Jeudi 25 février 2010 à 8:09

Informatique, médias, internet

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    Pour ne pas assomer ceux ou celles qui ne s'intéressent pas aux préférences cérébrales, un article d'actualité aujourd'hui.

    Je continuerai après-demain l'exposé de nos préférences


    J’ai reçu plusieurs mails qui me demandent mon opinion sur la grève des ouvriers de Total, qui a gêné effectivement certains vvoyageurs, encore que les pompes sans essence aient été rares et que donc la gêne etait minime.


    Je tiens à préciser pour mes lecteurs que j’ai été le “patron” d’établissements de fabrication avec de nombreux ouvriers, que je considérais que la grêve était si possible, à éviter et que pendant une quinzaine d’années j’ai passé un temps certain à discuter avec les syndicats, pour essayer de résoudre nos problèmes communs.
    Dans la cas présent, bien que je ne connaisse pas le détail de la situation et que donc, je puisse me tromper, je donnerais plutôt raison aux ouvriers de Total.

    Les entreprises étaient autrefois dirigées par des ingénieurs, qui certes devaient en conserver la rentabilité (on ne peut pas longtemps perdre de l’argent), mais qui considéraient que le personnel était constitué d’hommes et de femmes et qui les respectaient et prenaient en considération les problèmes que posait le travail.
    Ils estimaient que si l’entreprise devait rémunérer le capital investi, elle devait aussi fournir du travail, c’est à dire un salaire, aux personnes et que sous réserve d’un minimum de rentabilité, c’était l’un des rôles principaux de l’entreprise que de maintenir l’emploi, en même temps que de rendre des services ou de fabriquer des objets pour les clients.
    Aujourd’hui, les entreprises sont menées par des financiers, pour qui le seul objectif est de faire le plus possible de bénéfices, et qui n’ont plus le respect et le souci, ni du personnel ni du client. C’est devenu une jungle où tous les coups sont permis et le vieil ancien patron que je suis, voit cela avec une profonde tristesse et une certaine indignation.

    Je sais que le rôle d’un dirigeant est de préparer l’avenir et que donc il faut en permanence adapter l’entreprise au marché et donc d’y mener des changements et des réorganisations dans ce but.
    Mais il est indispensable de le faire dans un minimum d’information et de dialogue et d’obtenir si possible un accord et même une collaboration du personnel sur ces évolutions et donc de lui expliquer la situation avec un minimum de clarté et de transparence.
    Total semble avoir décidé du sort de Dunkerque sans aucune concertation, et il est très choquant d’entendre parler de licenciements ou de fermeture d’usine quand on annonce 8 milliards de bénéfices annuels.
    Je ne connais pas suffisamment le dossier pour dire quelle devrait être à long terme l’évolution de l’usine de Dunkerque, mais j’estime que de telles évolutions doivent être lentes quand il n’y a pas crise (et 8 milliards de bénéfices ce n’est pas la crise !!) et elles doivent être soigneusement préparées et discutées.
    Je peux dire cela en toute connaissance de cause.
J’ai mené autrefois des changements plus importants, dans des situations financières bien moins confortables, et cela en concertation et sans grèves.
    Je pense donc que les personnels de Total, pour obtenir de leur direction un minimum de discussion et d’informations à moyen terme, n’avaient pas d’autre solution dans l’immédiat que cette grève.

    Même si le conflit est en partie résolu, sur la suite, je ne me prononcerai pas, car il faudrait être plus au fait des négociations en cours.
    Mais je pense que c’est un très mauvais calcul des dirigeants actuels de négliger ainsi leur personnel, car ce sont eux qui font le travail dans l’entreprise et la motivation des personnes est indispensable pour obtenir un travail de qualité.
    En méprisant ainsi les hommes, on n’obtiendra d’eux ni rendement ni qualité. On leur enlève leur motivation et on tue peu à peu leur conscience professionnelle.
    Je me demande si notre gouvernement se rend compte que la plupart de nos problèmes actuels dans tous les domaines proviennent du chômage et de la conduite des dirigeants d’entreprise qui n’ont qu’une politique à court terme de maximisation des profits, au détriment de l’emploi et de la pérennité de leur entreprise.
    C’est le comportement “après moi le déluge”..

Par jazz le Jeudi 25 février 2010 à 11:04
coucou Jean-pierre
très bon article
eh oui pas toujours simple les temps de grèves-conflits ,mais il est important que les ouvriers défendent leurs emplois.
bon çà va y'a pas de pénurie d'essence l'on peut encore faire son plein, et le conflit a l'air d'être en partie résolu.
te souhaitant une bonne journée, A+
Par Tonin-de-jardin le Jeudi 25 février 2010 à 12:34
je n'arrive pas à commenter chez toi...
Par Tonin-de-jardin le Jeudi 25 février 2010 à 12:35
(ah bin si... bah quand je laisse trop de commentaire ça me fait une grosse erreur et me lance une autre page...)
Par maud96 le Jeudi 25 février 2010 à 14:26
Je ne connaissais pas cette affaire Total (ou, de loin, n'y avais pas fait attention). Mais j'aime le fond de cet article.
En prônant le libéralisme, y compris financier, on a créé une jungle internationale des "profiteurs" en col blanc ! Je me demande comment le monde va se dépêtrer de ce système qui donne le pouvoir final à des fonds financiers opaques et volatiles au détriment de l'humain.
 

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