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    Il nous est souvent arrivé, à vous comme à moi certainement, d’entendre ou de lire une information supposée, dite parfois sous forme interrogative et de croire ensuite que c’était une information réelle et avérée
.
    La presse et les médias sont en partie responsables car ils ont tendance à présenter les informations en oubliant les points d’interrogation et de ne pas vérifier sérieusement leurs sources.
    La recherche du sensationnel, de l’inédit, la volonté de captiver l’auditeur et la pression de l’audimat, font que malheureusement, lorsqu’ils présentent un fait divers, les personnes qui pourraient en être l’origine sont souvent présentées comme des coupables potentiels, alors que seule la présomption d’innocence devrait jouer. (ce qui a le don de m’agacer profondément, car c’est une source certaine de nuisance).
    Mais nous avons quand même tendance, quand on nous présente non pas des faits, mais des rumeurs, à les tenir pour vraies, et malheureusement à contribuer à leur propagation en les présentant ensuite comme des faits avérés.
    Pourquoi cette tendance des humains à être ainsi “crédules”. ?

    Pourquoi après avoir ou entendu une phrase présentant une information supposée et présentée sous forme interrogative, avons nous une telle attitude ?
    Deux psychologues belges ont montré qu'après avoir lu une telle phrase, l'esprit retire inconsciemment le point d'interrogation et retient qu'il s'agissait d'une affirmation.
    Morio Pondelaert et Siegfried Dewitte ont distribué à des volontaires des listes de phrases dont certaines étaient formulées sur le mode affirmatif, et d'autres sur le mode interrogatif. Il s'agissait de questions ou d'affirmations, empruntées au domaine des mathématiques ou de la biologie.
    Après les avoir lues, les volontaires ont reçu un document où chacune des phrases précédentes était écrite sous deux formes : une forme interrogative et une forme affirmative. Ils devaient choisir quelle était la forme initiale.
    Bien souvent, ils ont indiqué une forme affirmative alors que les phrases proposées n'étaient que de simples questions.

    Selon les psychologues, cet effet d'amnésie résulte du fait que le cerveau n'est pas fait pour retenir les propositions formulées sur un mode interrogatif.
    En effet, lorsque l'on se pose une question, le cortex frontal construit une situation fictive à partir de l’information reçue et cherche ensuite des éléments dans notre mémoire ou dans les documents de l'actualité à notre disposition (dans un article de presse, à la télévision, dons une conversation....) pour valider ou infirmer cette hypothèse.
    Mais quoi qu'il arrive, la scène a été construite mentalement, sous une forme certes fictive, mais affirmative.
    Si ensuite nous trouvons que l’information précitée est fausse ou vraie, nous enregistrons ce fait en mémoire. Mais si nous ne trouvons rien de probant, il n’y aura rien d’enregistré en face de l’information, et seule la situation imaginée sera conservée.
    Par la suite c’est elle que nous rappellerons en mémoire et les faits qu’elle décrit n’ont plus le point d’interrogation qui devrait nous rappeler que c’était une hypothèse non vérifiée.
   
   Quand nous ne sommes pas sûrs d'une information, essayons de la vérifier et surtout, ne la diffusons pas comme si elle était vraie

Par maud96 le Lundi 10 janvier 2011 à 12:38
J'aime bien le point d'interrogation ! Il marque un certain doute, une réserve de celui qui écrit, donc son recul, son esprit critique vis-à-vis de l'information reçue.
Il est vrai que le même point d'interrogation peut aussi semer la suspicion...
Par Artist-hic le Lundi 10 janvier 2011 à 13:55
ton texte est intéressant =) La crédulité est partout de nos jours... Il est bien de se poser des questions parfois plutôt que de toujours affirmer. Le point d'interrogation a donc sa place. Au passage je réponds à ton commentaire =) En fait je ne joue pas beaucoup de jazz. J'en ai joué un petit peu quand j'étais plus jeune mais actuellement je fais plus de la musique de fanfare, du funk, du ska ou des choses comme ça, se rapprochant des Orgres de Barback, des Blérots de Ravel... Depuis peu je suis dans une fanfare qui fait de la musique des Balkans. Mon grand truc c'est le baryton (on m'en avait prêté un pendant quelques années) et j'économise pour en acheter. Et au piano, c'est assez restreint, j'ai appris toute seule. En général c'est plutôt du Yann Tiersen et des petits morceaux que j'ai inventés.
Par princessehaley le Mercredi 12 janvier 2011 à 11:02
c'est vraiment intéressant ! J'étudie la communication et on ne sait jamais que je fasse journalisme hehe je retiendrai ton article dans ce cas :p
 

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