Vendredi 11 juillet 2008 à 12:03

Enseignement, école, fac

    J'ai enfin internet en Bretagne et je peux reprendre mes articles.Toutefois ceux ci n'auront plus de photos, car en bas débit ( 3 ko/s au lieu de 16 Mo/s), il me faut  20 minutes pour passer une image.

    Je voudrais, après avoir parlé du bac donner quelques idées sur l'orientation professionnelle car plusieurs correspondant(e)s me l'ont demandé et là, j'ai une certaine expérience, ayant eu dans les divers postes que j'ai remplis, une centaine de collaborateurs proches qui se préoccupaient de leur avenir professionnel, et ayant aussi aidé des jeunes à faire un projet pour ensuite rechercher un emploi.

    En fait c'est aux parents de donner à leurs enfants une première orientation en surveillant leurs études et en choisissant avec eux et les professeurs leurs orientations scolaire.
    Malheureusement on constate que beaucoup de parents, trop occupés par leur travail, ne remplissent plus ce rôle, et se contentent tout au plus de regarder les carnets de notes et de sermoner leurs enfants si elles sont insuffisantes.
    J'ai eu la chance d'avoir une famille qui s'est occupée de moi dans mes études. Enfant, ma grand mère m'a appris à lire et mon grand père m'apprenait des connaissances pratiques en sciences. Mes parents, eux, regardaient beaucoup plus si j'étais attentif, concentré, suffisament concret, essayant de faire naître en moi curiosité intellectuelle et soif d'apprendre, et de développer volonté de réussir et de communiquer avec autrui.
    Je pense que ce qu'il m'ont apporté là est plus important encore que l'orientation professionnelle et que le savoir, car celui-ci, on l'acquiert tout au long de sa vie (et même en retraite !).

    En matière d'orientation professionnelle je pense que quelques idées simples sont très importantes.

    - Bien sûr me direz vous, il faut des connaissances et des aptitudes dans certaines matières.
    C'est vrai, mais c'est moins important qu'on ne croït. Ce qui compte le plus c'est le travail.
    J'ai été amené à prendre en main un jeune, aux goûts et aptitudes très littéraires, égaré en TS, et pas bon en maths; on a un peu travaillé ensemble toute l'année de terminale, et il a quand même eu 18,5 en maths au bac.
Par goût je préférais les sciences, mais je suis sûr qu'on m'aurait obligé à m'orienter vers les lettres, cela m'aurait moins plu, mais en travaillant beaucoup j'y serais arrivé quand même.
    Le niveau est important à un moment donné, mais en travaillant, on peut apprendre beaucoup quelles que soient les matières. De même les diplômes sont importants, mais on peut arriver à faire de belles choses sans diplômes (il faut en général davantage de travail au départ, c'est tout!).

    - Il y a ensuite des facilités et facultés qui sont fondamentales dans les études : celles qui me paraissent les plus importantes sont les suivantes :
        • la capacité de travail, la volonté d'arriver à un résultat;
        • l'intelligence, encore qu'on ne sache pas définir ce que c'est;
        • la capacité à se concentrer, à faire attention;
        • la mémoire (pas la peine de vouloir être comédien ou médecin si on a des difficultés dans ce domaine);
        • l'écoute et la faculté de comprendre ce qu'on vous dit (ou ce qu'on lit).
        • la logique et la capacité de raisonnement et d'abstraction;
        •le bon sens et le pragmatisme
        • la capacité de jugement, limitée chez l'enfant mais qui se développera au fur et à mesure des études et de la vie. Ce n'est pas juger autrui, mais les problèmes et les situations).
        • l'empathie et la compréhension des autres.
        • la dextérité et l'adresse manuelle.

