Jeudi 19 mars 2009 à 9:23

Tristesse, désespoir

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    Je discute souvent avec mes correspondantes de leurs problèmes, de leurs causes et des solutions possibles, et certaines pratiques que vous mettez en pratique en croyant bien faire pour oublier votre peine - comme la scarification ou le recours à des calmants voire des drogues douces ou l’alcool, - me paraissent dangereuses pour votre équilibre psychique et votre santé
    Mais vous me dites dans vos mails, combien il est difficile de ne plus recourir à une habitude que l’on a prise pour tenter de lutter contre sa peine et sa souffrance, et la quasi impossibilité de surmonter celles-ci.
        Vous me paraîssez résignées, sans volonté, sans forces, comme l’autruche qui met sa tête sous l’aile pour ne pas voir le danger.
        Je comprendrais cette attitude de quelqu’un en dépression, dont le cerveau ne peut plus réagir et qui doit attendre d’aller mieux pour raisonner à nouveau normalement..
        Mais, sauf dans quelques cas particuliers graves, les raisons de vos souffrances, que vous me donnez, ne me paraissent pas correspondre à un tel désarroi et je suis étonné de cette contradiction et de cette apathie.

        Je connais pourtant une jeune ado, qui a des problèmes bien plus graves et plus éprouvants que ceux que vous évoquez, mais qui a la volonté de s’en sortir et cherche à se comprendre et à comprendre les raisons de sa souffrance, à réfléchir aux moyens qu’elle pourra utiliser et ensuite, à les réunir, à apprendre à s’en servir.
        Elle me fait penser à une véliplanchiste dans une mer houleuse, qui se bat sur sa planche contre les élements. Elle dessale parfois, mais ses amis lui tendent la main, et l’aident à remonter, et elle repart courageusement, et peu à peu son équilibre se fera plus sûr et elle atteindra le rivage salvateur.

    Je ne crois pas que se complaire dans sa souffrance, dans les images rouges et noires de sang et de mort, soit une solution. Il faut reprendre en main votre destinée, vous faire aider si vous ne vous sentez pas capables de vous en sortir seules, mais rester là à contempler sa peine, à se plaindre  et à se faire plaindre, n’est certainement pas la solution pour s’en sortir.

    On a souvent l’impression en lisant vos blogs et en discutant avec vous qu’une suite d’événements mineurs ont déclenché un processus, qui vous a fait peu à peu vous isoler dans un monde imaginaire qui vous mine progressivement : je l’appelle “la prison de verre dont on a perdu la clé”.
    Mais aussi que vous avez cédé à l’entraînement de ceux avec qui vous êtes en contact, à la mode, aux marchands d'accessoires et de CD dont les objectifs sont mercantiles, et que ce monde imaginaire est le plus souvent un monde de tristesse, de sang, de superstitions et de mort, totalement déconnecté du réel.
    Cela m’inquiète, parce qu’en restant ainsi dans vos idées, vous vous isolez complètement de votre environnement, vous restez enfermé avec votre tristesse, vous ne réagissez plus et votre mal vous ronge peu à peu.
Deconnectés ainsi du réel, vous avez parfois des réactions vis à vis de votre entourage qui sont exagérées, et augmentent votre malaise.
    Vous vivez dans le monde qui vous environne comme si vous étiez dans votre monde imaginaire, et vos actions semblent alors peu sincères, comme si vous jouiez la comédie et votre entourage ne vous prends pas au sérieux, vous accuse d’en faire trop et ce, d’autant plus que votre inconscient vous pousse à attirer l’attention sur votre état et donc à faire un peu de “cinéma”.
    Je ne suis pas sûr que vous ayez conscience de ce décalage et pourtant, si vous voulez vous sortir de votre tristesse, il faut quitter votre monde utopique et vos chimères, il faut revenir dans notre monde, celui de la vie et du raisonnement rationnel, celui où vous étiez avant.

    Une autre raison de votre tristesse c’est la trop grande propension au regerts et aux remords qu’ont la plupart d’entre vous.
    Ce sera l’objet de mon article de demain.


Par Boulevard.clandestin le Jeudi 19 mars 2009 à 10:25
:)
avant d'ecrire mon mail, je voulais dire que le site sur les borderline (le premier quand fais la recherche dans google), est (parait il) un faux et une grosse arnaque (d'où le fait que beaucoup de personnes se reconnaissent dans le test). Je vais bien, je me bats un peu tout les jours pour avancer, gagner du terrain sur mes peurs avec comme grand coup de pouce mon médicaments, mais ce n'est pas grave. J'avance et je souris.
Bonne journée. Je repond a votre mail ce soir, j'ai enfin le temps. :)
Par Olsson le Jeudi 19 mars 2009 à 14:00
Pour répondre à Boulevard.clandestin, le diagnotic "bordeline" c'est un peu le poubelle. On t'y met quand on ne sait pas ce que tu as ou quand tu ne rentres pas dans un mal précis. Enfin, je dis ça, ça ne fait rien ^^°.
Quant à l'article, je ne suis pas tout à fait d'accord. Au départ, c'est qu'il y a un soucis dans le monde réel. Bon, d'accord ce n'est pas la bonne solution de s'enfermer dans un monde utopique. Mais pourquoi chercher vainement à faire revenir ces gens à la réalité de la société que visiblement, ils ont fuit ? Il faut trouver un compromis, quelque chose qui est différent pour chaque individu. On ne peut pas dire à quelqu'un "reviens dans la réalité, tu te complais dans ton mal, tout ce que tu as construit est faux". On me l'a dit et ça a fait l'effet complètement inverse.
Sur ce, bonne journée ! =)
Par Ilmailla le Jeudi 19 mars 2009 à 19:11
La plupart s'inventent des problèmes, aussi ^^'
Ou leur donne une importance disproportionnée. C'est le manque de recul quoi
Par Ilmailla le Jeudi 19 mars 2009 à 19:13
Ah et pour répondre à Olsson,

Il FAUT que les gens reviennent à la réalité. Pourquoi ?
Vivre dans l'illusion est très malsain... Il faut juste accepter les choses comme elles sont, aussi "moches" soient elles. vivre dans un monde inventer, ce n'est pas vivre, tout simplement ^^'
Par Ilmailla le Jeudi 19 mars 2009 à 19:35
Je me parait normale aussi =)
Par Olsson le Vendredi 20 mars 2009 à 12:49
Et si leur réalité était différente de la votre ? On ne peut forcer quelqu'un à revenir à tout ce qu'il a fuit. Je connais très bien quelqu'un, (mon meilleur ami à vrai dire) qui s'est développé dans une bulle, en dehors de la réalité. Bon, il a bien morflé, mais comme tout le monde. Puis la bulle a évolué et lui aussi. Il n'accepte cependant pas la réalité. Ca fait de lui quelqu'un de pessimiste ? Triste ? Non. Il vit très bien et est heureux.
Sur ce que je veux appuyer c'est qu'on ne peut pas choisir pour les autres la réalité qu'ils doivent suivre. Que ce soit pour les autres un signe de "non vie" peut tout simplement être un manque de tolérance vis à vis de la vie de chacun. Mais je me doute bien qu'ici ce n'est pas pris comme cela, mais pour les conséquences psychologiques. Bref, ^^°.
 

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