Mercredi 25 juin 2008 à 17:20

Enseignement, école, fac




    Dans mon précédent article, j'ai comparé l'enseignement aujourd'hui à celui d'autrefois, chacun ayant avantages et inconvénients.
    Il me semble que le fait de former beaucoup plus de jeunes est aujourd'hui, un avantage certain, le problème étant plutôt de gommer un peu les inconvénients actuels


    Je ne crois pas, à titre personnel, que la suppression du bac apporte un avantage quelconque.

    - Les différences d'un lycée à l'autre sont trop grandes pour qu'on puisse instituer un contrôle continu.
    - Il est plus simple (et moins dangereux !), d'avoir dans son curriculum vis à vis de l'employeur futur, un diplôme plutôt qu'un carnet scolaire.
    - la perspective de l'examen oblige à travailler.
    - le hasard jour peu. Le cas des élèves “à la limite” est examiné pour éviter des injustices ou une trop grande malchance.
    - Il faut quand même habituer à une certaine sélection, car la vie se chargera ensuite de vous rappeler cette obligation. De même si les timides et stressés sont désavantagé, il faut qu'ils luttent contre ce handicap, qui sera plus tard bien plus pénalisant dans la vie professionnelle.

    Je pense par contre que l'on rentre trop facilement dans le secondaire.
Certains élèves rentrent dans le secondaire avec de telles lacunes qu'on ne voit pas comment ils peuvent suivre ensuite.
    Il y a même des lacunes assez générales comme la manipulation des fractions (pourtant bien utile dans la vie courante) et l'usage d'un minimum de calcul mental et écrit, sans calculette. (je connais quelqu'un qui prend sa calculette pour calculer 12 X 40 !!).
    Sans rétablir l'examen drastique d'autrefois, je pense qu'un contrôle de connaissances et savoir-faire serait nécessaire avant d'être admis au collège.
    Il n'est quand même pas honteux de redoubler une classe de CM !!

    Je me demande si le nombre d'options ne serait pas à restreindre de façon importante.
    Dans le secondaire l'apprentissage de l'anglais et d'une autre langue serait suffisant, cette dernière étant choisie parmi des langues européennes.
Les langues réginales ou orientales pourraient être du ressort de la fac.
    Quant aux options proches d'un métier, elles pourraient être réservées à l'enseignement professionnel.
    On pourrait ainsi consacrer plus de temps à l'enseignement général.
   

    Je crois nécessaire une réhabilitation de l'enseignement professionnel et des emplois correspondants. J'ai fait de l'orientation et je suis navré de voir beaucoup de jeunes, pas trop doués pour le théorie, préférer devenir cols blancs, au SMIC alors qu'un emploi manuel leur permettrait de gagner deux fois mieux leur vie, dans des conditions de travail qui ne sont pas si pénibles qu'ils le croient..
    Je ne vois pas ce qu'il y a de déshonorant à se servir de ses mains. Personnellement j'aime bricoler sur toutes sortes de choses et un chirurgien ou un dentiste doit utiliser parfaitement ses mains.

    Je constate la difficulté que rencontrent les jeunes à leur entrée dans l'enseignement supérieur, facs, prépas scientifiques ou littéraires, droit, .....
ceci pour deux raisons : manque d'habitude de fournir assez de travail, et possession insuffisante des applications des connaissances acquises.

    Mais je le répète, ce n'est que l'avis d'un grand père qui suit les études de ses petits enfants et a a vu travailler de jeunes collaborateurs. L'avis d'un professeur du secondaire serait plus pertinent.

    A mon arrivée en Bretagne, je ferai un article sur l'orientation professionnelle.

Par MiMiNe le Jeudi 26 juin 2008 à 8:48
Oui mais bon déjà à mon époque on était bien nombreux en primaire et ca doit pas s'arranger... j'avais des mégas lacunes etc et ils ont découvert ça que en CE1 CE2 alors qu'avant y'a quand même le CP quand on confond toutes les lettres non ?
Tu dis à un moment "sans calculette. (je connais quelqu'un qui prend sa calculette pour calculer 12 X 40 !!)." tu sais je sais même pas faire 6x8 de tête parce qu'on nous apprend trop à nous servir de la calculette t'arrives en seconde il te la faut tout le temps tout le temps en math alors pourquoi s'en séparer au final...
POur la réhabilitation de l'enseignement professionnel faut voir aussi comment déjà les enseignements professionnels prennent un peu les jeunes pour des boulets.. en CAP il étudie la négation en Francais donc faut pas exagérer comment motiver les jeunes ?
Par Loraline le Mercredi 2 juillet 2008 à 16:26
Et encore, quand j'ai passé le brevet il y a maintenant tres longtemps il n'etais pas necessaire de l'obtenir pour entre au lycée général, or aujourdhui il l'est...C'est vrai que rentrer au lycée avec beaucoup de lacune cest vraiment pas bien car elles s'accumulent petit a petit...
Par little-slug le Mardi 23 août 2011 à 16:54
Les jeunes "préfèrent" devenir "cols blancs" comme tu dis parce que soit on leur dit de continuer les études parce que les travaux manuels, c'est pour les débiles (sisi, y'avait de ça dans mon collège !), beaucoup pensent aussi que c'est plus fatigant les travaux manuels, et puis il faut se salir les mains ! Beaucoup de parents aussi poussent leurs enfants à continuer les études. Les établissements même défavorisent trop ces métiers où l'on se sert de ses mains.

Quant aux lacunes que l'on accumule, de la primaire jusqu'au lycée, je me demande si ce n'est pas à cause de toutes les compétences que l'on demande à l'enfant d'acquérir. Peut-être que l'on demande trop maintenant aux enfants. Et la société actuelle les pousse plus à s'amuser qu'à étudier correctement, jusqu'au moment où ils se retrouvent au lycée, sont complètement perdus dans des connaissances qu'ils devraient avoir mais qu'ils n'ont pas. Il y a aussi les problèmes de niveau. On supprime des classes, on favorise le respect du programme que l'approfondissement des leçons, on survole les cours pour en faire un maximum possible sans vraiment étudier le fond. Ceux qui arrivent à suivre, tant mieux, ceux pour qui il y a des difficultés, tant pis !

Et ça n'ira pas en s'arrangeant, avec la suppression des classes, suppression de postes et l'augmentation des élèves dans chaque classe qui s'en découle. A 35, les élèves ont plus de mal qu'à 20, et les professeurs ne peuvent pas se permettre de rattraper ceux qui traînent.
 

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