Samedi 23 janvier 2010 à 8:36

Enseignement, école, fac

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   Aujourd’hui je vais essayer comme hier de résumer et commenter vos avis, mais sur l’après bac.

    Tout d'abord, il y a aujourd'hui autour de 85% des élèves reçus au bac contre 25% autrefois. Je crains d'une part que le niveau de l'examen n'ait baissé et manifestement beaucoup d'élèves continuent dans le supérieur après le bac. Cela pose des problèmes d'organisation pour faire face à cet afflux et, par ailleurs, si le niveau de la fac et des prépas est conservé, la difficulté devient donc plus grande pour les élèves les moins doués (ou les moins travailleurs)

     Vous êtes tous ou presque d’accord pour dire que l’après bac est difficile, que ce soit la fac ou les prépas et cela parce qu’il y a un changement de rythme, de connaissances et aussi de suivi par les profs.
    De plus le faible nombre d’heures de cours et
ensuite, la nécessité de travailler seul et sans directives, n’incite pas au travail , et ces heures nombreuses de “liberté” ne sont pas toujours utilisées à bon escient.

“Je pense que le plus dur c'est vraiment de passer d'une méthode de travail parfois un peu trop relax au lycée à un autre type de méthode à la fac, où là quand on est pas habituée à du par coeur et qu'on arrive en première année avec certaines matières qui nécessitent ce genre d'apprentissage, ça fait un sacré changement....”

“... L'emploi du temps est considérablement moins lourd qu'au lycée, les étudiants sont une catégorie socio-professionnelle (faute d'un autre mot) très communautaire qui adore se regrouper régulièrement et faire la fête....”



    Contrairement aux études avant le bac, vous critiquez beaucoup plus les cours.
    Pas forcément le professeur, mais le fait de cours dans un grand amphi dépersonnalisé où l’on est nombreux, et où beaucoup n’écoutent pas et font du bruit. On m’a même dit que dans une fac de médecine, le professeur est remplacé pour certains cours, par un grand écran où est projeté le film de son cours. Alors autant travailler chez soi !!
    Souvent le contenu du cours ne vous intéresse pas beaucoup, mais on peut aussi se poser la question “avez vous été bien orienté(e)s au départ.?"
    Vous avez du mal à savoir quels vont être les métiers et les emplois que vous pourrez obtenir, suite à cet enseignement.

   
“...Je suis en fac de Lettres, en deuxième année de licence. Et sérieusement, ça me gonfle. Pourquoi ? Parce que plus le temps passe, moins j'arrive à me mettre à travailler. Les cours m'ennuient, il y a des choses que j'ai l'impression d'avoir entendu mille fois et j'ai l'impression que ça ne me mènera à rien. Et je suis loin d'être la seule. Je ne sais pas si c'est la filière, ou la fac en général, mais la très grande majorité des étudiants sont des glandeurs. Il y a pire que moi, évidemment, mais je pense que c'est une structure propice à la flemme...”

    Certaines ont le courage de rechercher des stages pour essayer de connaître un peu la vie professionnelle, mais vous avez énormément de mal et la fac ne vous est d’aucun secours dans ce domaine.

    Certaines s’en sortent mieux, dans ces études supérieurs mais au prix d’un gros effort :

“J'ai fait toutes mes études universitaires en travaillant en parallèle, j'ai régulièrement travaillé, j'ai eu de bons résultats, j'ai même cartonné dans quelques matières. En fac je me suis éclatée, en maitrise et en Dea, je suivais les cours, le travail à rendre ne me posait pas de problème. Des dossiers suffisaient pour valider mon semestre.
    J’ai poursuivi en doctorat et la quantité de travail est pire. ...J'arrive à tout assumer. Le travail avance, j'ai une chance immense de connaitre les bonnes personnes, dont une disponible à toutes mes questions...
Question de maturité aussi....”


