Mercredi 21 octobre 2009 à 8:26

Drogue, alcool, addictions

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Nous avons donc dans notre corps des endocannabinoïdes qui existent et qui ont une action sur notre mémoire, sur notre système immunitaire avec des vertus antiinflammatoires, sur le mécanisme de transmission de la douleur et  qui sans doute ont des propriétés sédatives et relaxantes.

    Il est donc normal que des produits analogues puissent servir de médicaments dans ces divers domaines.


    Je rappelle que le principe actif du cannabis est le THC (tétrahydrocannabinol) qui se dégrade lentement dans notre organisme en deux produits le cannabidiol et le cannabinol. Mais cette dégradation demande plusieurs heures (voire plusieurs jours) et d’autre part le cannabis et les produits de dégradation sont stockés dans les graisses où on peut retrouver des traces pendant plusieurs jours, voire des semaines.

    Le premier médicament antidouleur à base de cannabis a été utilisé au Canada et est composé de tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol. Homologué en 2005, le “Sativex” est est destiné aux 50.000 personnes souffrant de sclérose en plaque (SEP) au Canada. Dans 80% des cas, la maladie provoque d’intenses douleurs. Or le Sativex® a prouvé son efficacité dans la diminution de la douleur chez la majorité des malades et le médicament est reconnu par la communauté scientifique.
    Ce médicament aurait aussi une action antispasmodiue pour ces malades
    Cela dit il existe aussi dans ce cas, d’autres médicaments utilisant d’autres principes actifs
    Du cannabis en tisane aurait également été prescrit comme antidouleur, relaxant et somnifère  dans des phases terminales de cancer.

    Deux médicaments (le Marinol et le Cesamet) qui sont à base de cannabinoïdes de synthèse (et non le THC) sont prescrits pour leurs propriétés relaxantes et antispasmodiques et sont utilisés pour les traitements des nausées et des vomissements liés à la chimiothérapie.

    Des dérivés du cannabis ont également été utilisés dans la lutte contre l’anorexie (refus de nourriture) et la maigreur extrème (cachexie), car ils stimuleraient l’appétit et le plaisir de manger.

    De nombreuses études - plus ou moins significatives - existent ou sont en cours sur les qualités thérapeutiques des cannabinoïdes notamment comme vasodilatateur ou bronchodilatateur (traitement de l’asthme), ou dans la lutte contre les perturbations du tonus musculaire et les maladies neurovégétatives, telle la maladie de Parkinson.    .

    Mais il est très important de savoir que les doses en cause dans ces traitements sont moindres par rapport à celles utilisées dans l’usage du cannabis comme stupéfiant et par ailleurs cette utilisation chronique a révélé des effets secondaires génant notamment au plan de la mémoire, de telle sorte que les laboratoires pharmaceutiques essaient des composés de synthèse autres que le THC.
    Certains des effets secondaires ne sont pas prohibitifs :
         - baisse de l'attention et de la concentration, …
         - modification de la motricité et de la coordination,
         - difficultés d'appréciation de situations gênantes.
         - augmentation du rythme du pouls (palpitations);
         - diminution de la salivation (bouche sèche);
         - gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges).
    Mais l’utilisation prolongée peut entraîner des effets beaucoup plus importants qui sont relativement prohibitifs avec le THC :
         - chez certaines personnes plus fragiles, des hallucinations ou des modifications de perception et de prise de conscience d'elles-mêmes : dédoublement de la personnalité, sentiment de persécution. Ces effets peuvent se traduire par une forte anxiété.
         - des pertes de mémoire.
    Examinant les raisons de ces effets une étude récente rapporte des modifications de l'expression (augmentation ou diminution) de nombreux gènes impliqués dans la structure du neurone, ou dans la conduction du signal, dans l'hippocampe de rat après trois semaines d'exposition au THC. Cette étude préliminaire doit être approfondie, et la neuro-imagerie devrait permettre de visualiser les réels désordres causés par la drogue. Mais elle inspire une certaine méfiance dans l'emploi de ces médicaments qui doivent donc être prescrits avec précaution.
   
Quoiqu'il en soit l’utilisation à des fins médicales  ne constituera jamais un débouché intéressant pour la culture du cannabis dont certains pays comme le Maroc tirent des ressources importantes. Cet argument pour la libéralisation de l'achat de cannabis  est donc fallacieux.
Par Paskale le Mercredi 21 octobre 2009 à 17:18
Sans compter que si on légalise le cannabis, pourquoi pas l'héroïne, le LSD, la cocaine... ? Après tous, si on suit le raisonnement de départ, l'alcool et le tabac sont tout aussi dangereux..

C'est oublier vite que le "shoot" des uns, s'il entraine des problèmes, sera payé par les autres, via nos assurances sociales. Le drogué à l'héroïne coute cher. Les alcooliques encore plus et les cancéreux du tabac aussi. La taxe sur le tabac ne représente rien par rapport au coût d'un traitement anti-cancer.

Mais après tous, ceux qui se "shoot", se drogue, fume ne pense jamais à cela. Quand c'est la collectivité qui paye les dégâts, pourquoi se gêner?
 

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