Samedi 23 mai 2015 à 7:37

Notre cerveau : intelligence; langage

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/-copie-1.jpg

   Je n’aime pas les études statistiques des psychologues, sur les phénomènes passés ni les études de prévisions épidémiologique ou médicales sur les conséquences futures des défauts actuels de notre société.
    Certes, ils sont fait par des gens sérieux qui font de leur mieux.
    Mais les causes qui influent sur les phénomènes sont multiples, ils ne les connaissent pas toutes, et faire la part de chacune d’elles, même en faisant des analyses multifactorielles, est très difficile et les résultats discutables.
    De plus les chercheurs savent quelles sont les hypothèses et les conditions dans lesquelles ils ont fait l’étude, mais les journalistes que ce soit de la presse écrite ou de la télévision ne les connaissent ou ne les comprennet pas, ou les négligent, et ne montre de ces études que le coté à sensation, en tronquant les résultats de leur contexte.
    Je prends donc leurs résultats avec beaucoup de prudence, et, quand j’en ai la possibilité j’essaie de remonter aux études originales, mais on ne les trouve pas toujours sur internet.

    J’ai trouvé un article sur une étude très intéressante, mais je n’ai pas pu remonter à la publication américaine, qui n’était pas encore faite dans la revue « Nature Neuroscience ».
    Cela concerne une étude statistique entre l’état du néocortex chez les enfants, en fonction d’une part du niveau social des parents et d’autre part de l’instruction reçue.
Mais je ne connais malheureusement pas le détail des divers niveau correspondants des 1100 enfants sur lesquels a porté cette étude et je n’ai pas pu lire les corrélations statistiques faites.
     Je ne fais donc que citer ce que j’ai lu et sous toutes réserves.

    Les chercheurs américains ont étudié la surface totale du néocortex cérébral, la partie extérieure du cerveau qui s’est formée en dernier au cours de la préhistoire et qui s’est plissé pour tenir dans la boite crânienne qui n’augmentait pas suffisamment de volume. C’est le siège (voir tous mes articles sur le cerveau) de nos pensées et actes rationnels (cortex préfrontal), du langage et de la communication centres spécialisés des temporaux gauche et droite), de l’interprétation des sensations (lobe occipital pour la vue, pariétal pour le toucher), commandes motrices (sur le dessus du crâne, dans le pariétal)…
    Ils ont comparé le volume de ce néocortex avec, d’une part, la durée et le niveau des études (secondaire, fac…) et d’autre part le niveau familial financier.

    On savait déjà que le niveau d’enseignement et des familles plus aisées et plus instruites, favorisaient les performances cognitives des jeunes.
    Mais les psychologues américains semblent avoir trouvé une preuve : la développement du néocortex est plus important chez d’une part, les personnes ayant un niveau d’études plus important et également chez celles issues de familles plus aisées.
    Cela corrobore ce que j’ai souvent dit dans ce blog. Nous naissons avec un cerveau qui permet de nous maintenir en vie, mais qui, au départ ne sait rien faire d’autre.
    Par contre, nous avons tous un énorme potentiel d’apprentissage, modulé certes par nos préférences cérébrales, mais qui est très important pour tous les individus.
    Mais l’exploitation de ce potentiel dépend essentiellement de l’éducation donné par nos parents d’abord, par nos études ensuite.
    On apprend en quelque sorte, à devenir intelligent et travailleur et à avoir une bonne mémoire ! qui est 50% de notre intelligence).


    Notre cerveau se développe en fonction de cet apprentissage.
    Certes il ne va pas fabriquer plus de neurones, mais nous avons vu à maintes reprises que les performances du cerveau  sont dues essentiellement, pour des nombres de neurones assez voisins au nombre de connexions - c’est à dire de synapses - à la vitesse de propagation des signaux, augmentée par la gaine isolante de myélite autour des dendrites et des axones et aux quantités de neurotransmetteurs disponibles.
    L’éducation et l’instruction augmentent le nombre de connexion, favorise la myélinisation et la synthèse des neurotransmetteurs. Car il n’y a pas de miracle, l’apprentissage est essentiellement fonction de la répétition des exercices.
    De plus un développement plus important du cerveau offre une « réserve » de potentiel cognitif, lequel diminue avec l’âge et c’est donc une protection contre les maladies neurodégénératives, notamment Alzeimer.
    L’étude donne une autre indication : ce développement du cerveau n’est pas linéaire mais décroit de façon logarithmique.
    Cela veut dire qu’une augmentation même faible de l’instruction et des moyens financiers et éducatifs des familles, a une forte conséquence sur l’augmentation de développement intellectuel de la population.

    Cette étude nous confirma donc que notre développement intellectuel est de façon très importante corrélé d‘abord à l’éducation que nous recevons de nos parents (connaissances mais surtout apprentissage et habitudes de vie et de travail, éveil de la curiosité intellectuelle, vocabulaire et capacité de communication…) - encore faut il qu’ils s’occupent de leurs enfants même s’ils sont aisés et instruits.
    Ensuite à nos études, aux connaissances acquises et surtout à la formation de notre mémoire, de notre raisonnement et de nos capacités de compréhension humaine et de communication? Encore faut ils que nous ayons des programmes d’éducations adaptés (avec beaucoup d’exercices), des professeurs bien formés notamment en pédagogie, et surtout que nous ayons le courage de travailler au lieu de nous distraire.

Par Jack-sceptique le Samedi 23 mai 2015 à 10:44
Je préfère largement vos conclusions mais, je me fais l'avocat du diable et je tente de mettre en lumière les biais possibles :
Peut-être que qu'un potentiel de développement cérébral génétique, familial, plus important que d'autres familles à précisément conduits les familles classées "aisées/éduquées" où elles sont ?
L'éducation serait donc une conséquence d'un potentiel supérieur, et plus une cause ?
Avez-vous une idée de comment les auteurs ont pu prévenir ce biais ?
Par lancien le Samedi 23 mai 2015 à 11:02
Je partage ton avis; c'est l'éternel problème de la poule et de l'œuf. Chaque famille rêve et c'est juste et normal que les enfants aient un niveau supérieur aux parents et dans la mesure où ils sont un peu doués et surtout travaillent, cela réussit, et ils pourront ensuite aider plus facilement leurs enfants dans leurs études (à conditions qu'ils veuillent bien travailler). C'est donc une évolution qui me paraît logique et normale.
Mais il ne faut pas oublier qu'à l'origine, il n'y a pas grand chose dans notre cervelle quelques soient nos parents !!
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/3273496

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast