Mercredi 13 août 2014 à 8:47

Actualité

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   J’ai déjà fait plusieurs articles sur les différences entre hommes et femmes au niveau du cerveau (voir notamment 14/6/2014)
    En fait les différences sont importantes à trois niveaux : génétique, certains centres du cerveau et hormonal. Ce sont les différences physiologiques en fonction du « sexe » et non du « genre ».

        Au plan génétique, tout le monde sait que l’homme possède un chromosome X et un chromosome Y alors que la femme possède deux chromosomes X. Evidemment ces chromosomes transportes des caractères propres à chaque individu, mais certaines caractéristiques sont spécifiques.
    Ces chromosomes commandent à l’origine le développement du corps et donc du cerveau, mais aussi de l’appareil hormonal et sexuel. Ils sont donc à l’origine des différences correspondantes et notamment celles ci dessous.
    L’homme et le singe possèdent un patrimoine génétique de base, commun à 98,4 % ; ce qui laisse 1,6 % de différence seulement… contre environ 5 % de différence génétique entre l’homme et la femme, mais il ne faut pas en conclure pour autant qu’Ainsi, un homme mâle est physiologiquement plus proche d’un singe mâle que d’une femmeet pire que les femmes sont plus proches des guenons ! (même si j’appelle certaines de mes correspondantes mes « guenons », mais parce que je me considère comme un vieux singe et que c’est finalement un mot d’amitié).

        Au plan hormonal, les différences hommes-femmes sont bien connues en biologie et si toutes les hormones sont présentes chez les uns et les autres, elles le sont en quantité différentes et intervient à des moments très différents.
    L’intervention de la testostérone et des oestrogènes sont bien connues. par contre on connait moins bien l’intervention d’autres hormones ou neurotransmetteurs.
    Par exemple l’ocytocine chez les femmes, qui peut agir sur les glandes mammaires et l’utérus, intervient dans l’accouchement, dans l’allaitement, mais aussi dans le développement de l’instinct et de l’attachement maternel, mais aussi dans le développement des liens sociaux.
    Le stress ne semble pas sécréter de la même façon les neurotransmetteurs, même si le cortisol est produit par les deux sexes.

        Au plan du cerveau :
    La seule partie vraiment différente est une toute petite partie du cerveau central qui régule notre vie, dans l’hypothalamus : c’est un petit centre de l’hypothalamus qui gère notre sexualité, et gère notamment l’hypophyse, qui donne des ordres chimiques aux autres glandes et notamment contrôle les sécrétions hormonales.
    Il est donc normal que cette partie soit différente en fonction du sexe, puisque les hormones concernées le sont aussi.
    Mais on constate certaines différence générales :
    Les deux hémisphères du cerveau travaillent toujours ensemble, mais suivant les tâches, l’un peut avoir la priorité sur l’autre ; certains traitements se font plus particulièrement dans un hémisphère sans doute pour permettre des liaisons plus rapides entre neurones. (la langage est surtout traité par l’hémisphère gauche, bien que ses aspects émotionnels soient traités par l’hémisphère droit).
    L’imagerie montre que certaines structures n’ont pas la même taille dans les cerveaux féminins et masculins et que la façon dont les diverses structures interviennent entre elles pour certaines tâches données, n’est pas la même.
    Il semblerait que les cerveaux masculins aient 10% de neurones (matière grise) de plus que les cerveau féminins, mais que les femmes aient davantage d’axones et donc de connexions (matière blanche). Surtout les connexions seraient plus nombreuses chez les hommes dans un même hémisphère alors que les femmes auraient davantage de connexions dans le corps calleux qui connecte les deux hémisphères.
    On constate des différences plus particulière, par exemple en matière de perception :
    Par exemple, les femmes, (en moyenne statistique, bien entendu, et avec de larges variations individuelles), entendent deux fois plus fort (2,3 fois, en moyenne) et, dans une conversation avec un homme, elles l’entendent donc « crier » — et le croient agressif ou en colère - tandis que les hommes ont le sentiment qu’il parle de manière « confidentielle et complice »…
    Par ailleurs compte tenu des différences de connexions, les hommes écouteront davantage avec j’hémisphère gauche verbal, logique et donc critique, alors que les femmes mettront davantage en jeu les deux hémisphère et donc les aspects émotionnels : eElles entendent ce que l’on dit, mais surtout comment on le dit et elles sont plus sensibles aux inflexions de la voix, au rythme de la respiration….
    On constate que les hommes sont en moyenne plus performant dans les représentations spatio-temporelles, mais que les femmes sont plus douées en matière d’expression de compréhension surtout des aspects émotionnels

    Ces différences sont plus importantes chez les adolescents entre 1 » et 18 ans, puis s’atténuent ensuite, ce qui montre qu’il y a au départ une cause génétique, puis qu’ensuite l’éducation et la formation interviennent.

    Il faudrait en outre citer également des différences provenant de l’évolution, du fait que certaines orientation innées mettent des millénaires à évoluer. Nous avons hérité de la préhistoire des prédispositions ou incitations inconsciente, qui évidemment sont variables d’un individu à l’autre. Par exemple l’instinct maternel est plus influent que l’instinct paternel, la femme attend de l’homme une certaine « protection » que l’homme est enclin à lui apporter.

    Il faut cependant prendre ces différences avec beaucoup de précautions. Elles résultent de statistiques et de moyennes, valables en général, mais il peut y avoir de beaucoup plus grandes différences d’un individu à l’autre.
    Par ailleurs si on constate des différences au plan strictement physiologique, les conclusions que l’on peut en tirer au plan du comportement sont beaucoup plus aléatoires.
    La plupart de ces différences au niveau du cerveau et surtout des comportements, ayant été constatées chez des adultes, il est souvent difficile de savoir si elles sont innées et d’origine génétique ou si elles sont acquises.

    Surtout il ne faut pas en déduire des jugements de valeur, notamment au plan intellectuel.
    Il est certain que le fonctionnement du cerveau est très nettement différent dans certains domaines, chez les garçons et les filles. Mais il ne faut pas en déduire que les uns sont « supérieurs aux autres » dans ces domaines, et surtout transposer des résultats généraux à des cas particuliers.
    Par exemple, une femme est plus douée en moyenne que les hommes sur une certaine tâche, cela ne veut pas dire qu’un homme particulier ne réussira pas encore mieux, et vice versa.
    Il n’est donc absolument pas justifié de se baser sur de telles
    Les neurosciences sont en quelque sorte en avance sur le débat public aujourd’hui. Elles mettent en avance des différences cérébrales entre hommes et femmes, dans un monde où la justice sociale a encore du progrès à faire. Nous votons des lois qui instaurent et préservent l’égalité de droit entre hommes et femmes, et le risque est de voir ces découvertes fragiliser la volonté d’équité et de parité.

    Je reparlerai demain de la polémique ridicule sur la « théorie du genre ».
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