Jeudi 12 novembre 2009 à 9:05

Adolescence

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    J’ai eu souvent parmi mes correspondantes, des jeunes qui avaient des problèmes assez sérieux de stress et dans le passé de dépression, suite à des ennuis très divers.
    Mais ce qui m’a toujours frappé, c’est que la plupart de ces jeunes qui m’ont confié leur problèmes et donc avec lesquelles j’ai discuté de leur environnement au cours de leur enfance et de leur jeunesse, ont à une époque été la “tête de turc” de leurs camarades de classe.

    Dans presque toutes les classes, il y a une tête de turc.
    Cible des quolibets, parfois molesté par ses camarades, le “canard boiteux” souffre le martyre. Comment éviter cet ostracisme ?


http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/LivreFaireuneerreur.jpg    Une enquête menée par des chercheurs en psychologie dans une école américaine, auprès de 600 lycéens âgés de 13 à 15 ans a révélé que la vindicte populaire s'abat sur celui ou celle qui a initialement la plus piètre estime de lui-même.
    Des questionnaires distribués au début de l'année ont révélé que certains adolescents se voient initialement comme peu intéressants et incapables. Au fil des mois, ils attirent moqueries et agressions. C'est le début d'une spirale infernale. La victime perd peu à peu toute estime de soi, et attire encore plus la haine des autres.

    Quand un innocent subit les attaques d'un groupe, on lui attribue des crimes fictifs, ce qu'explique le psychologue américain Melvin Lerner par une « croyance en un monde juste ». Chacun a, de façon innée, la conviction que si l'on est puni, c'est que l'on a fait quelque chose de mal. (un proverbe arabe dit “tu peux battre ta femme, tu ne sais pas pourquoi, mais elle, elle le sait” - et il est notoire que les femmes sont des victimes dans beaucoup des civilisations arabes actuelles).
    On ne peut imaginer une victime innocente, et l'on modifie inconsciemment sa vision de la réalité en accablant le souffre-douleur de crimes qu'il n'a pas commis.

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    Attention, par conséquent, à la baisse d'estime de soi chez un adolescent. C'est la première brèche par où peut s'engouffrer l'hostilité de ses camarades.
    Un jeune persuadé de sa propre valeur; est généralement respecté. S'il est hésitant sur ce point, il faut lui donner des signes qui le rassurent sur ce qu'il vaut pour qu'il ne se dévalorise pas à ses propres yeux..
    C’est une leçon que j’ai tirée de mes nombreux entretiens avec mes jeunes correspondant(e)s.
La première chose que j’essaie de faire en cas de problème, c’est de leur montrer qu’ils ou elles ont une valeur, des qualités, de quoi réussir certaines choses, que je les estime et qu’ils ou elles doivent s’estimer eux aussi.
    Cela dit, c’est moins vrai pour les adultes, mais dans ma vie professionnelle j’avais remarqué que ce problème était aussi en partie présent, leurs collègues ayant peu d’estime pour ceux qui n’en n’ont pas pour eux mêmes.

  
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Donc je vous en prie, cessez de détester votre image et de vous croire incapable d’arriver à vos fins.

    En fait on ne réussit que ce qu’on a la volonté de faire et si on a bien réfléchi aux situations, on arrive à réussir plus des 3/4 de ce qu’on entreprend.

  Il faudra que nous en reparlions quand j'aurais un peu plus de temps pour examiner comment faire pour avoir davantage de confiance en soi

Par invidia le Jeudi 12 novembre 2009 à 9:57
Intéressant, surtout la première partie sur le lien entre manque d'estime de soi et les brimades à l'école. Ca expliquerait donc pourquoi mon frère et moi avons toujours été victimes de ça.

Cela dit, essayer de montrer à quelqu'un qui manque d'estime, qu'il a en fait des qualités relève du défi, surtout que généralement cela sonne faux. Et personnellement je considère que si l'on pense être incapable de faire quelque chose, c'est qu'on a quand même un minimum de preuves que c'est le cas, et que l'on est plus à même de savoir cela qu'une personne extérieure qui ne nous connaît pas. Conclusion on peut se considérer comme vraiment nulle et l'être réellement. Tout le monde ne peut pas être génial.
Par kaa le Jeudi 12 novembre 2009 à 10:30
Le phénomène "tête de turc" est malheureusement bien présent et ceci dans le groupe classe, mais aussi dans bien d'autres groupes, enfants, adolescents et même adultes.
Il est vrai également que l'adolescent a plus de mal que l'adulte à affronter ces injustices et autres méchancetés gratuites.
Par autresrimes le Jeudi 12 novembre 2009 à 11:03
bonjour Jean-pierre
eh oui pas toujours évident ce passage de l'adolescence ,des têtes de turcs pour x raisons !!!!
encore merci pour tes articles en ton blogs qui je pense apporte beaucoup aux jeunes qui viennent te lire . Mais articles bien sur aussi intéressants pour nos regards d'adultes.
te souhaitant une bonne journée , en espérant que ton séjour en Bretagne fut sympathique.
A+ d'Emmanuel
Par anotherworld le Jeudi 12 novembre 2009 à 15:49
Je pense que c'est vrai pour une partie des gens (le fait d'être tête de turc et de pencher vers la déprime) mais il faut voir que le phénomène inverse est aussi vrai, c'est à dire que des jeunes qui "trop" de qualités scolaires subissent une pression qui fait que quelques fois, ils craquent.
Par Paskale le Jeudi 12 novembre 2009 à 19:27
Une parole est plus blessante qu'un geste. Une fois dit, rien n'y fait , elle est ancrée à tout jamais dans la cervelle!
Des âmes plus sensées que d'autres aideront pour le réconfort, mais rien n'y fera, le mot "méchant" reviendra inéluctablement hanté l'esprit, comme la marque que fait une cicatrice. Un mental en acier est nécessaire mais nous ne sommes pas tous forgerons!!!
Un peu que l'on soit hyper sensible alors tout s'écroule comme un château de cartes!
Le sport fait pour moi partie d'une thérapie, il permet de dépasser sa peur, ses mots "méchants"... C'est un bon allié pour la victoire ^.^
Petite je courais à perdre haleine pour en quelque sorte laisser derrière moi les mots "méchants". Ne me rattrapant pas j'avais gagné la bataille, jusqu'au lendemain...
Sinon mon refuge était de grimper aux arbres et là personne pour m'ennuyer... Mais j'ai dépassé la quarantaine et me souviens toujours des mots "méchants". Comme quoi, je n'ai pas assez vite couru...
Par Madness.of.Love le Jeudi 12 novembre 2009 à 20:13
C'est vrai, je ressens ça comme ça aussi. Je veux dire, en observant, j'ai cru remarquer cela : ce ne sont jamais les gens beaux, ouverts (et méchants parfois) qui se font brimer !
J'ai eu la chance d'être confiante en moi et en mes capacités, parce qu'on m'a toujours répété que j'étais capable de faire des choses etc. Certes cette année ça commence à être moins évident, moins facile, mais je fais avec, parce que sinon je plonge et je rate mon année ^^'.

Merci énormément de ton passage et de tes commentaires ! J'ai beaucoup aimé le passage sur l'Anglais ;). J'en apprends des choses dis donc ! [Et oui, le "mien" était assez lourd :P.]
En mathématiques, j'ai beaucoup de mal avec ... tout, mais surtout le dénombrement et les ensembles / applications (je n'ai pas la vision mathématique des surjections etc), mais je suppose qu'en apprenant des exercices par cœur et des méthodes adaptées aux dizaines d'exercices que nous devons connaître, ça devrait aller. J'ai aussi du mal à démarrer un exercice, et à rester deux heures dessus pour tenter de trouver une réponse. =)

Bises !
À bientôt =D.
Par plop-maw le Jeudi 12 novembre 2009 à 21:04
Ce qui peut etre interessant c'est lorsque qu'on se fait marcher dessus par ses propres amis. A force de vouloir etre trop gentille... Comment changer une chose qui fait parti de moi et comment empecher les gens d'en abuser (parfois meme sans qu'ils s'en rendent compte).?
Par Squishee le Vendredi 13 novembre 2009 à 18:03
Je dis oui Sherlock... But, les enfants ne sont pas toujours conscients qu'ils n'ont pas confiance en eux. La est la difficulté et la différence entre le monde adulte et les enfants. Les enfants ne s'ouvrent pas assez à leur parents ou à d'autres pour être conscient de leur problèmes.
Par maud96 le Vendredi 13 novembre 2009 à 18:48
L'estime de soi est un combat à mener chaque jour : parce que chaque petit échec (oubli, note faible, échec relationnel) nous pousse à douter de nous-même. J'admire beaucoup ceux qui, devant un "public", ratent une partie de tennis, et pourtant continuent à se présenter à d'autres tournois... Je les admire plus que le "gagnant"...
 

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