Jeudi 9 septembre 2010 à 8:09

Préférences cérébrales

Je reprends aujourd’hui mes articles sur les préférences cérébrales en vous parlant d’une autre attitude très importante dans la vie courante qui à coté de la motivation externe ou interne (E/I) a une grande influence sur nous : l’optimisme ou le pessimisme.
    Nous sommes influencés par les événement et l'environnement extérieur, qui nous préoccupent plus ou moins et auxquels nous réagissons favorablement (et nous éprouvons de la satisfaction, de la joie) ou défavorablement (et nous éprouvons de la peine et de la tristesse).
    Ces réactions nous stressent plus ou moins, voire nous angoissent ou nous traumatisent en causant une souffrance réelle.
    Les préférences correspondantes sont importantes car elles modifient de façon consciente et inconsciente les données d'entrées des événements et donc les réactions de notre cerveau, rationnelles et surtout émotionnelles.


    J’ai déjà fait plusieurs articles à ce sujet (16, 17, 18 et 19 juin 2010 sur la quête du bonheur), dans lesquels j’avais montré que les pessimistes pensaient le plus souvent qu’ils n’avaient pas d’influence sur leur avenir, que les situations mauvaises avaient une certaines stabilité tandis qu’ils ne se sentaient pas responsables des événements heureux, alors que les optimistes étaient en attente d’un avenir agréable, sur lequel ils pouvaient agir en le rendant le meilleur possible.
    Je vais détailler cette attitude sous l’aspect des préférences cérébrales, afin que vous puissiez déterminer votre préférence innée et ce qu’elle est devenue du fait de votre éducation, de vos études et de votre vécu.

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    La première caractéristique est la vision de la vie que l'on voit avec optimisme ou pessimisme :
    Toute chose, tout événement a des conséquences favorables et d'autres défavorables, d'une part de manière générale et d'autre part par rapport à notre propre situation particulière.
    L'optimiste voit le plus souvent le bon coté des choses, ce qui lui est favorable et il minimise les inconvénients : il voit « le verre à moitié plein ».
    Le pessimiste voit le plus souvent le mauvais coté des choses, ce qui lui est défavorable et il est en partie aveugle vis à vis des conséquences heureuses: il voit « le verre à moitié vide ».
    Dans les cas extrêmes, l'optimiste néglige complètement les inconvénients et difficultés éventuelles (il risque d'être imprudent), et le pessimiste les exagère considérablement au point de ne jamais voir de satisfaction dans les situations mêmes relativement bonnes (et il se rend ainsi malheureux).

    La deuxième caractéristique est la réaction qui en résulte : l'optimiste sera serein et gai et exprimera sa joie, alors que le pessimiste sera soucieux et triste et exprimera son mécontentement.
    Quelqu'un de préférence modérée sera tantôt gai, tantôt triste, comme nous le sommes tous, quelle que soit notre préférence.
    Mais une personne de préférence très marquée sera, si elle est optimiste, toujours sereine, la plupart du temps joyeuse, entraînant les autres dans sa joie et « prenant la vie du bon coté » et au contraire, si elle est pessimiste, les soucis l'emporteront et elle sera anxieuse, voire souffrira de véritables angoisses, dès qu'un événement ou même une simple possibilité lui apparaîtra comme défavorable, car elle en négligera les bons cotés.
    Les personnes à tendance dépressives sont en général pessimistes.

    La troisième caractéristique est la tendance de comportement vis à vis du passé.
    L'optimiste tourne la page et le pessimiste est assailli de remords pour ce qu'il a mal fait et de regrets pour ce qu'il n'a pas su ou osé faire.
    L'optimiste regrette sur le moment ses fautes, et face à un malheur il souffre tout autant. Mais son optimisme reprend le dessus, l'oblige à vivre et en général, il réfléchit aux causes et aux erreurs,  il tire les leçons du passé et sans l'oublier totalement, il tourne néanmoins la page pour aller de l'avant, en essayant de ne pas refaire les mêmes erreurs, et de regarder l'avenir pour essayer de l'optimiser.
    Par contre il donne parfois l'impression à son entourage d'être peu sensible et d'oublier facilement.
    Le pessimiste ressasse au contraire son passé, est assailli constamment de remords et de regrets, et ces remords et ces regrets lui empoisonnent la vie. Il culpabilise sans cesse. il a le culte du souvenir mais a du mal à tirer les leçons du passé et à  tourner la page.

    Il résulte de ces attitudes que l'optimiste, après un problème qui l'a atteint émotionnellement revient assez vite à une vision plus rationnelle et objective, alors que pour le pessimiste, les émotions et pensées tristes tournent en rond dans son cerveau émotionnel, sans que son cortex frontal vienne y mettre de la raison.
    Le pessimiste va donc ressasser ses problèmes, ses ennuis, ses défaites et cela risque d'accroître son stress, de l'angoisser, de le mener à l'extrême à la dépression. Ses pensées tournent en rond dans le cerveau émotionnel (ce que l'on appelle le « circuit de Papez », qui est toutefois un schéma très simplifié).
    L'optimiste au contraire aura une période de tristesse et de préoccupation, mais il fera remonter ses préoccupations au cortex frontal, qui les examinera rationnellement et qui essaiera de tempérer ses réactions émotionnelles défavorables.

    Du fait de ces deux attitudes le comportement est différent vis à vis du futur. L'optimiste a une certaine confiance en lui et une certaine assurance, ou du moins une certaine confiance en l'avenir et en la vie, alors que le pessimiste est inquiet et craintif du lendemain.
   
Par Miss-Micha le Jeudi 9 septembre 2010 à 8:14
A quoi peut servir la peur de l'avenir, je suis une grande sensible au stress mais optimiste.

Merci de ton article, il m'a fait du bien de bon matin
Par Miss-Micha le Jeudi 9 septembre 2010 à 8:14
A quoi peut servir la peur de l'avenir, je suis une grande sensible au stress mais optimiste.

Merci de ton article, il m'a fait du bien de bon matin
Par Miss-Micha le Jeudi 9 septembre 2010 à 8:15
A quoi peut servir la peur de l'avenir, je suis une grande sensible au stress mais optimiste.

Merci de ton article, il m'a fait du bien de bon matin
Par Thierry Monson le Lundi 1er février 2016 à 16:12
Merci pour ton ecrit
 

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