Mardi 15 juillet 2008 à 10:15

Contraception, condition féminine

    Certaines de mes correspondantes me demandent souvent des conseils ou des renseignements en matière de contraception que j'essaie de donner au mieux en fonction de mes connaissances.
    La question se pose souvent davantage pendant les vacances et certaines de mes correspondantes sont à nouveau préoccupées parce qu'elles vont voir leur petit ami ou partir avec lui en vacances.
    J'ai lu récemment un excellent article dans ce domaine, de Madame Frédérique KUTTERN, chef du service d'Endicrinologie à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris.et j'ai pensé qu'il serait peut être intéressant pour mes lectrices que je le résume sur mon blog.
    Pour celles qui voudraient le lire intégralement, il se trouve, page 8 du numéro de juin 2008 du mensuel. “Pour la Science”. Si vous ne le trouviez pas en kiosque, je pourrais le scanner et vous l'envoyer par mail.
    Pour des raisons de longueur d'article, je ferai ce résumé en deux fois.

    En 1967 la loi Neuwirth inscivait dans le code civil que les femmes pouvaient contrôler leur fertilité et avoir des enfants au moment où elles le souhaitaient. En 1974 la loi Veil permettait des interruptions de grossesse dans des conditions médicales n'entraînant ni mortalité, ni mutilation.
    Les femmes de l'époque avaient trouvé qu'il s'agissait d'un très imporatnt acquit. Les jeunes femmes d'aujouird'hui, ignorant les problèmes que rencontraient les femmes des années 1960 / 90, trouvent que la contraception actuelle est très contraignante.
    Paradoxalement, malgré une initiation inscrite dans les programmes scolaires, les jeunes d'aujourd'hui sont assez mal informés des possibilités et  des limites de la contraception et on constate beaucoup trop d'IVG, interventions qui ne sont pas sans conséquences psychologiques, et qui auraient pu être évitées par une contraception correcte.
    Une meilleure information serait donc indispensable.

    Il y a trois mécanismes de contraception :
    - on bloque l'ovulation en agissant au niveau de l'ovaire.
    - on empêche l'ovocyte et le spermatozoïde de se rencontrer.
    - on empêche l'ovule fécondée de s'implanter dans l'utérus.
    Dans cet article je ne parlerai que du premier procédé.

    Rappelons d'abord des notions que j'ai déjà exposées dans un article sur les sécrétions hormonales.
    Les ovaires ont deux fonclions : fabriquer un ovocyte libéré au 14ème jour du cycle (c'est la tonction exocrine) et sécréter des hormone (c'est la tonction endocrine).   
    L'hypophyse, petite glande de la base du cerveau et commandée par l'hypothalamus, sécrete deux hormones la FSH et la LH.
    La FSH stimule la croissance des ovules et la LH provoque I'ovulation (au 14ème jour du cycle (pour un cycle “normal” de 28 jour).
    Ces deux hormones hypophysaires stimulent l' ovaire qui va elle même sécréter des hormones : I'eslradiol avant I'ovulation el la progestérone après.
    L'estradiol favorise la croissance des follicules qui donnent naissance à l'ovule, et favorise la multiplication cellulaire de la paroi de l'utérus, qui s'épaissit.
    La progestérone freine cette multiplication et permet à la muqueuse de I'utérus de devenir mature et d'accueillir un oeuf fécondé, qui s'implante environ six jours apres "ovulation.

    Quand on bloque I'ovaire, en général on bloque non seulement I'ovulation, mais aussi la synthèse d'estradiol et de progestérone nécessaires a I'organisme.
    Pour empêcher que I'ovulation ait lieu, la méthode la plus simple consiste a donner des estrogenes (imitant l'oestradiol) et des progestatifs de synthese (imitant la progestérone). En quelque sorte, on leurre I'hypophyse : I'hypophyse ne fait pas la différence entre les hormones de synthese dont elle est inondée et celle que produiraient les ovaires. elle croit donc que les ovaires sont fortement stimulées et sécrètent les hormones “artificielles” qu'apporte la pilule et elle se met au repos et cesse de stimuler les ovaires, de sorte que I'ovulation n'a pas lieu.
    La première des contraceptions a été la contraception estro-progestative, simple et efficace : la pilule.
   
    Il y a toutefois des contre-indications à l'usage de la pilule.
Par exemple, on ne doit pas administrer de piIule estroprogestative a une femme qui a eu un cancer du sein, ni a une femme qui a une maladie cardiaque ou des antécédents de phlébite ou d'embolie. En eftet, d'une part, les cellules cancéreuses déja existantes sont stimulées par les estrogenes de synthese contenus dans les piIules ; d'autre part, certains facteurs de coagulation fabriqués par le foie sont stimulés par I'éthinyl-estradiol, un estrogene de synthese
     Quand les contre-indications sont respectées, la pilule est une contraception simple, efficace et sans risque.
    Toutefois, iI faut veiller à ce que I'équilibre hormonal soit respeeté. Or au début, les premieres pilules étaient surdosées en estrogenes, entrainant une prise de poids, une augmentation du risque de phlébite et éventuellement une tension douloureuse des seins traduisant un oedème du tissu mammaire (appelé mastodynie).
    La quantité d'hormones administrée a été divisée par dix dans certaines piIules en vingt ans, ce qui a permis de faire baisser les effets secondaires.
    Toutefois si la pilule est insuffisamment dosée, elle continue de rester efficace en bloquant l'ovulation, mais I'hypophyse continue a sécréter de I'estradiol et I'hormone naturelle et l'hormone de synthese se cumulent entrainant notamment une mastodynie.
    Un traitement anticonceptionnel doit donc être individualisé et contrôlé par un médecin de préférence gynécologue.
    Lorsque le médecin a prescrit une pilule adaptée au patient, il n'y a que peu d'effets secondaires. Il peut y avoir en début de prise de légères nausées pendant quelques jours et une prise de deux ou trois kilogs, que peut contrecarrer une surveillance de l'alimentation pendant quelques semaines.

    Il faut également préciser que c'est une erreur de croire que l'usage de la pilule est cancérigène. Aucune étude menée dans ce sens n'a été positive. Il y a confusion avec le fat que la prise d'estradiol, qui est un agent qui favorise la multiplication des cellules de la muqueuse de l'utérus, pourrait accélérer le développement d'un cancer déjà existant.

    Dans le prochain article je parlerai des autres méthodes de contraception évoquées par madame Kuttenn.



Par kaa le Mardi 15 juillet 2008 à 12:32
Et l'abstinence ?

OK , je sors ...
Par A-pink-mushroom le Mardi 15 juillet 2008 à 13:20
Et si on est trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès de chez trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès mal réglé et que pdt le rapport il y a eu une "couille" dans le système on fait comment ?

[ la couille dans le système est très simple...le preservatif est partis par je ne sais quel moyen....]
Par mamour44444 le Mercredi 16 juillet 2008 à 8:19
tsykette aussi prend la pillule tous les 15 jours
:)
Par Ebeth le Jeudi 30 décembre 2010 à 0:31
Je tiens à ajouter un petit détail.

Lorsque l'on souffre de diabète, la pillule a plus de chance d'être moins efficace, il y a donc plus de "risques". Donc celle-ci n'est pas suffisante.
 

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