Mercredi 19 juillet 2017 à 15:54

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    Je lisais dans la presse des articles sur des chercheurs japonais et chinois, puius américain, qui essayaient de créer des animaux en gestation dans des boîtes, des sortes « d’utérus artificiels ».
    L’embryon d’animal était enfermé dans un sac plastique, contenant un liquide composition voisine du liquide amniotique et le cœur du fœtus faisant circuler le sang dans un échangeur qui l’enrichit en oxygène, jouant ainsi le rôle du placenta.
    Dans le cas des chercheurs japonais une pompe externe faisait circuler le sang. Le liquide est un fluocarbone qui peut transporter de l’oxygène et du CO2 dissous, pour maintenir l’oxygénation du sang
    Il semble que les animaux ainsi créés soient viables, mais cette gestation est très onéreuse.
    Les chercheurs de l’hôpital de Philadelphie a ainsi réalisé la mise à terme de sept agneaux extrait par césarienne apès 15 semaines dans le ventre de brebis et donne pour objectif d’améliorer la survie des grands prématurés.
    Mais si l’agneau est une bon animal test au niveau de la formation des poumon, il l’est moins au plan des hémorragies cérébrales, car son cerveau est plus vite formé que chez un fœtus humain.
    De plus on ne pourra guère examiner si les capacités intellectuelles de l’animal sont atteintes, faute de tests psychologiques efficaces.
    L’hôpital de Philadelphie avait tenu la vedette il y a un an, en effectuant une opération chirurgicale, in utero, pour enlever une grosseur, suspectée d’être une tumeur, sur le bras d’un fœtus, ceci à 22 semaines de gestation, la naissance s’étant ensuite effectuée normalement à 35 semaines, la mère et l’enfant étant en bonne santé.

    Bien entendu, les journalistes, en recherche de sensationnel sont enthousiastes. Même la Croix approuve, voyant sans doute là un moyen de faire campagne contre l’avortement.
    J’avoue être un peu effrayé par ces études, tout en reconnaissant qu’elles sont nécéssaire au plan de la connaissance néonatale.
    Mais je vois mal une application rapide à l’humain.
    D’une part la responsabilité serait trop grande de faire naître un handicapé et je pense que de longs essais sur des singes seraient nécessaires.
D’autre part je que l’on ne néglige fortement le développement cérébral qui se fait in utero, à partir du contact avec l’extérieur (sons) et avec la mère (voix, toucher).
    Les chercheurs de Philadelphie envisagent dailleurs un sac amniotique maintenu dans l’obscurité, exposé à une caméra permettant de surveiller le fœtus, ainsi que des haut-parleurs diffusant l’ambiance sonore qu’un fœtus ordinaire entend au travers du ventre de sa mère.
    Il est indéniable que le fœtus développe in utero, ses capacités de développement, l’usage de ses sens, du début de leur interprétation par le cerveau, et du début de la formation des centres d’apprentissage. sans compter tout ce que l’on ignore sur le développement du cerveau émotionnel et de la relation mère-enfant.
    Que l’on fasse des essis biologiques de la sorte pour accroître nos connaissances, je n’y vois pas d’objection, mais je pense qu’il ne faut pas se presser de passer à la pratique sur l’homme, même pour aider des prématurés à rester en vie, tant qu’on n’est pas sûr de ne pas créer des malades et des handicapés à vie.   
Par jazz le Samedi 22 juillet 2017 à 11:27
un musical bonjour jean-pierre
A+ du troubadour Emmanuel
 

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