Samedi 6 juillet 2019 à 10:30

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

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   J’ai un assez bon sens de l’orientation, en ce sens que j’ai une bonne mémoire cartographique des lieux où je suis déjà passé et je trouve donc assez facilement mon chemin, au moins de jour et quand les lieux n’ont pas trop changé.
    Dans la campagne, je peux toujours me guider sur le soleil quand il y en a, et en partie sur la luminosité du ciel, s’il n’y a pas trop de nuages. Cela me permet de savoir où est le nord. Mais cela m’est déjà arrivé de me perdre, et j’ai toujours dans ma voiture une boussole, qui sert parfois.
Evidemment avec les GPS, on ne se perd plus, mais je n’en n’ai pas, car je ne m’en servirais pas assez.
    Mais j’aimerais bien avoir, comme les pigeons voyageurs, un circuit de mon cerveau qui m’indique la direction à suivre.
 
    En fait de nombreux animaux (pigeons, tortues, poissons…) ont « une boussole » dans leur cerveau et ont ainsi un sens de « magnéto-perception ».
    On sait que cette faculté est due à des complexes moléculaires constitués de deux protéines particulières :
        - l’une le cryptochrome fait réagir l’organisme à la lumière;
        - l’autre, qui comporte un atome de fer et un atome de soufre en son centre, qui est sensible aux champs magnétiques.
    Le complexe est formé d’une chaine de ces protéines magnétiques, autour de laquelle s’enroulent des cryptochromes de façon hélicoïdale. L’ensemble forme un tube magnéto-sensible, qui se comporte comme une aiguille de boussole.
    Si on isole ces tubes et qu’on les fait flotter dans un liquide, ils s’orientent selon l’axe nord-sud du champ magnétique terrestre.
    Présents dans le corps de certains animaux, ils doivent donner à certains neurones spécialisés des indications sur la nature ambiante de ce champ, leur permettant de s’orienter. On en a repéré par exemple dans la rétine des pigeons et il semblerait que ce complexe moléculaire leur donne des renseignements sur le champ magnétique et la position du soleil, grâce à des échanges d’électrons entre les deux protéines. On ne sait pas encore comment se fait ensuite la transmission nerveuse.
 
    Comme toutes les protéines, elles sont codées par des gènes, qui, lorsqu’ils s’expriment, entrainent leur fabrication.
    Or les gènes de ces protéines sont présents chez l’être humain, mais ils ne s’expriment pas, du moins de façon générale et nous ne sommes donc pas (ou plus ?) sensibles au champ magnétique terrestre.
    Mais ces découvertes sont toutes récentes, et dues notamment à de chercheurs chinois, et rien ne prouve que ces gènes ne s’expriment pas parfois chez quelques hommes dans le monde.
    De plus des études très récentes faites par l’institut technologique de Californie, ont montré une certaine sensibilité de l’homme aux champs magnétiques, que l’on ne soupçonnait pas.
    Des patients ont été placés yeux bandés dans une cage de Faraday, entourés de bobines qui pouvaient produire des champs variables en direction et en intensité. un casque permettait de relever des électroencéphalogrammes de leur cerveau.
    Les patients n’ont pas eu l’impression de percevoir, de sentir ces champs électromagnétiques.
    Mais les électroencéphalogrammes ont relevé une diminution importante des ondes lentes « alpha », qui sont habituellement présente quand le cerveau est relaxé et ne ne fait rien en apparence.
    On pourrait penser à des courants induits dans le cerveau, ou à des cryptochromes comme pour les animaux, mais ces processus ne sont pas sensible à la polarisation du champ, alors que cette sensibilité existe dans cette expérience.
    Les chercheurs pensent que ces champs agiraient sur des particules de magnétite, tout petits grains existant dans les membranes des neurones, qui seraient alors agités de mouvements et laisseraient entrer des ions, qui modifieraient l’état électrique du neurone.
    Cette perception n’a lieu que lorsque le champ magnétique est orienté vers le bas, ce qui est le cas pour le champ magnétique terrestre.
    On peut se demander si Homo spiens, qui a effectué de nombreuses migrations, était sensible au champ magnétique, et que l’homme en évoluant, aurait perdu cette capacité, devenue peu utile.
    Il y a un an, des chercheurs de Munich ont découvert dans des cerveaux (postmortem évidemment), la présence de magnétite, principalement dans le cervelet qui contrôle notre marche debout.

    Je ne sais pas si la génétique permettra, un jour, de restaurer cette expression du gène cher un grand nombre de personnes, mais il serait sûrement intéressant d’étudier si cela n’arrive pas chez certaines personnes qui ont des aptitudes particulières (les sourciers par exemple), enfin quand ces aptitudes sont relativement avérées et où il ne s’agit pas de charlatans.
Par autresrimes le Vendredi 12 juillet 2019 à 14:40
un amical bonjour Jean-pierre
en passant lire tes nouveaux articles
A+ du troubadour Emmanuel
 

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