Dimanche 26 juillet 2009 à 8:31

Notre personnalité

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    Pour Freud, les rêves étaient un moyen d’essayer de connaître un peu de notre inconscient, mais il associait étroitement les rêves et les refoulements, essentiellement d’ordre sexuel.
    Pour lui, ce sont des représentations des désirs refoulés dans l’inconscient par la censure interne du “surmoi”, cet ensemble de règles que nous nous imposons. Les désirs se manifestent dans le rêve de manière moins réprimée qu'à l'état de veille et donc arrivent à la conscience au travers du rêve.
    En psychanalyse, l'interprétation à partir du récit par le patient de son rêve, repose sur les quatre considérations suivantes :
    - Le rêve rassemble des idées différentes, plusieurs images, parfois des désirs contradictoires en une seule représentation
    - Le rêve est décentré, trompeur : le désir déformé sera fixé sur un autre objet que celui qu'il concerne, ou sur de multiples objets.
Le rêve donne également une idée fausse des sentiments vraiment ressentis..
    - Le rêve est une illustration du désir mais il ne l'exprime ni en mots ni en actes, mais en images qui sont des symboles.
    - Enfin, le rêve est aussi le produit d'une activité également inconsciente, mais très proche de l'activité de veille et elle s'efforce de lui donner une apparence de vraisemblance, d'organisation, de logique interne.

    La neurophysiologie ne conteste pas ces considérations qui sont des observations psychologiques, mais par contre elle n’est pas d’accord sur l’origine du rêve issu des refoulements et donc sur la symbolique qui l’accompagne et que de plus les psys ont eu tendance à développer en fonctions de leurs idées personnelles et originales.
   
J’ai fait plusieurs articles sur la physiologie du rêve que vous pouvez consulter dans ce blog (catégorie “éveil, sommeil, rêves).
    J’ai montré que le cerveau lorsque nous dormions évacuait tout ce que nous avions mémorisé dans la journée ou les jours précédents et qui ne lui paraissait plus utile, ou lui paraissait nuisible ou en contradiction avec nos motivations.
    Pour cela il allait chercher les informations dans notre mémoire et les renvoyait dans les centres de perception, comme des sensations en provenance de nos sens lorsque nous sommes éveillés (et principalement des images). Ce renvoi affaiblissait la connexion correspondante entre neurones et donc le souvenir correspondant. Mais ce “renvoi” se fait dans n’importe quel ordre, en mélangeant donc les souvenirs et les images ou autres sensations.
    Ce travail se fait de façon tout à fait inconsciente et il n’en reste rien, sauf si nous nous réveillons, ne serait ce que quelques secondes, ce qui arrive souvent dans la nuit, notamment dans le sommeil paradoxal.
    Nous sommes alors dans une demi-conscience et les sensations, qui ne proviennent pas de nos sens sont perçues comme si elles étaient des perceptions réelles : c’est le rêve. Bien plus, comme notre cortex cherche toujours à nous donner des explications logiques et rationnelles, il essaie de raccorder entre elles ces images et perceptions incohérentes et à nous en fournir une explication, qui est donc en général farfelue, car il ne trouve pas mieux.
    Les histoires de nos rêves sont donc en général peu cohérentes, mais ont une certaine apparence de réalité.
    Il n’y a pas de symbolique et de signification de rêves, si ce n’est qu’ils nous renseignent sur ce que le cerveau juge sans importance d’une part, mais d’autre part sur ce qui nous préoccupe et nous stresse et qu’il veut éliminer.
    Souvent d’ailleurs les rêves portent sur des sujets auxquels nous avons pensé avant de nous endormir.

   
    La neurophysiologie nous donne une explication physiologique des rêves très différente de l’explication purement psychique de Freud.
    Il peut cependant y avoir une petite partie commune car dans nos préoccupations, dans ce qui nous stresse, et qui donc ressort dans nos rêves car le cerveau aimerait en affaiblir les souvenirs, il peut y avoir des désirs contrariés, des regrets et des remords, des espoirs ou tout simplement le produit  inutile de notre imagination, et les images correspondantes peuvent être alors voisines de ce que Freud appelerait des refoulements.

    Je pense que la psychanalyse est un bon outil pour que des médecins psychiatres soignent les maladies mentales.
    Mais la formation aux théories de Freud sur les rêves, des psychologues non-médecins, qui s’occupent de personnes bien portantes, lesquelles ont simplement des problèmes, les amène parfois à faire de interprétations bizarres et ils devraient chercher des explications plus simples et plus logiques, quelquefois très pragmatiques et terre à terre !!
    Deux psys ont dit à deux de mes correspondantes qui avaient rêvé de guèpes et de leurs piqûres, que les guèpes étaient le symbole d’un phallus, et à l’une d’elle que, comme elle avait eu peur dans son rêve des guèpes, c’est qu’elle avait peur d’avoir des rapports sexuels.!!
    Ma pauvre “guenon” qui était une très jeune ado, avait des problèmes du fait du divorce de ses parents et ne songeait guère à avoir un petit ami, était totalement ahurie, et heureusement avait plutôt trouvé cela un peu ridicule et amusant.
    Nous avons recherché pourquoi elle avait pu rêver de ces guèpes : en fait elle a été piquée plusieurs fois les années précédentes et la veille, elle avait cueilli des fleurs avec une certaine crainte car de nombreuses abeilles butinaient. Son cerveau avait évacué pendant son sommeil, ces images qui étaient stressantes et évidemment pèle-mèle avec d’autres images qui n’avaient aucun rapport et ne concernaient pas son jardin.
   

Par Paskale le Dimanche 26 juillet 2009 à 15:32
Le rêve est en quelque sorte une vie parallèle nocturne qui nous permet d’équilibrer notre psychisme de notre vie diurne…
Et quand on ne rêve plus, qu’advient~il de notre équilibre psychologique ?

J'ai bien aimé la version des piqûres de guêpes des deux psys à deux de vos correspondantes ^.^ Comme quoi!!!
Par maud96 le Lundi 27 juillet 2009 à 10:53
Ce n'est pas bien de travailler le Dimanche... Comme notre cerveau, notre semaine a besoin d'un laps de repos !
La psychanalyse, surtout en France, avec l'Ecole Freudienne alors omnipotente, a sûrement exagéré en s'accaparant l'interprétation des rêves. Tout autre était la situation de l'explication des phénomènes oniriques dans les pays anglo-saxons.
Mais les "psy" (analystes ou thérapeutes autres) restent malheureusement souvent les seuls médecins qui s'astreignent à l'écoute du malade. Beaucoup d'autres n'écoutent que leurs instruments.
Par alesia le Samedi 1er août 2009 à 19:46
les théories sur le rêve sont justement des "théories". Elles établissent une liste des symboles, de correspondances possibles, mais cela n'est en aucun cas figé. De plus, il ne faut pas tj chercher une dimension symbolique, en effet. Et, quoiqu'il en soit, seul la personne concernée sera apte à trouver l'interprétation de son rêve. Elle seule en possède le sens, elle peut s'aider de dictionnaire des symboles etc, mais elle seule saura ds quelle mesure cela peut ou non correspondre.
 

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