Mardi 1er mars 2016 à 15:28

Biologie, santé.

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    Chirurgien est un métier bien difficile.
    D’une part il faut avoir les connaissances habituelles à tout médecin, mais encore il faut de super connaissances en anatomie.
    Je me souviens d’un chirurgien avec lequel je discutais et qui me décrivait une opération, en me donnant tous les détails de ce qu’il allait rencontrer successivement en faisant ses incisions : muqueuses, muscles, nerfs, vaisseaux sanguins, organes, pout arriver sur ce qu’il devait opérer. C’était une véritable carte en 3D.
    Et puis non seulement il faut des connaissances et une expérience intellectuelles, mais il faut une grande dextérité pour manier les instruments avec précision surtout pour inciser, mais aussi pour recoudre. Et il faut calme et concentration et que la main ne tremble pas.
    J’ai beaucoup d’admiration pour cette capacité d’action.

    L’apprentissage d’un chirurgien est donc très long. Non seulement 10 ans d’études de médecine et de spécialité, mais l’acquisition d’expérience au sein d’une équipe, auprès des chirurgiens plus anciens.
    Il est bien connu qu’en fac de médecine, avant d’oser intervenir sur une personne, les étudiants apprenaient à manier le scalpel et à étudier l’anatomie sur des cadavres. Ce n’est pas nouveau et de nombreuses peintures de maîtres en témoignent.
    Mais un cadavre n’est pas un être vivant et ce n’est pas une véritable opération.
    Les facs de médecine avaient donc des blocs opératoires avec une salle d’observation où les étudiants pouvaient suivre des opérations réelles ou bien des caméras qui filmaient l’opération et retransmettait l’image dans un amphi. Des anesthésistes et des infirmier(es) pouvaient aussi apprendre ainsi leur métier.

    Ces pratiques se modernisent.
    Déjà étaient apparus des mannequins interactifs sur lesquels certaines interventions pouvaient être faites
    Les cadavres évoluent. Ce sont toujours des personnes décédées mais dont le corps a été mis au congélateur et réchauffé quelques heures juste avant la séance opératoire, pour repasser de -22 à + 37 d°C.
    Mais une petite installation hydro-pneumatique permet maintenant d’insuffler d’une part de l’air dans les poumons de sorte que le cadavre respire en quelque sorte, mais aussi d’injecter un liquide ayant la consistance et la couleur du sang dans ses artères, ce qui redonne même à la peau sa couleur naturelle et ses caractéristiques mécaniques presque analogues à uen personne vivante. On peut même simuler une anesthésie.
    Bref les étudiants peuvent pratiquer une véritable opération, sans risque toutefois de faire des dégâts par maladresse. Le cadavre ne criera jamais qu’on lui fait mal !!!
    Et la machinerie peut être programmée pour entraîner des incidents non pévus par les chirurgiens, pour les habituer à avoir les bonnes réactions.

    Autre progrès, on continue à filmer des opération, mais avec des caméras 3D et le film peut être envoyé sur des lunettes 3D de « réalité virtuelle ».
    C’est la même technique que dans les jeux vidéo ou dans certains musées ou visites de lieux aux architectures de l’antiquité où l’on reconstitue ce qu’étaient autrefois les monuments.
    L’étudiant voit ce que voit le chirurgien, comme s’il avait la tête au dessus du champ opératoire et il peut assister à l’opération comme s’il était à sa place, si ce n’est que ce n’est pas lui qui manie les instruments, alors que dans un jeu, c’est vous qui commandez les gestes (ou de même dans un simulateur de vol pour pilotes).

    Mais au delà de la formation technique des spécialistes, il sera d’une part possible de donner une certaine information au malade (s’il le souhaite et avec prudence, car cela peut être traumatisant avant une opération qu’on va subir soi même), au besoin après l’intervention. D’autre part des applications simplifiées analogues aux jeux seront disponible sur smartphone en le reliant à un « masque 3D ». On pourra jouer à l’apprenti chirurgien et cela pourra peut être susciter  des vocations.

    Ces divers moyens ont effectivement un but d’apprentissage technique et manuel, mais aussi psychologique, car l’étudiant doit s’habituer au stress des premières opérations, car le risque est toujours présent. L’apprentissage des internes auprès des anciens restera donc toujours nécessaire, mais ils auront été mieux formés au préalable.

Les photos, en tête d’article, représentent un étudiant habillé comme pour une opération, et doté des lunettes de réalité virtuelle pour la suivre, et d’autre part le dispositif « simlife », qui simule la vie d’un cadavre. Ci dessous les installations chirurgicales simulées de l’Université de Poitiers.

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Par http://www.handifanclubom.fr le Vendredi 15 avril 2016 à 5:03
Ce n’est pas nouveau et de nombreuses peintures de maîtres en témoignent.
 

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