Jeudi 10 juillet 2014 à 7:44

Zoologie, botanique, évolution

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    J’avais fait, il y a longtemps (19/2/2011), un article sur l’altruisme des chiens, car j’ai été témoin de faits pour lesquels les chiens étaient venu en aide leur maître lors d’un accident. Lorsque mon père est mort, mon petit York, Truffe, lorsque nous venions voir ma mère dans son appartement, cherchait partout Papa et a mis longtemps à admettre qu’il n’était plus là. Certes parler d’altruisme est peut être exagéré, mais cela montrait leur attachement à un être humain. Et je pense qu’on pourrait citer de nombreux exemples analogues.
    Evidemment ,tout dépend de la définition que l’on donne à l’altruisme : on dit en général que c’est « un comportement amenant un bénéfice pour le receveur, et un coût sans bénéfices immédiats pour le donneur. »
    Bien entendu des études ont eu lieu chez des singes et ont montré un altruisme certain, surtout chez les grands singes les plus évolués.
    Ce n’est pas si simple, car certains comportements habituels peuvent être simplement le fait d’un héritage génétique (comme chez les oiseaux quand le mâle nourrit la femelle qui couve, ou les comportements agressifs de certains oiseaux vis à vis d’un opérateur, pour en protéger d’autres.
    Il faut donc trouver des circonstances inhabituelles, qui ne relèvent pas de la vie normale des animaux.

    J’ai lu avec amusement dans la revue « Science », une étude par des neurologues de l’université de Chicago sur les « sentiments d’empathie des rats ».

    Dans un premier essai, ils ont enferme 30 rats deux par deux dans des enclos, et l’un des deux rats était enfermé dans une cage dont la fermeture était assurée par une simple petite barre de bois engagée dans une petite ferrure en L, de telle sorte qu’en la soulevant, on pouvait ouvrir la cage.
    Les rats enfermés étaient un peu prostrés et geignaient. Les rats en liberté dans l’enclos montaient une agitation certaine et tournaient autour de la cage, et communiquaient manifestement avec leur congénère malheureux. Puis il essayaient d’ouvrir la cage et au bout de quelques jours trouvaient le mécanisme.
    Si l’on recommençait l’expérience, le rat allait tout de suite au encours de son congénère, et de même si on permutait les rôles des deux rats.
    Cela montrait à la fois leur intelligence et leur souci d’aider leur semblable.   

    Pour essayer de montrer davantage leur altruisme, les chercheurs ont donné aux rats des morceaux de chocolat, et en temps normal, chaque rat dévorait la totalité du repas avec délice.
    Mais lorsque son compagnon était enfermé, dans la moitié des cas, le rat l'a libéré afin de partager le chocolat avec lui, même s'il avait parfois commencé le festin tout seul.
    Tous les rats ne faisaient cependant pas preuve du même degré d’altruisme. Les expériences répétées ont montré que les femelles étaient plus altruistes que les mâles.
    L’étude s’oriente vers une recherche d’explication des différences constatées.

    Dans le cas de comportements sociaux plus proche de la vie normale, un chercheur du CNRS de Montpellier, Pierre Boursot, a étudié la génétique de «  souris moissonneuses » d’Europe centrale.
    Ces animaux, répartis par groupes, à l'approche de l'hiver, construisent un réseau de galeries souterraines au-dessus desquelles ils édifient un tumulus (monticule d'environ 1 m de diamètre et 60 cm de hauteur, formé de couches de terre et de végétaux, constituant une sorte d'ensilage). Au sein de ces demeures se regroupent durant l'hiver quelques adultes, mais surtout un groupe de jeunes immatures (jusqu'à 11, alors que la taille d'une portée excède rarement 6).
    Les chercheurs de Montpellier ont montré que, génétiquement, les jeunes cohabitant dans un même tumulus sont issus de plusieurs couples parentaux, et sont plus apparentés entre eux qu'avec les jeunes occupant les autres tumulus. Cela signifie que les différents parents des jeunes d’un même tumulus étaient eux-mêmes plus apparentés entre eux qu'avec le reste de la population.
    Ils ont, en outre, montré que cet « excès » d'apparentement provenait des différentes mères de ces jeunes cohabitants plutôt que de leurs pères.
    Il semble donc que les mères étaient très apparentées entre elles, mais étaient fécondées par des mâles moins apparentés entre eux, ce qui favorise la diversité génétique et évite une trop forte consanguinité.
    Ces comportements « normaux » résultent de la sélection naturelle qui favorise la reproduction des espèces et donc ne sont pas véritablement des altruismes.
    Le comportement des rats décrit ci-dessus, ne correspondait pas à de tels cas prévus par la nature;
Par maud96 le Jeudi 10 juillet 2014 à 9:46
Une très belle photo pour ce couple de souris... Je ne crois pas trop à l'altruisme, autant chez les hommes que chez les animaux : il y a un tel plaisir à "donner" à autrui sans retour que c'en est presque érotique. C'est le "concept" d'altruisme qui me semble surfait et à revoir...
Mon Skype familial m'a annoncé que le Morbihan était l'une des seules régions françaises à jouir du soleil cette semaine : bon séjour au soleil donc !
Par alyane le Vendredi 11 juillet 2014 à 21:07
Je pense qu'on ignore beaucoup de choses sur leur comportement.
 

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