Dimanche 24 mars 2013 à 8:55

Amour et peines de coeur

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          Depuis 8 ans je corresponds avec des jeunes de Tchatcheblog, puis de Cowblog, et une part importante des problèmes que l’on me soumet sont des chagrins d’amour. Je n’ai pas compté, mais je dois en avoir entendu plus de 300.
            Surtout des chagrins de jeunes filles ; les garçons en parlent très peu, pour plusieurs raisons : d’abord ils se font larguer moins souvent. Ensuite leur fierté et leur susceptibilité les empêche d’en parler. Enfin, en général les garçons n’aiment pas parler de leur problèmes et souvent ceux ci les préoccupent moins.
            Quand j’écoute les récits de celles que le vieux singe que je suis, appelle, (gentiment), ses « guenons », quatre points m’ont frappé plus particulièrement :
 
            - La différence de mentalité entre jeunes filles et garçons que je connaissais étant jeune, s’est beaucoup accentué avec l’évolution de la société.
            Les jeunes filles sont restées très romantiques. Certes le « prince charmant », est resté un mythe, mais elles rêvent d’un compagnon qui soit dingue d’elles, aux petits soins, qui apprécie et reconnaisse les efforts qu’elles font et leur amour, qui les accepte telles qu’elles sont, avec lequel elles aient un vrai fusionnement, et qui soit prêt à parler d’avenir, de vivre ensemble, de faire des projets de vie future. On partage avec lui les joies, mais c’est aussi en même temps, un confident sur lequel on peut s’appuyer, et qui vous aide dans les moments difficiles.
            Les garçons eux, ont évolué dans l’autre sens. L’amour est le plus souvent une aventure, une amourette dans laquelle on partage volontiers les plaisirs mais pas les peines. Leurs copains d’une part avec leurs fêtes (où souvent on se saoule et on fume du crack!), leur formation (s’ils ont le courage d’y travailler), voire les distractions sur internet (jeux en particulier), passent souvent avant les distractions avec la petite amie, jugées trop mièvres. Et pas question d’aliéner sa liberté, de parler d’avenir. On reste vague et surtout on ne s’engage pas !
 
            - le deuxième point qui me paraît responsable de bien des chagrins, c’est qu’on s’entiche du premier venu s’il a une bonne tête, s’il est gentil et drôle et s’il a un bon baratin.  Ce qui n’est qu’une simple attirance est pris par les filles (et parfois par les garçons), comme de l’amour auquel on croit.
            On ne connaît pas grand chose de l’autre, ni de sa personnalité, ni de ses goûts, ni de la façon dont il envisage l’amour et l’avenir.
            La libération des mœurs et la contraception (très souhaitable et souvent insuffisante), fait que l’on prend l’attirance physique pour des sentiments
            Et finalement la rupture vient de ce qu’on a construit un amour comme un château de sable, sans s’assurer qu’il avait des fondations assez solides pour durer.
 
            - Le troisième problème est celui bien connu de « l’amour aveugle ».
            L’amour fait qu’on a tendance, non seulement à beaucoup estimer l’être ailé (ce qui est nécessaire), mais qu’on le magnifie, et qu’on le pare des qualités qu’il a, mais aussi de celles qu’il n’a pas, et qu’on voudrait qu’il ait.
            Bref on en fait un « rêve », « un prince charmant » qui doit vous apporter ce que vous souhaitez voir en lui.
            On aime donc, non pas un certain partenaire bien vivant et réel, mais un mythe, un rêve, un modèle, c’est à dire le partenaire tel qu’on voudrait qu’il soit.
 
 
            - En général la jeune fille finit par s’apercevoir que son chéri ne correspond pas à l’image qu’elle se faisait, qu’elle espérait. Si elle a de la chance, et si elle a été réaliste dans ses souhaits, ce n’est pas trop grave car la différence n’est pas prohibitive. Mais il arrive souvent qu’elle soit considérable.
            L’attitude raisonnable serait, surtout si la différence n’est pas prohibitive, d’admettre son partenaire tel qu’il est, d’essayer de faire quelques concessions mutuelles et d’essayer de construire, si c’est possible, sur la réalité des deux êtres.
            Mais je constate que ce n’est pas ce qui se passe : en général chacun espère que c’est l’autre qui fera des concessions, ou même que sa personnalité changera à votre contact.
            C’est une énorme erreur : la personnalité de quelqu’un qui a une vingtaine d’années change peu et, je n’ai jamais vu un garçon aimé par mes guenons , mais ne correspondant pas à leur rêve, changer de personnalité pour devenir le prince charmant. Tout au plus fera t’il des efforts et souvent, qui ne seront que passagers et s’estomperont dans le temps. Ce n'est que retarder la séparation.
 
            Lorsque les conditions que je viens de décrire sont remplies, je n’ai malheureusement jamais vu les problèmes se solutionner : soit il y a eu assez rapidement rupture, ce qui est le cas favorable. Soit l’un des deux aimant trop l’autre, cette personne n’a pas voulu entériner le fossé qui s’était créé, et a alors abdiqué en essayant de faire toutes les concessions possibles pour garder l’être aimé. Mais sa personnalité ne pourra pas évoluer, pas plus que celle de son compagnon, et c’est alors une succession de crises pénibles, de heurts de reproches mutuels, qui finiront par créer tellement de souffrances que la séparation deviendra inéluctable.
 
            Finalement le problème c’est que l’amour est un sentiment, une succession d’émotions. Alors c’est le cerveau émotionnel qui traite principalement le problème et le plus souvent, il n’écoute pas le cortex frontal qui prêche le rationnel et la logique. La subjectivité remplace l’objectivité.
            Cela ne se passe bien que si on a bien choisi son partenaire de départ et si on a évalué un minimum, les chances que l’on avait d’avoir une liaison durable.
            Mais pour cela il faut arriver à maîtriser ses émotions et ses sentiments, ne pas laisser tourner en rond dans le cerveau émotionnel les idées tristes, avec l’amygdale qui aggrave la situation de stress à chaque tour, et arriver à garder une communication minimale entre le cerveau émotionnel et le cortex frontal, qui réfléchit en examinant objectivement les situations.
 
            Dans les prochains articles, j’examinerai l’importance des préférences cérébrales sur ces processus d'entente ou de mésentente entre deux personnes.
Par alyane le Dimanche 24 mars 2013 à 10:47
J'ai constaté qu'une première expérience est souvent nécessaire pour avoir une situation stable par la suite.
Par maud96 le Dimanche 24 mars 2013 à 16:00
Par DTN-of-the-world le Mardi 26 mars 2013 à 16:22
Je constate surtout rentrer dans aucune des cases citées. Les garçons aiment et souffrent aussi. Le moins est une totale erreur. A mon sens.Ha, et au fait, je les ai, maintenant, mes 15 ans. Je ne pense pas que tu verras ce que je veux dire, mais ce n'est pas très grave.
Par grey-mushroom le Vendredi 29 mars 2013 à 20:07
Tu (oui, tu) ne m'en voudras pas de ne venir ici que pour lire les articles dont le thème est l'amour, mais je me sens particulièrement hermétique à la psychologie pour ce qui est des autres sujets.

Non pas que l'amour me concerne davantage, cela dit. Ma seule et unique expérience du coeur brisé (et de l'amour ?) remonte à mes 16 ans, et j'ai bien peur de n'en avoir plus aucun souvenir. Cela dit, je trouve l'analyse plutôt intéressante.
 

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