Samedi 21 mars 2015 à 9:10

Biologie, santé.

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    Puisque je suis dans le domaine des microbes, autant continuer et parler des virus de la grippe, qui semble atteindre aujourd’hui de nombreuses personnes, et des vaccins correspondants.

    D’abord qu’est ce que ces virus de grippes : je vais résumer ici des articles que j’ai déjà écrits (29 et 30/9/2009 30/4 et 11:5/2009)
    Il existe trois grandes catégories de virus de grippe, de types ABC mais la plus courante est la grippe A.
    Le virus A est constitué de 8 segments d’ARN enfermé dans une capsule, hérissée de “spicules” qui sont des protéines.

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    Les spicules sont de deux types l'hémagglutinine (protéine HA dont on connaît 19 sortes 1 à 19) et la neuraminidase (protéine NA dont on connaît 12 sortes N1 à N12.
    On appelle donc ces virus par les caractéristiques H numéro de l’hémagglutinine et N suivi par le numéro de la neuraminidase.
    La grippe « espagnole » de 1918/20 et la grippe « mexicaine » de 2008/09 étaient constituée de virus H1N1, (les plus courants), la grippe asiatique de 1957 était H2N2 et la grippe de HongKong de 1968 H3N2, tandis que la grippe aviaire est une H5N1.
    L'hémagglutinine permet au virus de s’attacher à une cellule et de pénétrer à travers sa membrane, après que la neuraminidase ait fait des “trous chimiques” dans cette membrane. La neuraminidase diminue, en outre, la viscosité du mucus respiratoire et contribue ainsi à la diffusion du virus dans l’organisme.
    En outre virus, et notamment un A HxNy, peut “muter” c’est à dire que son ARN se transforme légèrement, mais notre immunité acquise reste partiellement valable, l’ARN n’ayant subi que des modifications mineures.
    Lorsque l’épidémie d’une année est en déclin, en mars, on examine quelles ont été les souches concernées et on décide alors quel sera le vaccin de l’année suivante, en général un mélange de trois protection contre trois types, le plus souvent AH1N1, AH3N2 et B, d’’ADN voisins de ceux ayant sévi dans l’année. Le vaccin est alors fabriqué pour l’année suivante et distribué à partir d’octobre.

    Rappelons que la grippe est une infection respiratoire aiguë très contagieuse, souvent considérée comme une maladie bénigne, mais qui est pourtant responsable de nombreux décès, en particulier chez les jeunes enfants et personnes âgées et chez les personnes atteintes de certaines maladies respiratoires, cardiovasculaires, rénales ou encore de diabète.
    En fait on ne meurt pas vraiment de la grippe, mais en général la grippe a diminué les défenses immunitaires et a favorisé l’invasion des voies respiratoires par des bactéries et c’est cette infection qui peut provoquer les décès.

    Cette année, la grippe d’hiver a été méchante puisqu’elle a atteint plus de 2 millions de personnes, mais l’épidémie commence à décliner.
    La diffusion plus grande de la maladie tient en particulier à trois raisons :
        - le virus était plus « méchant » plus contagieux
        - le nombre de personnes vaccinées a baissé, surtout parmi les personnels qui soignent ou participent à l’éducation et la garderie des enfants.
        - le vaccin a été moins efficace., aux USA, 23% au lieu de 56% des vaccinés ont été épargnés par l’infection. En effet le virus cette année est un AH3N1 qui a muté après la fabrication des vaccins et n’est donc pas totalement pris en cause.
Cependant les personnes contaminées réagissent mieux si elles ont été vaccinées et la maladie est moins grave.
    Les soins consistent essentiellement en des antiviraux (Tamiflu), des antibiotiques pour le traitement des surinfections dues à des bactéries, et si nécessaire, une aide respiratoire non invasive, voir l'hospitalisation en réanimation. La lutte habituelle contre la fièvre et la déshydratation.
    Les gestes de prévention sont nécessaires et efficaces : se laver les mains régulièrement, éviter le contact avec des personnes malades, se couvrir la bouche quand on tousse ou éternue, éviter les lieux très fréquentés notamment avec un nourrisson, aérer régulièrement son logement, mais la seule action de prévention vraiment efficace est la vaccination.
    Quant aux risques liés à cette vaccination, ils sont minimes. On n’a constaté que des manifestations consécutives à toute piqûre ou injection : rougeur locale, induration ou légère douleur parce qu’on a touché un nerf et c’est rare.
C’est dû d’ailleurs non pas au vaccin, mais à celui qui vous vaccine !.
    Personnellement, cela fait 20 ans que je me fais vacciner et que je n’ai pas eu la grippe. Et je pense même que les adjuvants du vaccin excitent nos défenses immunitaires  car depuis cette date j’ai beaucoup moins de rhumes l’hiver. Mais je sors moins et surtout je vois moins de personnes depuis que je suis en retraite, (sauf sur internet qui s'est développé); cela limite aussi les contaminations.
    Et tant qu’il fait froid, je ferai comme cet oiseau pour se protéger de la grippe aviaire lol, je garderai mon chapeau et mon écharpe !
Par jazz le Samedi 21 mars 2015 à 15:12
bonjour Jean-pierre
j'ai bien passé l'hiver , pas de microbes grippaux , mais j'ai l’impression que nombreux ont eu la grippe cette année.

te proposant sur jazz de découvrir le groupe wolves and moons . bon w end et A+ du troubadour Emmanuel
 

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