Vendredi 9 août 2013 à 8:41

Zoologie, botanique, évolution

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux3/abeille2.jpg
 
            J'ai lu ces jours ci des articles de "Pour la Science", sur les capacités des abeilles et cela m'a beaucoup plu. J'ai pensé qu'un petit résumé pourrait aussi vous intéresser.
 
            L'ouvrière abeille ne vit que quatre à six semaines, et pourtant dans sa courte vie, elle sait faire des dizaines de tâches différentes, et notamment s'orienter pour rechercher le pollen des fleurs. Et pourtant elle n'a qu'un minuscule cerveau !
            A peine un million de neurones, (alors que le cerveau de l'homme en contient environ 100 milliards), qui tiennent dans un minuscule volume de l'ordre du millimètre cube.
 
            Les ouvrières entretiennent la ruche permettent à la colonie de vivre. Nettoyage, élimination des déchets, travaux de construction des alvéoles, nourriture des larves, soins à la reine etc...
            Toutes les tâches correspondantes sont stéréotypées et presque automatiques, déclenchées par des stimuli visuels ou olfactifs.
            Elle ne nécessitent que peu de mémoire et donc ne concernet qu'un nombre restreint de neurones.
            Par contre on se demande depuis des années comment, avac si peu de neurones, une abeille peut être capable de trouver, dans un rayon de plus de 10 km, quelles fleurs elle doit butiner, pusi de revenir avec son pollen à la ruche. Si l'on utilisait les méthodes humaines de reconnaissance des objets et du terrain, cela mobiliserait un nombre bien plus considérable de neurones, que l'abeille n'en possède dans son cerveau.
            De nombreuses études ont été faites pour comprendre ce mystère.
 
            Pour faire ces études on introduit les abeilles dans des labyrinthes, avec au bout une liqueur sucrée comme récompense. Et on met dans ce dédale, des repères visuels, sous forme de couleurs et d'odeurs, mais aussi de figures géométriques, constituées de points (ou de carrés). Elles mémorisent parfaitement les itinéraires.
            On peut montrer ainsi que les abeilles savent "compter jusqu'à 4" (reconnaître des itinéraires balisés par 1, 2, 3, ou 4 points.
            Elles savent aussi repérer spatialement si une forme est au dessus, au dessous, à droite ou à gauche d'une autre.
            On arrive ainsi à leur faire reconnaître des formes complexes, telle un carré ou un cercle, rempli de petits cercles ou au contraire de petits carrés. ensuite, à défaut d'apprentissage elles préféreront un cercle rempli de triangles au lieu d'un cercle rempli de carrés, plutôt que de choisir un cercle rempli de ronds. Elles ont donc une certaine différenciation des formes composées de lignes droites et celles composées de lignes courbes.
 
            Comment l'abeille se repère t'elle ?
            L'homme est habitué à se repérer par des images, réelles ou mentales (cartes et schémas), images qu'il "pixellise" comme un ordinateur, par des points colorés, et il lui faut mobiliser plusieurs neurones par pixel. Cela n'est pas possible pour l'abeille, compte tenu de son faible nombre de neurones.
            L'abeille a une vision des détails bien moins de que la nôtre, et elle doit probablement globaliser les images sous forme de cartes mentales.
            Il est probable que des caractéristiques des itinéraires sont mémorisées comme des formes reconnaissables par son cerveau (arbres, formes de couleur, maisons, ...) et elle reconnaît ainsi son chemin entre les emplacements de fleurs à butiner.
 
            On peut aussi observer le cerveau des abeilles, mais évidemment elles sont alors immobilisées, ce qui limite les expériences. (voir le schéma ci dessous)
 
http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/abeille.jpg

            On pense que l'un des centres qui reçoit des informations de nombreux autres centres du cerveau, joue le rôle de reconnaissance de ces repère, et d'organe de commande de direction de vol. Ce serait un peu (en minuscule), l'équivalent de notre cortex préfrontal (qui existe aussi chez les primates supérieurs).
 
            L'équipe de Barbara Web, de l'université d'Edimbourg, essaie de simuler sur ordinateur, ce que pourrait faire un cerveau de 1 millions de neurones, et comment il pourrait apprendre à reconnaître des formes et des odeurs. Elle a déjà montré qu'on peut, grâce à certains processus de globalisation (une carte des odeurs), apprendre à reconnaître une odeur avec un petit nombre de neuro
Par JACk-sCEPTikE le Jeudi 5 septembre 2013 à 17:41
Petite question :
Les abeilles ouvrières ont-elles des "tâches désignées", qu'elles exécuteront toute leur vie ?
Et comment se fait la répartition des tâches ?

Qui plous est, cet article semble sous-entendre que les abeilles se dirigent principalement en fonction de leur sens "vue". Est-ce bien réel ? De la même manière que notre odorat est devenu un sens "secondaire", la vue chez les abeilles ne l'est-elle pas ? J'avais toujours imaginé qu'elles suivaient plutôt des odeurs, et que leurs yeux servaient plus à la communication (genre eh, pas par là y'a des zozios, eh par là ya du bon nectar, etc. en faisant des cercles dans le ciel, d'ailleurs, ces "mouvements" de communication : mythe ou réalité ?)

J'espère que l'équipe de Barbara Web n'oubliera pas l'importance MAJEURE des cellules gliales dans le fonctionnement et l'organisation du cerveau.

Pour conclure : avec les progrès de la miniaturisation, on a toujours pas inventé d'éléctrodes pour abeilles ???!!! Mais où va le monde ? Bah, vers l'iPod et e Mammouth artificiel bien sûr, où avais-je la têtête :D
 

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