    - Beaucoup de ces diverses facultés sont liées aux “préférences cérébrales” dont j'ai souvent parlé dans mes articles.
    L'étude de ces préférences permet à une personne de mieux se connaître et de repérer certains traits de son caractère qui, liés aux aptitudes ci-dessus, lui permettront de'aborder plus facilement certains domaines que d'autres.
    Je prends quelques exemples :
    • une personne peu rigoureuse, peu logique, n'aimant pas les tâches répétitives aura plus de difficultés à faire le métier de comptable.
    • une personne ultrasensible, se maîtrisant mal, peu adroite de ses mains aura du mal à être un bon chirurgien.
    • quelqu'un de très pessimiste, introverti, écoutant peu et peu altruiste aura des difficultés à être un bon psychologue.
    En fait aucune porte n'est fermée et en travaillant, on arrive à tout, mais il y a cependant des voies plus faciles que d'autres.  

    - Les goûts sont importants car ils conditionnent la motivation.
     Il faut donc essayer de connaître ses goûts de les évaluer et les hiérarchhiser, et à l'inverse (ce qui est même plus imporatnt) de connaître ce que l'on n'aime pas.
    Il faut même regarder quelle vie future on veut avoir. Un métier moins prenant que de grandes responsabilités en entreprise, sera préférable pour une jeune fille qui veut avoir plusieurs enfants et s'en occuper correctement.
    Mais il faut tout de même se dire que dans tous métier il y a parfois des tâches pénibles et déplaisant. Mais il faut qu'elles restent peu nombreuses.

    - il est assez facile de connaitre les études que l'on se propose de faire. Par contre on connait très mal ce en quoi consiste un métier.
    Il est donc très important d'aller voir sur place, dans la réalité ce que font les gens du métier que l'on voudrait faire. Se renseigner d'abord  par de la documentation, faire des visites et encore mieux des stages.
Une difficulté est d'apprécier la diversité des fonctions que peut apporter un métier. Pour cela il faut aller interviewer les anciens de ce métier ou de ce domaine.
    A titre d'exemple beaucoup de jeunes confondent les métiers de technicien et d'ingénieur.
    Par ailleurs le travail que l'on fera sera tributaire de l'environnement professionnel dans lequel on sera, de la société où l'on travaillera. Mais il faut se dire qu'on changera souvent à l'avenir d'environnement, voire de métier.

    - Enfin je pense qu'une chose très importante est de choisir une orientation qui ne vous enferme pas trop tôt, qui vous laisse des possibilités de bifuquer si la voie choisie vous déplait, si elle s'avère trop difficile ou trop encombrée, ou même si on s'aperçoit que l'on en préfère une autre.

    - Par contre il ne faut pas croire que ce qu'on a appris à l'école ou à la fac sera suffisant. Il faudra apprendre en permanence pour évoluer.
     Personnellement j'avais fait pas mal de mécanique et d'électronique (à lampes !!) dans mes études d'ingénieur. Mais les matières plastiques n'existaient presque pas, et j'ai du me familiariser avec les transistors, puis les circuits intégrés. Ensuite sont venus les microprocesseurs et l'informatique.
    J'avais fait en école pas mal de physique et de chimie, mais j'ai dû apprendre le nucléaire, de la biologie (biochimie et neurobiologie), et des bribes de pharmacie.
    J'avais fait de l'économie et de la gestion, mais j'ai dû apprendre les relations humaines (psychologie, communication, négociation), à diriger des équipes, à organiser mon travail et celui des autres ainsi que les structures que je dirigeais.
    Alors ne croyez pas, en sortant de vos études, que vous avez fini d'apprendre. !
    Sans compter qu'il faut s'adapter à l'environnement chaque fois qu'on change de poste.
    Mais c'est ce qui fait le charme de la vie.


Par kaa le Vendredi 11 juillet 2008 à 16:45
Me faire subir un article comme ça, où il faut réfléchir, pour lequel il faut se concentrer, ... et tout ça à moins d'une heure de mes vacances ... alors que je sors juste d'une réunion de "travail" champagne ... pas cool :)
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/2623333

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast