Lundi 27 juillet 2009 à 8:04

Notre personnalité

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    Pour Freud, les pulsions prennent leur source dans une excitation, une perception intense corporelle. Au contraire d'un stimulus, née dans l’inconscient, la pulsion ne peut être évitée ou fuie. Elle doit être déchargée dans le conscient par le rêve, le fantasme, et la sublimation. Une pulsion qui n'est pas déchargée est alors refoulée.
    Freud distingue deux types de pulsions principales : les pulsions de vie dont l’amour et le désir, notamment sexuel, et les pulsions de mort destructrices et agressives, qui tendent donc à détruire tout ce que les pulsions de vie ont construit (le masochisme par exemple).

    Pour la neurobiologie, les pulsions sont parfaitement admises, mais elle leur donne une origine beaucoup plus large.
    Comme pour Freud, les pulsions ont une origine souvent venue des perceptions de nos sens : image, son, odeur, toucher... ou état de nos muscles.
    Mais à ces sensations se superposent alors quatre autres types d’actions nerveuses :
    - les signaux venus de notre corps via les systèmes sympathiques et l’hypothalamus, et qui  renseignent inconsciemment sur l’équilibre interne et notamment chimique et hormonal de notre corps et de nos viscères.
Tout déséquilibre provoque une réaction : faim, soif, fatigue, excitation, désir sexuel....
    - les signaux des centres amygdaliens notamment en réaction rapide à nos sensations : peur, colère, agressivité, stress, mais aussi fuite, découragement, joie ...
    - les signaux en provenance des centre d’apprentissage et de la récompense, qui nous poussent à satisfaire nos désirs pour obtenir une production de dopamine plus importante dans ce système, et cela jusqu’à parfois provoquer l’addiction.
    - les signaux de notre cerveau émotionnel (associés à ceux de notre mémoire) qui peuvent faire ressentir avec beaucoup de force, émotions et sentiments.
    Vous trouverez dans mes articles sur le cerveau et sur “inné, acquit” des données sur ces mécanismes.
    En fait Freud ne pouvait connaître à son époque ces données physiologiques. Il était médecin psychiatre orienté à l’époque essentiellement vers la psychologie. Les possibilités d’investigations dans le cerveau et toutes les données sur la chimie du cerveau n’existaient pas encore.
    Compte tenu de sa clientèle particulière, il était normal qu’il mette en avant les pulsions sexuelles et il fallait un certain courage pour écrire cela à la fin du 19ème siècle et qu’il les relie à ses théories sur le refoulement.
    Les conceptions actuelles, où physiologie et psychologie se mèlent intimement, ont évidemment changé les donnes.
   

Par Paskale le Lundi 27 juillet 2009 à 15:56
Oui! Il fallait du courage pour écrire cela à son époque surtout que la société était "policée".

Aujourd'hui un conducteur devant moi faisait du 40 à l'heure... L'impatience m'a fait dire de vilaines choses et une soudaine pulsion... Une envie de meurtre!!! C'est grave docteur !!! ^.^
 

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