Jeudi 30 juillet 2009 à 8:11

Notre personnalité

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    La neurobiologie a une position très différente de celle de Freud vis à sis de la sexualité de l’enfant.
    En effet elle considère que l’enfant n’a pas de pulsion sexuelle avant que les sécrétions hormonales ne déclenchent la puberté.
    Par ailleurs elle a montré que l’apprentissage du cerveau est très progressif et l’enfant n’est pas capable de conceptions du niveau d’un adulte, alors que Freud lui prête un tel pouvoir.
    Elle a donc une approche de l’évolution de l’enfant  très différente de celle de Freud.


    La neurobiologie est d’accord sur le rôle prépondérant de la mère et l’attachement de l’enfant à la mère qui le nourrit, mais aussi qui lui apporte sa protection et son amour. Elle considère que ce n’est pas une pulsion sexuelle, mais simplement un instinct, contenu dans nos gènes, exactement comme un oiseau s’attache à la personne qui est là lorsqu’il sort de l’oeuf.
    CG Jung considère que cela fait partie de nos archétypoes.
    Ce n’est pas qu’une question de nourriture, mais aussi d’amour, de protection, de soins. Des enfants bien nourris par leur mère qui ne leur manifestait pas d’amour, étaient malheureux et stressés.

    Il est exact que dans l’éducation occidentale au moins, les voies intestinales et urinaires prennent de l’importance pour l’enfant, entre 18 mois et 3 ans, d’une part parce que c’est un besoin nécessaire, mais surtout parce qu’on apprend à l’enfant à être propre et on lui inculque les principes d’hygiène. Par ailleurs ce n’est qu’une toute petite préoccupations par rapport à tout ce que l’enfant apprend et emmagasine dans cette période de vie où il découvre son environnement et où son cerveau et sa mémoire sont neufs.
    Le stade “anal” de Freud est donc très contesté.
    Par contre le fait que, dans l’éducationdes enfants, pour des raisons de propreté et d’hygiène, on qualifie de “sales” les voies urinaire, peut, au moment de la puberté et de la découverte de la sexualité, faire considérer de la même façon les voies génitales et par contrecoup l’acte sexuel.

    Dans la période de préadolescence, la neurobiologie ne nie pas que l’enfant soit en opposition avec ses parents ou dans une certaine mesure jaloux de l’un d’entre eux ou des deux, mais elle ne voit pas l’origine de ces sentiments dans la sexualité.
    Il est normal que l’enfant essaie de tester jusqu’où il peut s’abstraire des règles que lui imposent ses parents et qu’il commence à être conscient d’être quelqu’un d’indépendant ayant un certain “moi”. Cela s’aggravera à l’adolescence et c’est une condition nécessaire de la formation de la personnalité et du développement de son cerveau, qui par apprentissage doit acquérir de l’expérience et donc faire ses propres essais.
    Il est exact que l’enfant découvre la relation particulière entre son père et sa mère. Il considère que ses parents lui “appartiennent” et sont là pour s’occuper de lui. Il est donc mécontent d’abord de son père qui lui enlève l’exclusivité de sa mère. Puis il est jaloux de sa mère et du travail professionnel de son père qui l’empêchent de jouer avec lui. Il est aussi jaloux des frères et soeurs qui naissent car il faut partager ses parents avec eux.
    En ce qui concerne les relations sexuelles entre ses parents, en période de préadolescence, l’enfant s’en préoccupe peu, sauf si son attention est applelée sur ce problème par ses parents ou des camarades. Il se satisfait en général d’explications simples et il est en fait beaucoup plus perturbé par des disputes ou une mésentente entre ses parents.
    Quant à la “peur de la castration” cela apparaît plutôt comme un fantasme personnel de Freud. Sauf si on lui a volontairement fait peur avec cette menace en lui expliquant ce que c’est, l’enfant n’est pas adulte et incapable d’imaginer la castration et l’importance du désir sexuel dans sa vie future d’adulte.
    Il y a plus dans le complexe d’OEdipe, une représentation de réactions d’un adulte que Freud prête à un enfant, lequel n’a jamais eu l’idée d’un amour incestueux vis à vis de sa mère, car les méandres du sexe et de l’inceste lui sont totalement inconnues

    En définitive, il n’y a plus, à mon avis, pour croire encore au complexe d’Oedipe, que des psys d’un certain âge, formés lors de leurs études aux théories de Freud, Lacan et, et qui ne se sont pas recyclés et ont beaucoup brodé sur les détails de ce complexe et les relations parents-enfants.   
    Mais ce qui m’inquiète beaucoup plus quand j’écoute les jeunes qui m’écrivent, c’est qu’un certain nombre de psys considèrent systématiquement que tout traumatisme d’un(e) ado a pour cause ses relations avec ses parents, y compris des petits incidents ou les contraintes inévitables de l’éducation, que ce soit d’ordre sexuel ou autre, et dressent ainsi parents et enfants les uns contre les autres, en les culpabilisant tous deux, mettant en avant les théories de madame Dolto, et lui prétant souvent des propos qu’elle n’a jamais tenus.
    Ils ont tendance à préter aux enfants des réactions, des émotions et des pensées d’adulte. Affirmer par exemple que des pensées tristes d’une ado sont la conséquence du traumatisme qu’elle a subi parce qu’elle a été prématurée et privée de sa mère en couveuse pendant 15 jours, est totalement absurde. Un enfant qui vient de naître a un cerveau potentiellement capable de choses extraordinaires, mais qui pour le moment est “vide de pensée et d’expérience”.
    Persuader une très jeune patiente que tous ses tracas viennent du fait que ses parents ne lui ont pas laissé une liberté totale de ses actes et lui ont fixé des règles à respecter, est un non-sens. (Même madame Dolto n’a jamais écrit cela !)

   
 
Par Paskale le Jeudi 30 juillet 2009 à 16:35
Et si tout cela n'était que de la suggestion? Ce qu’il ya d'extraordinaire avec la psychanalyse, c'est que quoi qu'on dise elle aura toujours raison... Si l'on cherche un complexe d'oedipe même imaginaire, il y a de grande chance pour qu'on le découvre... Si l'on conteste quoique ce soit, c'est qu'on résiste et donc qu'on est profondément névrosé...
Quand on veut voir du sexe partout, on en voit partout, quand on cherche de la "merde" on finira toujours par en trouver!... Et le bien être de la personne dans tout cela ? Cette histoire de complexe d'oedipe ne tient pas debout! C'est une des nombreuses mystifications de la Psychanalyse, voilà pourquoi tant de gens perdent leur temps sur un divan si ce n'est pour aller plus mal!!!
Par maud96 le Vendredi 31 juillet 2009 à 9:58
J'avais lu hier... et j'ai eu plein de pensées "perverses" surtout en lisant après un article d'Abraham sur cette menace terrifiante pour l'enfance qu'est la "castration"... Quand nous étions ensemble dans la baignoire, moi et mes grands frères, je me consolais de ne pas avoir de zizi parce que moi, au moins, j'avais des cheveux longs !
Par alesia le Samedi 1er août 2009 à 19:38
oui, mais... qu'en est-il de la petite fille qui veut épouser son papa ? Du petit garçon qui veut se marier avec sa maman ?
Bien sûr qu'il n'y a pas d'idées sexuelles derrière cela, mais bien la volonté de prendre "la place de l'autre parent".
 

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