Mardi 20 janvier 2009 à 13:53

Drogue, alcool, addictions

Les opiacés (héroïne, morphine)

    L'héroïne ou diacétylmorphine est obtenue par acétylation de la morphine, le principal alcaloïde issu du latex du pavot (l’opium).
    L'héroïne pure est de couleur blanche, mais la drogue produite dans les laboratoires clandestins est de couleur plus ou moins brunâtre selon le degré de pureté. Les pays producteurs sont essentiellement l’Asie (notamment Afganistan, Pakistan et Inde) et le Mexique
    Dans l'organisme, elle est métabolisée en monoacétylmorphine puis en morphine par le foie.
    L'héroïne se présente sous forme de poudre brune, grise rarement blanche. Elle est coupée de manière variable (souvent 90 à 95%1) parfois avec d'autres produits psychoactifs (cocaïne par exemple) ou non, voire toxiques (caféine  paracétamol). La composition comme le degré de pureté sont trés variables.
    L'héroïne peut se consommer par :injection intraveineuse, l'effet apparaît en moins d'une minute et s'estompe au bout de 3 à 5 heuresou par inhalation (fumée ou prisée), entraînant un effet analgésique, puis un effet apaisant.

    Les effets psychologiques recherchés par ceux qui consomment cette drogue sont la relaxation, l’apaisement, une certaine euphorie voire une extase, effets suivis d'un état de somnolence.

    A l’inverse de la cocaïne, les éffects physiologiques des opiacées à court termesont un ralentissement deu rythme cardiaque et de la respiration, une hypothermie et une contraction de la pupille, mais aussi des problèmes gastro-intestinaux  et des démangeaisons, des nausées et des vertiges.
    A terme on constate des insomnies, des perturbations hormonales, des carences alimentaires dues à une perte d’appétit, des infections dues à un affaiblissement général, des problèmes cutanés, et sur le plan psychique, une apathie générale, des troubles de l’humeur et des angoisses.
 

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/opiacees.jpg   Notre organisme utilise naturellement des substances similaires aux opiacés comme neurotransmetteurs. Il s’agit des endorphines, des enképhalines et de la dynorpine, que l’on désigne souvent sous l’appellation d’opioïdes endogènes. Ces molécules modulent les réactions aux stimuli douloureux, régulent les fonctions vitales comme la faim ou la soif, interviennent dans le contrôle de l’humeur, de la réponse immunitaire, etc.

Les effets très puissants des opiacés comme l’héroïne ou la morphine s’expliquent par le fait que ces substances exogènes vont se fixer , dans les synapses nerveuxes, sur les mêmes récepteurs que nos opioïdes endogènes.

    Les opiacées prennent la place des dynorphines sur les récepteurs et empêchent donc le blocage ou le ralentissement du noyau accumbens par l’hypothalamus.
    Nous avons vu aussi que la diffusion à partir d’inter-neurones spécialisés d’un neuromédiateur, le GABA qui ouvre des canaux ioniques dans la synapse réceptrice permettant à des ions négatifs Chlore de pénétrer dans la dendrite et de bloquer ou diminuer l’action du neurone.
    En se fixant sur leurs récepteurs, les opioïdes exogènes provoquent une diminution de la quantité de GABA relâché, leuel était chargé de diminuer normalement la quantité de dopamine relâchée dans l’ATV et le noyau accumbens qui sont donc sont moins ralentis dans leur action ce qui produit un renforcement du processus de satisfaction.

    En inhibant un inhibiteur, les opiacés augmentent donc en bout de ligne la production de dopamine et la sensation de plaisir ressenti.
    L’addiction est rapide (quelques semaines) au bout desquelles les sensations agréables diminuent et obligent à augmenter les doses. De plus s’installent rapidement l’anorexie et l’insomnie, entraînant une fatigue générale croissante.

