Dimanche 19 août 2007 à 15:52

Tristesse, désespoir

    Pendant l'été, les correspondantes qui viennent me confier leurs peines sont en général celles que leur petit ami, copain de classe, a laissées tomber, la coupure des vacance ayant été fatale à leur amour de jeunesse.
    J'ai aussi quelques jeunes qui ont eu des peines plus graves : mort d'un être aimé, agression, divorce difficile des parents...L'été leur apporte en général un certain apaisement et les distrait un peu de leur peine.
   
    Mais parmi mes correspondantes certaines n'ont pas de raison essentielle d'être malheureuses, mais sont cependant angoissées et je les classerai en deux catégories.

    Celles qui ont la hantise de leur passé, le remord des erreurs qu'elles ont faites et/ou le regret de ce qu'elles n'ont pas su ou osé faire.
    J'ai écrit plusieurs articles sur ce problème et je reprendrai bientôt ce sujet.
    Je répète encore une fois cette réflexion : on ne peut changer le passé; Il est ce qu'il est. Alors à quoi bon regretter puisqu'on ne peut plus rien y changer. C'est du temps perdu qui, en outre, vous rend malheureux.
    Alors essayons d'analyser les raisons des échecs ou de ce qui s'est mal déroulé, tirons en les leçons et prenons des résolutions pour que cela ne recommence pas.

    Celles qui ont une peur systématique de l'avenir, soit parce qu'elles ont peur de ne pas être à la hauteur et de ne pas réussir, soit parce qu'elles ont une hantise systématique des dangers et des catastrophes.
    Je pense que le défaut de ces dernières est d'être trop manichéennes (ne connaitre que le noir et le blanc alors que tout est gris), et de trop écouter les médias.
    Certes il y a un danger dans tout. C'est vrai, car rien n'est jamais sûr à 100 %, mais quelle est la probabilité de ce danger.?
    Quand on voit les médias monter en épingle les dangers cancérigènes de certains produits et qu'on regarde les probabilités des études correspondantes et les quantités qu'on mange, on a une chance sur quelques millions d'être malade, quand ce n'est pas quelques chances sur un millliard. Alors ne nous affolons pas!
    La probabilité d'avoir un accident d'avion au km parcouru est très faible et pourtant beaucoup en ont peur, alors que celle d'avoir un accident de voiture est beaucoup plus forte, mais cela n'empêche pas les mêmes personnes de conduire et de ne pas vouloir faire 100 mètres à pied.  Est ce logique ?
Cela dit, malgré cette probabilité d'accident pas négligeable, j'ai fait en cinquante cinq ans, plus d'un millions de km en voiture et je n'ai jamais eu d'accident. Juste une fois une dame qui est rentré dans l'arrière de ma voiture parce qu'elle regardait les vitrines et cela m'a tordu mon pare choc !
    Alors il faut cesser de voir des dangers partout : leur probabilité d'arriver est le plus souvent très faible, ce qui ne vaut pas dire qu'il ne faut pas prendre certaines précautions (assurance auto, mettre sa ceinture, bien regarder la route, ne pas conduire n'importe comment, ne pas boire ou fumer du cannabis, prévoir le comportement des autres ....)
    Quant à la peur de ne pas réussir, elle est naturelle, mais il faut alors s'efforcer d'examiner calmement ses qualités et défauts, et on s'aperçoit en général que l'on est tout à fait capable de réussir, à condition de ne pas s'enliser dans la peur et l'inaction, mais de relever le défi, de réfléchir aux actions à prendre pour réussir et de se mettre courageusement à la tâche.

    Pour terminer je citerai cette phrase que j'ai trouvée dans le blog d'une de mes lectrices (http://auclairdeplume.cowblog.fr/) :

 ".....Ne pleurez pas votre passé,car il s'est enfuit à jamais. Et ne craignez pas votre avenir, car il n'existe pas encore.
Vivez dans le présent et tachez de le rendre aussi beau que vous vous en souviendrez toujours... "
Ida scott Taylor

    “Carpe diem” disaient les Romains.



Par auclairdeplume le Dimanche 19 août 2007 à 20:37
"Seize the day" disent les anglais :p

Mais nous sommes français n'est-ce pas ? Alors *cueillez le jour présent*

Je re-posterais un commentaire sur cet article mais là, je dois aller manger.

Bien à toi, Hélène
Par puccakik le Mardi 21 août 2007 à 13:48
où me classerais-je?? hmm hmm...
un mix des 2: peur de l'avenir car peur d'y refaire les mêmes erreurs...
mais j'ai envie d'avancer now... même si mon passé me frenne par moment lorsque mon ex chamboule tout!
ah l'"amour"... MDR
il y a tant de malheurs que je passe vraiment pour une de toutes ces petites pufs superficielles qui croient que le monde s'écroule quand elle se retrouve seule... (sans petit copain) car en fait la famille et les potes sont toujours là...
 

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