Mercredi 16 juillet 2008 à 9:36

Contraception, condition féminine

    Dans le précédent article j'avais examiné à la lumière d'un article du docteur Kuttenn, la contraception à partir de piIule estro-progestative qui bloquait l'ovulation en simulant la production habituelle des hormones par les ovaires et en leurrant ainsi l'hypophyse qui arrétait alors de produire les préhormones (FSH et LH), qui entraînent habituellement le fonctionnement des ovaires.

    Madame Kuttenn évoque ensuite les méthodes qui empêchent la rencontre de l'ovule et du spermatozoïde.
    Il existe d'abord une méthode “pharmaceutîque” qui est ce que l'on appelle la “minimilule”, qui comme la pilule habituelle doit être prise tous les jours. Elle est a base de progestérone.
    Elle provoque l'épaississement des glaires à l'entrée du col de l'utérus et des trompes qui mènent à l'ovaire. Cet épaississement empêche les spermatozoïde de progresser et de rencontrer l'ovule pour la féconder.
    En principe cette méthode respecte le cycle hormonal et donc l'ovulation, mais on constae que dans 50% des cas l'ovulation est également arrêtée.
    En fait ce type de contraception n'est utilisé que pour les femmes qui présentent des contindications à l'oestradiol, notamment lorsqu'elles ont des problèmes de coagulation ou suivent certains traitementsde maladies cardiaques.

    Il existe ensuite des méthodes contraceptives dites “mécaniques”.
    Celle que vous connaissez : le préservatif masculin. Les préservatifs actuels présentent une excellente solidité, dans la mesure où on laisse à son extrémité une petite poche évitant une trop grande pression du liquide séminal.
    C'est en outre une protection efficace contre une contamination par le virus du sida.
    Il existe également des préservatif s féminins (en particulier des “diaphragmes” qui doivent être mis en place avant le rapport et en général accompagnés d'une gelée spermicide. Les contraintes de cet emploi font qu'ils ne sont guère utilisés.

    La troisième méthode consiste à empêcher l'implantation de l'oeuf fécndé dans l'utérus.
    La méthode la plus connue est le stérilet, une sorte de ressort métallique implanté par le médecin. Il empêche le col de l'utérus de se refermer et l'implantation de loeuf ne se fait pas. Il est surtout utilisé chez des femmes ayant eu déjà des enfants, car son implantation est plus difficile dans le cas contraire, le col de l'utérus étant plus fermé et moins souple.
    Le même effet est obtenu avec la “pilule du lendemain”, mais ce n'est pas une méthode de contraception. Elle ne doit être prise qu'exceptionnellement dans les trois jours qui suivent le rapport et plus elle est prise tard, moins elle est efficace. Dans ce délai son efficacité est d'environ 95 %.
    Elle contient une forte dose de progestérone. D'une part la glaire cervicale est coagulée et le transit aussi bien des spermatozoïde que des ovules est bloqué (ce qui empêche la fécondation) et si celle ci avait déjà eu lieu, la muqueuse de l'utérus, qui est imprégniée de progestérone à un moment où elle ne devrait pas l'être, devient impropre à la nidation.
    Ce sont surtout des jeunes fines qui recourent a la pilule du lendemain, 50 pour cent la prennent parce qu'elles ont oublié de prendre leur piIule ou "ont mal prise, 45 pour cent a cause d'un « accident de préservatit » et 5 pour cent parce qu'elles ne prenaient aucune contraception.
    Mais cette pilule perturbe le cycle mentruel et ce n'est donc qu'une solution “de secours” mais ce n'est pas une méthode de contraception.
    Si vous en avez besoin un jour, retenez bien qu'il faut l'utiliser dans les 48 heures après le rapport et q'ua dela de 3 jours elle risque de perdre son efficacité

    Madame Kuttenn donne également quelques renseignements sur les “implants” qui délivrent quotidiennement des petites doses d'estro-progestatif et évitet ainsi l'obligation de prendre quotidiennemnt la pilule, et donc d'oublier cette prise.
     L:implant est un batonnet que I'on place sous la peau de I'avant-bras ou du bras lors d'une courte anesthésie locale. Il libere un progestatit pendant troís a cinq ans, agissant théoriquement comme une micropiIule progestative, c'est-a-dire en coagulant la glaire. Mais souvent, il empêche aussi I'ovulation, c'est-a-dire freine le pic de I'hormone LH survenant au 14e jour. De cette façon, la femme est en anovulation pendant trois a cinq ans : elle ne sécrete plus du tout de progestérone, et les follicules qui subissent une maturation tinissent comme des kystes. Dans 15 pour cent des cas, elle a des saignements et prend du poids. Qui plus est, I'implant est tres difficiIe a retirer parce qu'il adhere aux tissus sous-cutanés.
    Madame Kutten pense que ce type de contraception devrait atre réservé a la jeune fllle tellement étourdie qu'on ne pourra jamais réussir a lui faire prendre correctement une autre contraception.

    Enfin madame Kuttenn fait une mauvaise utilisation de la pilule concernant les jeunes filles qui ont des cycles irréguliers qui persistent plusieurs années après la puberté.
    Le médecin prescrit parfois la pilule sans faire de bilan hormonal. et le cycle devient normal. Mais si on arrête le traitement les règles ne reviennent pas
et si on fait un bilan hormonal le taux de prolactine (hormone hypophysaire qui n'est sécrétée que pendant la grossesse) est anaormalement élevé et on découvre alors que l'hypophyse présente un tout petit adénome (non cancéreux), qui sécrète de la prolactine. Si cette prolactine est sécrétée en petite quantité, les règles sont irrégulières; si elle I'est en abondance, les regles peuvent s'arrêter.
    Chez beaucoup de jeunes filles qui ont des regles irrégulieres, la cause la plus fréquente est due a une trop forte concentration en prolactine, hormone qu'iI faudrait doser (en cas de regles irrégulieres) avant tout traitement estroprogestatif. Sinon, pendant plusieurs années, cet adénome a prolactine négligé est inondé d'estragenes qui favorisent la multiplication des cellules a prolactine et pourrait devenir cancéreux.
   
    J'espère que ce résumé de l'article de “Pour la Science” pourra apprendre éventuellement certaines notions utiles à certaines d'entre vous.
J'ai reçu plusieurs mails avec des questions sur la pilule.
J'y répondrai après demain le temps de réfléchir avant de répondre.

Par mamour44444 le Jeudi 17 juillet 2008 à 7:34
mes livres sont de plus en plus nombreux
que puis je leur faire prendre pour éviter leur démultiplication ??
merci de m'aider
:)
Par Acetylcholine le Lundi 8 juin 2009 à 12:49
Il existe maintenant deux sortes de stérilets. Celui dont vous parlez, qui est mis en place chez les femmes ayant déjà eu des enfants, et un autre, plus petit, qui peut être utilisé chez les femmes nullipares.
Donc maintenant le stérilet peut être destiné à des femmes et des jeunes filles de tout âge :)
Par Ebeth le Jeudi 30 décembre 2010 à 0:37
Aussi, le sterilé se mettant en place durant les règles.. C'est chaleureux dirons-nous.
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/2627225

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast