Dimanche 7 décembre 2008 à 8:25

Tristesse, désespoir

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  Commentaires et mails sont venus nombreux à la suite de mes derniers articles. Beaucoup d’entre eux font preuve de l’envie de s’en sortir, mais pas tous. Dans un commentaires de l’article d’hier j’ai essayé de répondre à une lectrice qui me disait : “Pour s'en "sortir" il faudrait déjà savoir pourquoi le faire ...”.

    Mais la plupart de vos mail disent : "Ce n’est pas si facile que cela de s’en sortir, même si on en a envie...."
    Cela je le sais, et c’est pour cela que je viens parfois aider certains ou certaines d’entre vous pendant un temps.
    Mais quelques recettes générales sont utiles :


    Esayez de ne pas penser tout le temps à votre détresse, à vos problèmes,
de vous apitoyer sur votre sort. Cela ne fait que vous ramener à votre tristesse
    Pensez au contraire au verre à moitié plein, à ce qu’il y a de bien autour de vous, à ceux qui vous aiment, à ce que vous avez, à ce que vous pourriez faire d’intéressant et de joyeux, à tous les petits instants de bonheur.
    Il ne tient qu’à nous de ne pas nous faire un univers tout noir. Quand il pleut nous pouvons toujours imaginer le soleil et l’été. Ils sont déjà arrivés et ils reviendront.

    Détachez vous du passé. Chassez remords et regrets. Le passé ne se refait pas, à quoi bon tout le temps revenir dessus. Il faut en tirer les leçons pour ne pas tomber dans la même ornière et tourner la page, ou sinon ne penser qu’aux bons souvenirs du passé.

    Pensez au contraire à l’avenir. Au départ, faites des rêves, mais ne restez pas trop longtemps dans ce monde irréel. Essayez de voir quelle part des rêves peut être proche d’une réalité possible et transformez la en projets, en buts réalisables avec de la volonté, de la tenacité, du travail et un  peu de chance. Et puis tâchez de vous donner les moyens pour réaliser ces projets.
    La vie n’est belle que si on a de l’espoir et ce sont les projets qui le matérialisent.

    Essayez d’augmenter la confiance que vous avez (ou n’avez pas) en vous. Dites vous qu’il ne faut pas céder aux impulsions émotionnelles mais essayer de raisonner pour surmonter son pessimisme et avoir davantage confiance en soi.
    Faites le bilan de vos défauts et de vos qualités. Vous verrez que vos défauts peuvent être en partie corrigés et que vos qualités ne sont pas négligeables et peuvent être cultivées.
    Pour une fois pensez au passé et voyez tout ce que vous avez déjà réussi et pensez à toute la vie que vous avez devant vous pour réussir bien plus.
    Et puis vous êtes jeune donc vous manquez encore d’expérienece, mais dites vous qu’elle augmente tous les jours et que donc la confiance en vous va venir.

    Je constate souvent que vous vous ennuyez et que cet ennui vous amène à penser à vos problèmes. Alors occupez vous le plus possible et surtout variez vos activités. Lisez, écrivez, écoutez de la musique, voyez des films, la télévision, mais pas des choses tristes et horribles, mais au contraire de l’humour, de la gaité, de la poésie, du bonheur.
    Ayez des activités sportives, cela soigne à la fois le corps et l’esprit.     Essayez de mieux faire votre travail de classe. Vous finirez par être fière de vos résultats sportifs et intellectuelles
    Occupez vous des autres, de votre famille, de vos camarades, de vos amis. Penser aux autres évite de s’apitoyer sur soi.

    Et lorsque vous n’allez pas bien, surtout le soir avant de s’endormir, ne laissez pas vos pensées tristes tourner en rond dans votre cerveau émotionnel. Essayez de raisonner, de revenir au contöle du cortex frontal, de celui qui réfléchit objectivement. Et si vous n’y arrivez pas essayez de faire quelque chose de logique : pas un devoir de maths bien sûr, mais un mot croisé, un sudoku, un jeu de réflexion ou lire un livre qui fait réfléchir pour résoudre des énigmes.

    Et surtout si vous n’arrivez as à vous en tirer seul(e), n’hésitez pas à appeler à l’aide. N’essayez pas de gommer votre souffrance par pudeur, ou parce que vous êtes très introvertie et que vous n’aimez pas vous confier.
    Le vieux singe est aussi introverti et pourtant il arrive à discuter avec ses guenons et ses babouins, et cela ne le choque pas du tout qu’on lui raconte ses malheurs. C’est d’abord une source de décompression, puis on réfléchit ensuite ensemble.
    La discussion apporte toujours quelque chose à condition d’en rester aux constatations, à l’analyse des situations, des faits et des  personnalités,à la recherche des solutions mais en s’abstenant de tout jugement de valeurs vis à vis des personnes.

Par INC le Dimanche 7 décembre 2008 à 9:00
Très franchement (à part les jeunes qui ont été abusés et maltraités pendant leur enfance), y a rien d'insurmontable je crois. C'est souvent des problèmes de coexistence avec le reste du monde et là dessus, l'ado est un être qui adore se compliquer la vie.
Forcément, les gens ont du mal à vivre avec leur temps et à comprendre qu'à tout âge, il y a des moins, mais aussi des plus. Surtout si on reste centré sur le cas du jeune qui ne se rend pas compte qu'il a encore une vie super peinarde.

Mais ça m'fait penser à quelque chose de tout à fait différent. Tu pourrais peut être, si le coeur t'en dit, parler un jour d'un sujet complètement délirant (dans le mauvais sens du terme) : le nombre d'ados qui se suicident après avoir vu publier des photos d'eux (sur facebook bien souvent) très honteuses, prises lors de soirées trop arrosées (dont l'explosion est exponentielle).
Par Maybe.Be le Dimanche 7 décembre 2008 à 9:35
Je n'suis pas du tout d'accord avec le commentaire d'INC. Faut pas comparer fin j'sais pas... On n' peut pas dire que se faire violer ou quoi soit supérieur ou non à une autre tristesse. Dans ce cas là, tout ados qui est triste pour une autre raison que celle-ci fait son cinéma c'est ça ? Juste parce que il n'a pas été maltraité plus jeune ? En gros, la tristesse c'est un choix quoi. Pfff. C'est nawak ça j'trouve. Fin j'sais pas y a d'autres sources de tristesse que le viol et la maltraitance. Fin v'là en plus de cela, y a même pas forcément besoin d'une grosse raison en particulier. Fin chacun à sa sensibilité. On n'peut pas juger si quelqu'un est réellement triste ou pas ou dire qu'il ne l'est pas juste parce que sa raison ne serait pas "valable" dans la ptite tête de certain[e]s. Fin bon bref. Je n'suis pas d'accord. C'est comme ça.
Par MiMiNe le Dimanche 7 décembre 2008 à 12:33
En grandissant je trouve qu'on se rend compte que les choses qui nous "rendait" triste n'était que des futilités. Et je pense que mes amis pensent la même chose.
Après chacun à ces soucis.
Par JazzyScoop le Dimanche 7 décembre 2008 à 18:07
Je suis moitié d'accord avec INC et à moitié aussi avec Maybe.Be ( j'ai toujours du mal à me décider c'est ainsi ! ^^ ). Évidement aucune tristesse n'est comparable mais il y a pas mal de petites choses qui nous font déprimer et que l'on pense insurmontable et qui en réalité le sont assez facilement. Je ne pense pas que l'on puisse guérir totalement de tout mais au moins à petites doses tout peut s'atténuer si on sait parler aux bonnes personnes et être avec elles.
Par Immaturation le Lundi 8 décembre 2008 à 10:47
Tout est surmontable, si, à coté de soi, il y a des gens pour nous remettre les pieds sur terre. J'pense que avoir quelqu'un sur qui compter, ça peut être important.

Par contre, ya des gamins qui se sont fait violés étant petit, qui ne s'en souviennent même pas, on appelle ça la mémoire sélective. Donc ne dis pas INC que c'est plus dur à surmonter ou quoi, car certaines personnes ne s'en souviennent pas DU TOUT.
Par INC le Lundi 8 décembre 2008 à 13:52
Je les ai juste cités ces gens là alors ne m'faites pas une crise émotionnelle. Je dis juste que ces gens là peuvent avoir des raisons quasi incontestables d'aller mal (quand ils vont mal parce qu'il y en a beaucoup qui n'étalent pas ça au grand jour). Maintenant, l'idée, c'est que chacun à son échelle de valeur, objectivement.

Si c'est dramatique pour une ado de s'casser un ongle, ben en définitive, il faudrait respecter son malheur. Sauf que le jeune a, de base, un potentiel remarque pour se créer des raisons d'aller mal qui n'en sont pas. Ca doit être son romantisme cutané ><

Mais j'ai jamais dit que je décernais une médailles aux survivants de la jeunesse. Et puis Immaturation, évitons d'enfoncer les portes ouvertes, les gens qui ne s'en souviennent pas n'interviennent pas dans les gens cités. Qu'est ce qui faut pas entendre...

D'ailleurs ces gens là continuent à vivre malgré ce qui leur est arrivé même si c'est une chose dont une se débarrasse probablement jamais contrairement à bien d'autres qui font tant déprimer les petits êtres fragiles que nous sommes. Donc ouais, tout est question de volonté de gestion.
Par INC le Lundi 8 décembre 2008 à 13:57
Et puis pour répondre à May Be, j'crois pas que la tristesse soit une maladie. Au bout d'un moment ça devient de la complaisance si rien de concret ne maintient la personne dans un malêtre exacerbé. Enfin, c'est une question de caractère à mon avis.

C'est censé faire assez mal pour qu'on finisse par chercher comment s'en extirper et en général, ça occupe déjà assez pour se rendre compte, à moins d'un truc incurable, que la tristesse c'est pas un moteur à part pour écrire des romans.
Par INC le Lundi 8 décembre 2008 à 13:59
Mais mais mais, j'ai oublié, ça n'empêche pas bien sûr qu'on ait tous des périodes de tristesse ou X raisons. Après, les gens chez qui ça devient une habitude, ça m'irrite. Tout le monde ne soutient pas la tristesse.
 

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