Mercredi 29 juillet 2009 à 8:27

Notre personnalité

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    C’est sûrement la partie des théories de Freud la plus contestée, même à son époque, puisque de grands psychiatres comme CG Jung ont nié cette hypothèse.

    Freud après avoir fait sa propre analyse, a considéré qu’il y avait cinq stades successifs dans le développement de la sexualité infantile.
   

        - Le stade oral, jusqu’à environ 6 mois) où la zone érogène privilégiée est la bouche, notamment à travers l'action de l'allaitement.
Le bébé prend plaisir à téter le sein de la mère ou son biberon.
        - Le stade anal, l'enfant se focalisant entre 1 et 3 ans sur la région rectale et sur les besoins naturels. Il est en opposition avec ses parents.
        - Le stade phallique, de 3 ans à environ 7-8 ans, pendant lequel nait le complexe d'Œdipe qui constitue une étape importante du développement psychique des enfants, leur personnalité se créant par rapport à ce complexe et .    à la fonction de l’autorité paternelle.       
        - Le stade de latence, d'environ 7-8 ans à la puberté, période calme où l'enfant se socialise. Elle correspond au déclin du complexe d'Oedipe et le refoulement des pulsions sexuelles .   
        - Le stade génital de la puberté à l'âge adulte correspond à la reconnaissance de la différence, des sexes et des générations.

    Qu’est ce que le complexe d’OEdipe pour un garçon ?
    La mère étant dès le plus jeune âge, perçue comme la nourricière, le petit garçon tend progressivement à “se l'approprier”.
     Le garçonnet prend conscience qu'il existe un univers sexuel entre ses parents, auquel il ne participe pas; il se sent exclu et cela engendre une frustration.Il tente de s'interposer entre son père et sa mère, imite son père puis, essaye littéralement de rivaliser avec lui vis à vis de sa mère.
    L’enfant craint d’être puni car le père représente l’autorité et il ne montrera plus son désir de la mère (Freud appelle cela la “castration” et considère que l’enfant a peur d’être puni par son père qui lui enlèvera sa sexualité !!) .
    L’enfant refoule donc ses désirs et alimente son Surmoi avec les sentiments de culpabilité et de pudeur entre autres. Il s'identifie à son père, tout en lui laissant la place qu'il aurait aimé avoir, il renonce à la satisfaction sexuelle avec l'un ou l'autre de ses parents et lui permet ainsi de sortir du complexe d'Œdipe. Il pourra partir à la recherche d'autres partenaires sexuels que sa mère, et construire désormais sa propre personnalité en empruntant des éléments aussi bien à son père qu'à sa mère..

    Freud essaiera d’adapter cette théorie aux petites filles en développant la théorie du “complexe d’Electre”.
    Il considère que la fille comme le garçon  a comme premier amour sa mère nourricière et se sent également exclue des relations entre ses parents.
    Toutefois la fille ne se considère alors pas comme la rivale de son père et ne ressent pas la peur de la “castration”.
    La fille peut alors soit rejeter la sexualité et son état de femme, soit choisir le père comme objet et ressentir une attirance pour lui, la mère étant alors la rivale, situation contraire à celle du garçon.
    Comme pour le garçon, le complexe d'Électre se résoud au moment de l'adolescence, lorsque la fille commence à élaborer une personnalité propre empruntant à la fois à son père et à sa mère, et qu'elle se met à rechercher d'autres partenaires sexuels que ses parents.

    Du temps même de Freud, le complexe d’Oedipe a été critiqué ; C. G. Jung l'a nié, d'autres psychiatres l'ont ramené à un principe moral limité à la "bonne société" viennoise. Des ethnologues ont montré que cette théorie était inexistante dans des sociétés où la famille est composée différemment et où l’autorité paternelle n’existe pas.
    Des études psychologiques plus récentes sur les familles recomposées remettent en cause le complexe d’Oedipe.
    Certains psychologues et philosophes ont été encore plus loin, accusant la psychanalyse d’avoir inventé cette théorie sur les désirs pour avoir un moyen, un outil pour les maîtriser chez leurs patients, en les enfermant dans la structure familiale.

    Cet article étant déjà très long, je parlerai de ce qu’apporte la neurobiologie par rapport au complexe d’OEdipe, demain, dans mon prochain article.




Par Paskale le Mercredi 29 juillet 2009 à 16:06
Mouais… Freud prête aux petites filles de son époque une connaissance de l’anatomie humaine qu’elles n’avaient probablement pas. Nombre de jeunes femmes de son époque arrivaient au mariage dans la plus grande ignorance des choses du sexe. Beaucoup ignoraient ce qu’était un pénis, n’ayant jamais vu d’homme nu, surtout pas leur père. On ne comprend donc guère comment une "envie de pénis" peut se développer chez quelqu’un qui ignore jusqu’à l’existence même du pénis. De nos jours, cette explication de Freud reste donc teintée de mystère…
Quant à la notion de complexe d’Electre... L’explication de Freud se forme, exactement comme si la fille était une sorte de garçon "bizarre", "anormal". Il confirme ainsi les préjugés tenaces selon lesquels les femmes seraient naturellement des hystériques ou des caractérielles. C’était un gros Misogyne >_<
 

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