“ J’ai fait des études dans un lycée de province très performant où on nous faisait beaucoup travailler et j’avais une certaine facilité. J’étais la première de ma classe sans trop me tuer à la tâche, et j’ai eu la mention TB à mon bac S. J’ai été admise sur dossier dans un lycée parisien en prépa de maths-physique-chimie.
    Là horreur, les élèves étaient au moins aussi doués que moi et je me suis retrouvée dans la deuxième moitié de la classe, avec des cours complexes faits très rapidement, plus vite que je ne pouvais comprendre.
    Le prof était sympa et il m’a aidé en me donnant des méthodes, des conseils et peu à peu j’ai remonté le courant mais au prix de plus de 12 heures de travail par jour.
    L’année de taupe a été plus agréable, toujours autant de travail, mais j’avais pris l’habitude et puis j’étais motivée : les concours en fin d’année.
    J’ai eu la chance d’être reçue dans une grande école d’ingénieur et aujourd’hui, je ne regertte pas ces deux années de travail acharné. J’ai ma récompense.  “

(Ce n’est pas un com, mais l’auteur du mail ma autorisé à publier ce texte)

    Je ferai peu de commentaires, car les vôtres se suffisent à eux mêmes.
    Simplement trois points :

    - L’orientation professionnelle est en général mal faite et beaucoup d’entre vous ont choisi leurs études sans beaucoup de raisons. Les personnes chargées de cette orientation sont souvent mal formées, mal documentées, pas suffisamment en rapport avec les employeurs et l’ANPE. Elles font ce qu’elles peuvent, mais manifestement ne sont pas efficaces pour la plupart. Et je les ai rarement vu analyser vos goûts et vos capacités et en faire la comparaison. C’est pourtant l’abc du métier, mais on ne leur a pas appris à le faire !
    Mais vous mêmes avez vous fait un effort dans ce sens ?
    - Les stages sont extrêmement utiles; il faut essayer d’en faire si vous avez le temps. Mais c’est difficile à trouver et il faut s’y prendre longtemps à l’avance.
    - La plupart de ceux ou celles qui préparent un BTS ou un DUT et qui m’ont écrit, sont relativement contents, mais l’enseignement est plus pratique et concret et les effectifs sont en général beaucoup plus réduits. C’est souvent d’ailleurs un lycée technique qui est le lieu fréquenté.

     Bref vous êtes beaucoup plus critique vis à vis de la fac que du lycée, mais les défauts de l'enseignement au lycée ont des conséquence sur la réussite à la fac.. Le ministre devrait vous écouter pour essayer de comprendre.

Par 22h47 le Samedi 23 janvier 2010 à 17:23
Je ne vais pas trop commenter le fond... Je ne suis pas d'accord. Rien de tel que la FAC pour s'épanouir dans l'enseignement supérieur. Le problème vient plus des étudiants que de tout le reste ! J'en vois tous les jours glander au lieu de bosser. A 18ans, on est capable de comprendre qu'il faut travailler par soi-même pour réussir. Qu'on nous l'ait montré avant... ou pas !
Ensuite, les profs, mes profs sont des modèles. Ils sont brillants, ouverts et attentifs. A chaque soucis, question, je leur envoie un mail, et ils répondent toujours. Alors il est facile de dire que les profs sont inaccessibles, quand on essaye pas !
Arrêtez de vous plaindre, bougez vous le cul et allez à la bibliothèque !

Non, en fait je voulais juste dire que la photo fut prise le jour de mon anniversaire :)
Par le-grand-duduche le Samedi 23 janvier 2010 à 22:33
Je dois dire que je suis assez d'accord avec 22h47. La fac a pour moi été une belle révélation malgré les difficultés d'adaptation. Je suis en master et je peux vous dire que la fac m'a bien plus apporté que le lycée et cela sur de nombreux points.
Par alyane le Dimanche 24 janvier 2010 à 9:47
La fac peut s'adapter à des personnes relativement indépendantes et autonomes dans leur travail.
Mais j'ai une l'occasion de discuter avec une conseillère d'éducation en fac, les jeunes pensent au bac d'abord et on verra après.
D'où surprise en fac, déception sur les études, souvent un changement d'orientation est possible....
Cette personne conseillait effectivement de faire des stages...
Par eflez le Lundi 25 janvier 2010 à 16:50
Sachant très bien comment j'allais me comporter en fac, j'avais choisi une filière technologique c'est-à-dire le DUT, on a des amphis certes, mais le suivi ressemble beaucoup au lycée et la population est limitée, ce qui fait qu'on peut avoir des groupes de 25 personnes environ (et parfois des demi-groupe). Pour ceux qui savent vraiment ce qu'ils veulent je ne pense pas que la fac soit un problème.
 

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