Mardi 5 octobre 2010 à 13:53

Biologie, santé.

    J’ai entendu à la télévision un court reportage sur la police britannique qui dissuadait les voleurs en distribuant aux habitants d’une petite ville, à titre expérimental, des “marqueurs ADN”
    J’en avais entendu un peu parler car c’était en partie utilisé dans la lutte contre la contrefaçon d’objets chers, mais j’ai été chercher quelques renseignements et j’ai pensé que cela pouvait intéresser mes correspondant(e)s.

    J’ai fait plusieurs articles début juillet (dans “biologie, santé”) sur l’ADN et vous savez que c’est une grosse molécule organique, qui ressemble à une échelle hélicoïdale, dont les montants sont constitués de sucres (les désoxyriboses), reliés par des phosphates, et dont les barreaux sont formés à partir de deux bases parmi quatre (cytosine, guanine, thymine et adénosine), la cytosine C étant toujours opposée à la guanine G et la thymine T à l'adénosine A.
    J’avais expliqué sous quelle forme était l’ADN dans nos cellules et que c’était le support de notre hérédité, familiale et humaine.
    Mais on sait synthétiser tous les composants de l’ADN et on peut donc synthétiser des chaînes ADN artificielles, beaucoup plus courtes que l’ADN humain, et qui ne s’assemblent donc pas en nucléosomes.
    Cet ADN artificiel est donc une longue molécule, qui a la particularité de constituer un code par l’enchaînement des bases CGTA, code qui peut varier presque à l’infini en utilisant quelques milliers de bases : les barreaux de l’échelle

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/ADN.jpg
   
    Les marqueurs ADN se composent donc de molécules synthétiques d’un même ADN de synthèse, représentant un code unique, sous forme liquide ou de poudres, que l’on va mélanger à des produits liquides.
    Le produit liquide peut être un solvant ou un vernis qui se fixe sur des peintures, vernis, matières poreuses, métaux et qui adhère fortement.
    Si l’on dépose ce produit sur des objets risquant d’être volés (téléviseur, électronique, bijoux, véhicules, meubles, vêtements..), et il va marquer ces produits d’un code unique qui est celui attribué au propriétaire et c’est invisible à l’oeil.
    Si l’objet est volé, on peut ensuite l’identifier et le rendre à son propriétaire.
Plus gênant pour le voleur, il risque au contact de ces objets de se souiller avec cet ADN et qu’on retrouve ensuite  ce marqueur sur lui, sur des vêtements... pendant une durée de six semaines environ.
    Comme on connaît d’avance les codes recherché (ceux où il y a eu des vols d’objets analogues), l’identification peut être faite en quelques heures en laboratoire.

    Le marquage ADN offre un haut niveau de sécurité car il est impossible d’en décoder et transformer la combinaison choisie pour le client, le nombre de combinaisons possible étant tellement grand qu’on ne peut le contrefaire sans la connaître.
    Ces molécules
        - ne sont pas chères;
        - sont faciles à mettre en oeuvre   
        - sont un support idéal de code de marquage quasi invisible.

    En Allemagne et en Angleterre de tels marquages ont été mise en place dans les écoles d’abord, puis chez les particuliers par la police.   
    Les municipalités et les compagnies d’assurances ont pris en charge le coût modique de l’opération.
    Il semblerait qu’à la suite de ces expériences le nombre de vols ait diminué de moitié.
    Certains responsables de banques et de supermarchés rêvent déjà d’une douche d’ADN aspergeant les éventuels voleurs sur le point de quitter les lieux de leur vol.
    En fait  on compte surtout sur l’effet dissuasif. Sur 100 voleurs emprisonnés, 91 avaient entendu parler de l’ADN artificiel et 74 disaient avoir évité les lieux signalés comme utilisant cette protection.
    De tels marqueurs avaient déjà été utilisés avec succès pour repérer les produits d’origine et les contrefaçon qui ne possédaient ou aucun code ADN ou un code différent.

Par Musi le Mardi 5 octobre 2010 à 20:49
Très intéressant !
Mais je me pose une question...
Cette séquence, elle serait déterminée de manière aléatoire, ou cela aurait un lien avec le génome de la personne en question ? Je suppose qu'il s'agit de la première proposition, enfin, je l'espère ! Sinon, ce serait un très bon prétexte pour séquencer le génome de chacun(ou au moins certaines séquences spécifiques telles que les télomères), pour créer une base de donnée, et bienvenue à Gattaca...
Je suis toujours méfiant quand j'entend parler d'applications "industrielles" de la génétique
Par plop-maw le Mardi 5 octobre 2010 à 21:39
super, c'est génial. Je me demande toujours comment ils vont chercher ça. Bref moi je bouffe de la molécule ces derniers temps. Ça me plait tant que ça reste de la biologie moléculaire. Mais la chimie et la physique sont vraiment embêtante en licence 1 de biologie. ^^' On travaille sur les truc quantiques donc en fait j'ai toujours plus l'impression de faire de la physique. En plus les cours de mon profs sont incompréhensible et je dois toujours effectuer certaines recherche pour compléter, comprendre mon cours... Enfin dans l'ensemble ça me plait je m'y sens bien.
 

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