Mercredi 31 juillet 2013 à 8:23

Psychologie, comportement

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              Les préférences cérébrales
représentent un schéma théorique de notre personnalité, des règles statistiques en quelque sorte, qui permettent d'anticiper en partie nos comportements dans des situations données.
             Comment évoluent elles au cours de notre vie?
 
            Voyons à quoi elles correspondent à l'origine, à notre naissance;
            Je vous ai souvent dit que le cerveau d'un bébé ne contenait que les mécanismes de fonctionnement nécessaires à la vie, et que c'était alors des centres de neurones spécialisés, à l'énorme potentiel, mais quine savaient encore pas faire grand chose et allaient peu à peu apprendre par apprentissage, à saisir des objets, marcher parler, écrire et lire et faire de nombreuses actions en emmagasinant connaissances et expérience.
            Si dans l'embryon, les neurones se différencient selon leurs futures fonctions, et les axones poussent vers des dendrites de neurones adaptés à ces fonctions, en final ultime les connexions par synapses se font au hasard, et donc tout cerveau est différent du voisin, même ceux qui se ressemblent comme c'est le cas des jumeaux.
            Même si tous les humains normalement constitués ont les mêmes centres, ceux ci ne se sont pas développés exactement de la même façon et la densité de connexion est différente d'une personne à l'autre.
            On sait maintenant pas mal de choses sur le fonctionnement du cerveau, mais un comportement est un acte très complexe mettant en jeu presque tous les centres et on ne peut donc le comprendre en détail. On ne sait donc pas à quoi correspondent les préférences cérébrales innées, mais elles résultent certainement du "câblage" de notre cerveau et des différences de production de neurotransmetteurs au niveau des synapses, ainsi qu'en ce qui concerne les vitesses et quantités d'information transmises d'un centre à l'autre.
            Il est certain que par exemple, chez un "L", logique, c'est surtout le cortex préfrontal qui contribue aux décisions, alors que chez un "V", valeurs, ce sont plutôt les centres du cerveau émotionnel. Chez un extraverti, certains centres du cortex cingulaire qui interviennent dans nos rapports avec les autres ont probablement un potentiel plus grand et son cortex frontal est moins sollicité dans des réflexions personnelles.
            Donc nous avons des tendances innées qui resteront vraies toutes notre vie. C'est notre nature même (de construction si je puis dire), et elles ne peuvent changer totalement. Elles sont plus faciles à utiliser, surtout dans notre enfance.
 
            Voyons ensuite comment nos préférences cérébrales évoluent dans l'enfance et à l'adolescence.
            L'enfant subit un apprentissage très intense entre sa naissance et six/huit ans, car il va apprendre de très nombreux automatismes, des connaissances élémentaires, et une expérience certaine de la vie et de son entourage. Les terminaisons nerveuses correspondant à ce qu'il apprend vont se multiplier, alors que d'autres synapses, peu utilisées vont disparaître.
            Les attitudes préférées sont plus faciles à utiliser et donc l'enfant va les utiliser davantage et donc il va développer ses préférences cérébrales au détriment des attitudes non préférées, sauf si ses parents et éducateurs s'y opposent.
            On voit très vite si l'enfant est E : il a besoin de ses parents de copains, s'ennuie tout seul, parle beaucoup (même pour ne rien dire). Si ses parents favorisent ces tendances, l'enfant les développera et par contre ses tendances introverties disparaîtront; il sera à 90% extraverti. Si au contraire ses parents freinent ses tendances naturelles, il développera moins son extraversion et un peu son introversion. Il deviendra extraverti à 60% par exemple.
            On voit assez vite aussi la tendance naturelle J/P à l'aptitude à suivre ou à ne pas aimer un programme préétabli, à être à l'heure ou non, et à faire son travail en avance ou au dernier moment. Mais le rôle de la famille est là plus important. Un enfant par exemple J et dont la famille a des habitudes de P, aura un comportement peu à peu P, mais en souffrira, car ce n'est pas sa préférence, qui est alors contrariée.
 
            Pour les fonctions cérébrales S/G et L/V, le problème est différent, car il y a une hiérarchie entre ces fonctions, différente selon les préférences E/I et J/P des individus (voir mon article du 6 octobre 2010).
            Par exemple un IGLJ a une hiérarchie des fonctions correspondant au schéma ci dessous. Il garde pour lui sa fonction principale préférée G, et a comme fonction secondaire sa préférence L qu'il utilise dans le milieu extérieur. Au contraire, un EGLJ montre sa fonction préférée L, et conserve pour son usage la fonction secondaire G.
 
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            L'enfant va d'abord développer sa fonction préférée primordiale. Sauf intervention des parents et éducateurs, il ne développera sa fonction préférée secondaire qu'au début de l'adolescence.
            En général il cherchera à développer sa fonction tertiaire lorsqu'il arrivera à l'âge adulte, et ne saura se servir de sa fonction cachée qu'à l'âge mur, voire jamais. Là encore son entourage pourra accélérer ou ralentir cette évolution.
            L'instruction constitue également un apprentissage. Le latin, les mathématiques et la formation scientifique développeront à la fois les préférences S(observation) et G (théories, schémas, prévisions) et la décision L ainsi que l'attitude J. Les sciences humaines (français philo, histoire, langues) la décision V et l'attitude E.
 
            En définitive, nous avons des préférences cérébrales innées que nous conserveront toutes notre vie, tendances qui font partie de nous et qui ne changeront jamais.
            Par contre notre environnement, et surtout notre éducation et l'instruction que nous recevons peuvent développer ou freiner le développement de ces préférences ou bien développer les attitudes et fonctions antagonistes.
            Notre personnalité est donc acquise à jamais, mais évolue lentement dans la vie, en même temps que notre "moi".
            Aller contre le développement de nos préférences peut selon le cas, nous être bénéfique (en développant l'attitude ou la fonction non préférée, et en nous rendant ainsi "ambidextre" dans ce domaine), ou au contraire nous perturber plus ou moins.
 
            Par contre il ne faut pas confondre les préférences cérébrales, qui sont des schémas statistiques, avec les comportements qui sont nos actions physiques ou intellectuelles réelles et ponctuelles de tous les jours.
            On peut garder les mêmes préférences cérébrales et changer certains de nos comportements rapidement, comme lorsqu'on arrête de fumer.
             On ne change donc pas de personnalité, car on ne change pas nos préférences cérébrales innées et elles n'évoluent que lentement au cours de notre vie. Mais certaines personnes appellent aussi "personnalité" l'ensemble de nos comportements de tous les jours (ce qui n'est pas conforme à la psychologie). Alors pour elles cha,ger de comportements c'est chsnger de personnalité. C'est une source de malentendus.
            J'en parlerai dans un prochain article.
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