    Le niveau d'expérimentation (usage au moins une fois dans la vie) de l'héroïne en population générale en France est faible. Il ne dépasse pas les 1 % . En 2005, parmi les jeunes âgés de 17 ans, l’expérimentation de l’héroïne s'élève à 0,6 % chez les filles et à 0,8 % chez les garçons.
Ces chiffres apparaissent stables. (Observatoire français des drogues et des toxicomanies),
    Il s’agit soit de jeunes dans un cadre festif, soit de personnes en situation précaire ou en situation familiale difficile.

    Comme nous le savons tous, la morphine est utilisée comme médicament, sous contrôle médical pour lutter contre la douleur. Elle a une action analogue à celle des endorphines, que nous avons décrite dans un article précédent.


    Les traitements des drogués aux opiacés consistent à leur donner un "substitut", moins nocif et moins addictifs (comme la méthadone), qui a une action analogue à celle de la morphine, mais moindre, qui évite les sensations trop importantes de manque, et à diminuer peu à peu les doses jusqu'à désensibilisation. Bien entendu, cela n'est possible que sous surveillance médicale.

Par Maybe.Be le Mardi 20 janvier 2009 à 16:57
Je suis contente de voir en tout cas que le pourcentage de jeunes ayant touché à cette salop**** en France n'augmente pas trop. Voire pas du tout. J'avais vu à l'époque où j'étais encore sous l'effet de cette m**** dans un livre ou sur un site je ne sais plus trop que ce pourcentage était inférieur à 1%. Ca me rassure donc de voir ce même genre de chiffre ici un ou deux ans plus tard. Mais je crois aussi et surtout que les cas étant si rare. Ce sujet reste tabou donc aux yeux des autres. Les jugements sont encore trop présents. On fait tous des bêtises je crois. Certaines plus grosses que d'autres c'est certain. Mais j'aimerai montré aujourd'hui. Que malgré cette galère qu'est la dépendance aux opiacés [Et aux autres substances de ce genre bien sûr] on peut s'en sortir. De différentes manières bien évidement. Comme vous le dites à la fin, les traitements de substitution que sont la méthadone et le subutex sont en général de bonnes solutions. Pour mon cas en tout cas. Bien sûr il faut aussi la volonté. Mais j'aimerai tellement que les gens arrêtent de se baser là dessus et de juger à vie des erreurs qu'on a pu faire jeune. On peut être junky pendant des années et ne plus l'être ensuite. Je sais qu'on reste fragile toute sa vie à la tentation de la drogue mais voilà... Personnellement ça va faire un an bientôt que je n'ai plus rien touché. Alors bien sûr ce n'est rien un an dans une vie. Surtout après avoir vécu trois ans avec cette cochonnerie dans les veines quotidiennement mais voilà... Aujourd'hui je n'y pense quasiment plus. Et je suis quasiment certaine que si on m'en reproposerai à ce jour. Je dirai non. Parce que justement je sais la galère que c'est de s'en sortir. Je sais qu'après trois cures. Je ne m'en étais toujours pas sortie. Qu'après des dizaines de tentatives d'arrêter. Aucune d'entre elles n'avaient marché. Mais parfois il suffit de peu. De très peu. D'une ou plusieurs personnes qui sont là pour vous. Qui sont là pas pour vous engueuler mais pour vous aider. Et je sais aussi que si Chris' m'a beaucoup aidé pour faire ce chemin depuis un an. Vous m'avez bien aidé également. Alors je voulais profiter de cet article pour vous remercier fortement Jean-Pierre de tout ce que vous avez fait pour moi jusque là. C'est pour cette raison que j'attendais tant cet article. C'est très certainement bête mais ça me tenais à coeur. Vraiment. Alors aujourd'hui, maintenant que le chemin continue son cours. Maintenant que je commence vraiment à m'en sortir. je sais que j'aimerai aidé les jeunes qui sont tombés dans cette galère. Mais pas que eux. J'aimerai aussi et surtout montrer aux autres qui n'ont pas encore touché à ce genre de merde. Qu'il ne faut pas le faire. Jamais. Que ce n'est pas une solution. Mais une illusion. Juste ça. Que ce n'aide pas. Mais que ça enfonce plus qu'autre chose. J'aimerai. Oui. Alors bien sûr c'est pas gagné. Mais c'est un combat qui me tient à coeur je crois. C'est bête. Oui. Je sais. Mais aujourd'hui. J'assume. Encore merci à vous pour tout.
