Mardi 27 septembre 2011 à 8:21

Politique, économie, religion.

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     Plusieurs mails de mes lecteurs me demandent ce que je pense du passage à gauche de la majorité au Sénat.
    Je ne suis pas du tout un expert en politique, et je ne m’y intéresse que parce que je suis un citoyen comme un autre et que je dois voter et donc m’informer avant.
    Ce ne sera donc qu’une opinion personnelle, dont la valeur est toute relative.


    Depuis quelques jours on parlait d’un passage à gauche de cette majorité, mais c’était assez incertain, car la loi électorale étant faite pour que le Sénat soit stable et plutôt à droite, l’élection est faite par environ 144 400 “grands électeurs”, qui sont : les députés, (577 en 2007), les conseillers régionaux (1900), les conseillers généraux (4000), les délégués des conseils municipaux (137 931),et les représentants des français à l'étranger qui élisent 12 sénateurs.
    En fait le Sénat étant renouvelé par moitié tous les 3 ans, seule la moitié de ces grands électeurs votaient dimanche.
    Les représentants des conseils municipaux représentent donc 95% de ces grands électeurs, et ne sont pas forcément des adhérents à un parti, car dans la campagne, on vote pour un homme souvent parce qu’on le connaît ou que l’on estime ses qualités de gestion de la commune.
    Ils ont donc une certaine indépendance politique.
    Néanmoins aux dernières élections de nombreuses communes avait été remportées par la et donc on s’attendait à une poussée du nombre de sénateurs à gauche, mais pas forcément un changement de majorité.
    Avec 177 sièges dans la Haute Assemblée, cela me paraît donc être un succès incontestable pour le parti socialiste et ses alliés. Pour la première fois sous la Ve République, cette chambre, inventée pour être un élément de stabilité, vit une alternance.

    La droite, c’est à dire le gouvernement actuel, récolte ce qu’elle a semé.
 Comme pour la plupart des réformes qu’elle a entreprises, et qui je pense étaient nécessaires sur le plan des principes, elle a fait des réformes locales en ignorant le terrain et en croyant à l’infaillibilité du Président, qui régit tout avec un autoritarisme démentiel. Les réformes des collectivité territoriales et de la taxe professionnelle ont agacé les élus locaux.
    Surtout le gouvernement, pour faire des économies, a désengagé les finances de l’Etat de  très nombreux services à la population et en reporte les frais sur les collectivités régionales et locales.
    La droite nous dit qu’elle n’augmmente pas les impôts, mais elle oblige
    Les routes ne sont plus entretenues sur financement d’Etat, on supprime tribunaux, maternités (il faut faire 60 km en voiture pour aller accoucher !!) et hôpitaux, les bâtiments des enseignements primaire et secondaire sont payés par les finances locales, mais l’Etat supprime des classes et des professeurs, la Poste, la SNCF sont privatisés et n’assurent plus les dessertes des petites localités..... Bref liberté, égalité, fraternité ne sont plus de mise et, dans les campagnes, la tradition républicaine n’est pas un vain mot ! 

    La conjoncture politique a ensuite fait le reste. Les effets de la crise sont sensibles en Europe sur toutes les majorités sortantes. Et il n’y avait aucune raison que la France échappe  à cette règle. Même s’il s’agit du vote de 70 000 grands électeurs, lors d’un scrutin indirect.
    De plus la droite avait déjà depuis quelques années une réputation assez sulfureuse, mais des scandales récents, comme l’affaire de Karachi (à laquelle des proches du président sont mêlés) et l’affaire du médiator, (dont Nicolas Sarkozy était l’avocat), ont aggravé les doutes.

l    Le changement de majorité au Palais du Luxembourg est, à mon avis,  un avertissement adressé à la droite à sept mois de la présidentielle et une aide médiatique précieuse pour la gauche, en vue de cette élection.
    En étant majoritaire au Sénat, la gauche devrait disposer d’une tribune de poids  et d’un outil pour retarder des initiatives indésirables du gouvernement, qui fera tout pour mettre à l’avance des bâtons dans les roues d’un futur gouvernement de gauche. La « règle d’or » du Président de retour à l’équilibre budgétaire qui devait être inscrite dans la Constitution, a vécu, faute de majorité qualifiée pour l’adopter.
    La gauche dispose d’une nouvelle plate-forme où s’opposer à la politique de Nicolas Sarkozy. En campagne présidentielle et législative, elle en usera largement.

    Mais si on veut que les français aient à nouveau confiance dans la politique, il faudra nettoyer les écuries d’Augias !
Par alyane le Mardi 27 septembre 2011 à 9:23
Vu les derniers événements, ce résultat ne m'étonne pas!
Par coldtroll le Mardi 27 septembre 2011 à 10:37
moi, je ne cherche même pas à comprendre la politique, pace que je pense qu'on s'est égaré quelque part entre la première guerre mondiale et disons au hasard les années 70, peut-être encore plus tôt (enfin à partir du moment ou la politique n'a plus été une affaire de convictions, mais surtout de gros sous)
déjà, je trouve la classification en droite gauche mauvaise. pour moi, les anarchistes, classés en extrème gauche, n'ont rien à y faire, l'anarchie promulgant pour moi des valeurs relevant plutôt de l'extrème droite. et le FN, je le mettrai plutôt en extrème gauche (il m'apparait que le FN vise à une sorte de "socialisme" élitiste un peu chtarbée, mais bon, je peux me tromper)
les communistes et autres "révolutionnaires" chez moi seraient à gauche, le Ps au centre, et l'ump à droite. enfin, bon, perso, je trouve ça plus clair comme ça pour comprendre les idées de tout un chacun.

pour revenir sur notre droite capitaliste, il me semble qu'au début, ça devait resembler à un accord tacite entre politiques et industriels (en soit, le capitalisme ne m'apparait pas comme une mauvaise chose, dans son utopie) c-a-d que les deux devaient marcher main dans la main, les premiers dirigeant et faisant tourner le pays en s'appuyant sur les seconds, les seconds investissant massivement afin de péréniser l'emploi et s'assurant de la stabilité du pays.
mais comme qui dirait, le contrat a été rompu. moi, je ne comprends pas pourquoi les capitalistes s'acharnent à vouloir diriger en favorisant une élite du commerce, quand cette élite refuse de jouer le jeu, et ne pense qu'à son profit.(enfin si, je comprends qu'au passage, les politiques s'en mettent eux aussi plein les poches et garnissent celles de leurs amis, mais je parle juste d'idéologie)

mais les socialistes ne valent pas mieux, je ne pense pas qu'un seul député-maire accepte de se serrer un peu la ceinture en temps de crise (tu imagines, les pauvres, avec 13000 ou 15692€ au max, ils ont du mal pour les fins de mois !)(et encore, à cela on peut ajouter les 9100€ pour payer ses collabos, ses cinq lignes de téléphone et ses voyages sncf 1ere classe gratos)
si on leur demandait pendant un an de sacrifier 3000€ sur leur paie mensuelle (somme que ni moi, ni ma copine ne gagnons par mois, nous en sommes loin), le pays gagnerait 21 millions d'€.
et pourtant, ils défendent leurs avantages, comme des gosses refusant de partager un sac de bonbons.
vraiment, ces gens m'écoeurent.
Par autresrimes le Mardi 27 septembre 2011 à 15:05
bonjour Jean-Pierre
t'invitant a découvrir l'article sur mon blog en ce mardi 27 seotembre
"concours poèmes---"

A+ du troubadour Emmanuel
 

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