Dimanche 12 février 2012 à 8:33

Politique, économie, religion.

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    Les Français sont depuis longtemps fascinés par le cinéma américain et les grandes fortunes de ce pays.
    Les politiques et les dirigeants des entreprises croient que le modèle américain fait la prospérité d'une nation et des entreprises, et surtout que le culte de la réussite et de l'argent permet d'obtenir de gros salaires pour ceux qui sont arrivés à un poste de responsabilité.
    C'est vrai que les moyens américains sont très supérieurs aux nôtres et qu'ils ont donc des résultats : par exemple les principales connaissances sur le fonctionnement du cerveau récentes sont acquises dans les centres des USA, bien plus nombreux qu'en Europe, couplés aux hôpitaux et où les chercheurs (très souvent étrangers) sont mieux payés et surtout mieux considérés.
    Mais il ne faut pas croire pour autant que les USA sont un paradis de bonheur.
    Il y a 30 ans, en parcourant les quartiers des grandes villes,  j'y ai vu beaucoup de misère, il n'y avait pas de sécurité sociales et les malades pauvres ne se soignaient pas, et on pouvait se faire licencier du jour au lendemain, sans aucune aide sociale.
    A l'époque cette situation n'existait pas encore en France.
    Mais cela n'empêchait pas certains chefs d'entreprise  ou certains DRH, d'être entichés des méthodes américaine, y compris les plus discutables comme la graphologie, et pire encore la numérologie !!

    Mais aujourd'hui ce n'est pas mieux car notre petit Nicolas bien aimé est un adepte des USA, après avoir été un groupie de Bush. J'espère pour lui, que Christine Lagarde voudra bien l'embaucher au FMI, lorsqu'il se sera fait battre aux prochaines élections.
    Et toute l'Europe est à la remorque des USA et pense comme les agences de notation américaines, qui ont réussi à semer la zizanie entre membres de la zone euro.
L'Allemagne est le bon élève que tout le monde déteste; malgré tous leurs efforts, les Italiens ne sont que des vauriens et la France semble en retard sur l'Allemagne et les agences, envisagent sans vergogne le scénario que redoutent tant de responsables politiques : l'éclatement de la monnaie commune, l'euro.

    Les agences de notation nous dictent notre politique financière : Selon eux, les mesures et réformes entreprises ainsi que l'existence d'un fonds de stabilité destiné à venir en aide aux pays les plus fragiles, sont trop compliquées, le Fonds européen aurait trop peu d'argent et les Européens miseraient trop sur l'épargne, la consommation des ménages et pas assez sur les stimuli budgétaires et notamment l'usage de la planche à billets et les cadeaux aux entreprises.
    L'action de la Banque centrale européenne (BCE), en revanche, a été saluée par les agences de notation. En rachetant les dettes des pays les plus instables dans des proportions démesurées, la BCE leur aurait permis d'emprunter des milliards à taux réduit. Les agences de notation ont tout intérêt à ce que la BCE maintienne son taux d'intérêt directeur à seulement 1% - inflation ou non -, car cela est censé permettre aux entreprises de trouver des financements bon marché, de se remettre à produire et donc de créer des emplois, mais cela favorise également le commerce américain.
    Plus la BCE se rapproche du modèle financier et économique américain, plus les agences se montrent conciliantes.

    En fait la toute-puissante agence américaine Standard & Poor's s'est attaqué volontairement à l'Europe en abaissant le 13 janvier la note de neuf pays sur dix-sept, et en laissant entendre que d'autres dégradations pourraient suivre.
    Non seulement elle fait le jeu des financiers américains, dont elle favorise les intérêts, des entreprises américaines en renchérissant le crédit de leurs concurrents européens, mais cette agence veut absolument s'immiscer dans les affaires européennes.    
L'agence américaine a attaqué au bon moment, où  les dirigeants européens devaient se réunir à Bruxelles le 30 janvier, et leur envoie donc un ultimatum : faites ce que l'on vous dit, vous n'avez pas le choix. Elle place les pays de la zone euro sur Ie même plan que les pays en développement. Les investisseurs qui placent leur argent en Espagne ou en Italie prennent d'après elle, les mêmes risques que s'ils décidaient d'investir en Inde, en Colombie ou aux Bahamas. Ce raisonnement est absurde mais il est destiné à déstabiliser l'Europe.

    Il serait temps de revoir ce système qui date du siècle dernier et de réagir contre la croyance que tout ce qui est américain est parfait, alors que tout ce qui importe aux américains est de préserver leurs intérêts. (voir leur comportement en matière de lutte contre le réchauffement climatique).
    Il ne faut pas attendre que les agences de notation aient ruiné l'Europe pour les supprimer. Il faut leur susciter de la concurrence, établir nos propres agences, avec des règles de notations transparentes et connues, pour qu'elles gagnent la confiance des financiers et contrebalancent les actions partisanes et éventuellement téléguidés des agences américaines.
    Quoiqu'en dise Claude Guéan, il n'y a pas de civilisation supérieure aux autres. Les Chinois, les Egyptiens, les Mayas, avaient bien avant nous, des civilisations plus évoluées que les nôtres, et quand on voit l'état de pauvreté de beaucoup en France au 21ème siècle, il n'y a pas de quoi être fiers de nous.
    Pourquoi rester à la remorque des américains et les prendre comme modèle, en important en général les mauvaises mesures qu'ils sont en train d'abandonner ? Nous ne sommes pas anglo-saxons, nous sommes « latins », avec des aspirations, des coutumes et des archétypes différents; il n'y a aucune raison que le modèle américain fonctionne bien chez nous. Il n'est ni mieux ni moins bien que le nôtre, mais il n'est pas adapté à nos aspirations profondes.
Par coldtroll le Dimanche 12 février 2012 à 15:25
moi, j'espère pas que lagarde l'embauche au FMI.
il a été mauvais comme président, il sera mauvais au FMI
moi, je préfèrerai qu'il aille un peu pointer chez fous-rien, comme tous les autres péquenots dont il n'a jamais eu rien à cirer, sauf lors des élections
Par jazz le Dimanche 12 février 2012 à 15:49
bonjour Jean-pierre
un coucou musical jazz
A+ du troubadour Emmanuel
Par maud96 le Dimanche 12 février 2012 à 19:23
Une des grosses "sottises" de notre "cher" président ("cher" au sens de "dispendieux"): avoir donné de l'importance à ces agences de notation, renforçant ainsi du coup leur pouvoir de nuisance ! Ceci dit, ils ont rabaissé aussi la note des USA... tentant par là même d'infléchir le vote des Américains en faveur des Républicains.
Sur le continent Américain, le Canada est l'unique pays ayant droit au fameux AAA !
 

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