Par Cedric.B le Mardi 20 janvier 2009 à 17:30
ouah, c'était long mais j'ai tout lu.. j'aimerais savoir si il est dangereux pour le corps d'utiliser trop souvent de la morphine ? qu'en pensez vous ? ^^
Par DEDA le Lundi 9 février 2009 à 15:46
J'aimerai savoir si MAYBE.BE serait près à aider un jeune de 26 ans à l'encourager sur sa détermination à vouloir arrêter sans jamais y être arrivé après deux cures. me téléphoner au 06.88.29.87.68 merci
Par lancien le Mercredi 11 février 2009 à 12:03
Deda on n'a aucun moyen de te joindre. Je pourrais transmettre à Maybe que je connais, masi as tu un blog ou une adresse,
Par Maybe.Be le Mercredi 11 février 2009 à 15:06
Oui. Bien sûr que je veux bien. C'est sans aucun problème. Par contre, comme le dit Jean-Pierre. Ce serait pratique si vous aviez un blog, une adresse mail ou quelque chose où je puisse vous joindre. Vous m'avez donné votre numéro mais personnellement je n'ai jamais de crédit sur mon portable. Alors si jamais vous avez une adresse mail ou quoi, cela serait plus facile. Mais c'est bien évidement que j'accepte. Je ne promet rien en même temps je ne suis ni plus ni moins que vous capable d'aider mais voilà... Je veux bien faire mon possible pour lui montrer que les échecs c'est rien. Que c'est la volonté qui compte. Et qui si on l'a, on finit tous par s'en sortir. C'est ça la vérité. Pas ce que les gens peuvent dire comme connerie parfois. Merci de me recontacter si vous voulez. [even.if@hotmail.fr : Mon adresse msn ] Vous pouvez me joindre quand vous voulez sur cette adresse.
May'.
Par isamariaaa le Lundi 22 juin 2009 à 8:42
Bonjour,
Je suis une maman qui essaie d'aider son fils de 20 ans à s'en sortir.Il y a deux ans,
il m'a avoué qu'il prenait de l'héroine depuis 8 mois (pas par injection).Il n'en pouvait plus et a décidé de se faire aider. Il a pris du subutex pendant 8 mois. Ensuite il a décidé de stopper le traitement de substitution. Pendant les mois qui ont suivis mon fils allait bien, il reprenait gout à la vie .Et puis.....en décembre 2008 il a replongé (mon mari et moi nous nous sommes séparés..nous avons vendu notre maison...) Les enfants ont souffert , lui en particulier.Il est retombé dedans. Je voyais son comportement changé. Il m'en a parlé à nouveau . Hier il m'a demandé de prendre rdv chez le médecin . Nous y allons à 17h. Que d'angoisse et de souffrance pour lui!! Mais je vois bien qu'il veut s'en sortir! J'aimerais avoir des témoignages de personnes qui ont réussies à lutter contre cette cochonnerie. C'est si angoissant. Je crois en lui!! Mais j'ai si peur pour lui.
Il travaille, heureusement!! Le lien social est là et c'est trés important qu'il tienne à ce niveau là! Mais je suis si inquiète!!
Par lancien le Lundi 22 juin 2009 à 9:25
J'ai cherché votre blog sans le trouver. Comment pourrais-je correspondre avec vous ? et éventuellement avec votre fils.
Vous pouvez chercher les blogs http://missing.feeling.cowblog.fr/ et http://diary-adventures.cowblog.fr/ je pense qu'ils voudront bien correspondre avec lui.
Utilisez "écrire à l'auteur"sur leur blog pour plus de discrétion.
Vous pouvez m'écrire sur jpmalardel@gmail.com
 

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