne) on se rend pas compte de ce qui se passe. de comment on est.
Je sais qu'avec mes parents j'ai été nulle quand j'étais encore chez eux avec mes idées noires et mon mutisme. Mais je me rendais pas compte. J'avais pas l'impression de leur montrer que ça n'allait pas... enfin bref :/
maintenant qu'on se voit plus tous les jours les relations sont moins tendues.. calme même ...
Par kaa le Mercredi 6 janvier 2010 à 12:31
Non , tu n'as pas forcé du tout la note ^^ je reconnais là beaucoup d'ados !
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/2951104

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast