Lundi 21 avril 2014 à 8:58

Psychologie, comportement

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     Je vous ai souvent dit qu’il n’y avait pas d’explication valable des préférences cérébrales au niveau du fonctionnement du cerveau. Cela reste toujours vrai, car il s’agit d’un comportement et dès lors, tout le cerveau est concerné.
    Mais des études ont toujours lieu pour essayer d’expliquer certains ressentis des personnes et les chercheurs s’intéressent donc au sentiment d’agrément qu’apporte la fréquentation d’autres humains, et à l’inverse aux désagrément du sentiment de solitude.
    Des études menées à à l'Université de Californie à Los Angeles, ont montré récemment que nous aurions une certaine disposition génétique qui nous ferait plus ou moins être sensible à la solitude.
   

    Une des (multiples, car il y a des causes socio-éducatives) causes de la souffrance sociale, serait en effet une protéine cérébrale impliquée dans les effets des « endorphines ». (de morphine et endogène)
    Les endorphines sont de grosses protéines, de la famille de la morphine, qui sont naturellement produites par notre organisme et comprennent jusqu’à 31 acides aminés. Elles interviennent de deux principales façons :
     - Sécrétées par l’hypophyse et l’hypothalamus, elles agissent sur le système de récompense et provoquent une sensation  de plaisir due à la libération de dopamine.
    En faisant de l'exercice physique, la fabrication d'endorphines peut être augmentée jusqu'à cinq fois la quantité normale. C'est pourquoi on recommande souvent aux personnes un peu déprimées, aux anciens fumeurs, anciens buveurs et a fortiori aux personnes opioïdo-dépendantes en cours de sevrage, de reprendre progressivement une activité physique régulière (jogging, vélo, natation) d'au moins 30 minutes par jour à un rythme soutenu car celle-ci augmente naturellement la production d’endorphines et donc une sensation de bien-être. Elles interviennent aussi dans le plaisir sexuel, étant libérées d&ans des états d’excitation et notamment l’orgasme, et entrainent ensuite une relaxation.
    Ces endorphines sont présentes aussi dans la moelle épinière et au niveau du thalamus où elles agissent sur des relais nerveux (des synapses), dans le circuit de transmission de la douleur. Elles sont produites spontanément en cas de douleur par l’organisme , pour en diminuer l’intensité. Un usage trop fréquent d’antialgiques (comme le paracétamol), diminue la production d’endorphine et la lutte naturelle contre la douleur, entrainant l’augmentation des doses d’antialgique pour un même effet.

    En fait la sensation de réconfort dépend de la puissance de l'effet des endorphines sur le cerveau, laquelle est réglée par le degré de sensibilité du récepteur des endorphines, nommé « récepteur opioÏde de type mu ».
    Les personnes ayant les récepteurs « mu » les plus sensibles, seraient à la fois les mieux réconfortées par la présence d'un entourage, et les plus affectées par la solitude.
    Cette sensibilité du récepteur mu serait en partie d’origine génétique.
    Les biologistes ont constaté que les individus porteurs de la variante « sensible » du récepteur mu étaient plus affectés par les situations de rejet social que ceux dotés de la variante « moins sensible ».
    Ils ont observé que certaines zones de leur cerveau s'activaient davantage lors des situations de mise à I’écart, qu’ils ont baptisées « zones de la souffrance sociale », qui provoquent un sentiment de détresse face à l’isolement.
    La souffrance d'être rejeté s'enracine en quelque sorte dans une douleur physique, puisque les endorphines sont moins présentes pour diminuer ses effets.

   Mais rien ne prouve que ce gène soit aussi à l'origine de votre préférence cérébrale extraverti(e) ou introverti(e)

    0n comprend mieux aussi, à travers ces études, pourquoi l'usage des drogues
morphiniques est fréquent chez les personnes rejetées ou désinsérées socialement. L’injection de la
substance permet de remplacer - pour une courte durée et au prix de quelle illusion - la présence des endorphines naturelle et à travers elles la présence des autres humains..
Par alyane le Lundi 21 avril 2014 à 9:05
La solitude est pesante pour certaines personnes et difficiles à supporter.
Par maud96 le Lundi 21 avril 2014 à 16:05
Le titre de cet article me "gêne"...
(On comprend pourquoi les anglo-saxons ont supprimé notre accentuation française !).
Commentaire à supprimer bien sûr...
Par lancien le Lundi 21 avril 2014 à 16:20
Non je ne le supprime pas; il montre que mon astuce était vaseuse.
Je ne crois qu'à moitié à cette étude qui me parait trop lapidaire et cela me paraît trop simple de dire, quand nous nous plaignions de notre solitude, que c'est la faute d'un gène. Certes cette étude est intéressante au plan biologique, mais je pense que dans le fait que nous nous sentions seuls, l'éducation y fait beaucoup, et encore plus dans le fait que cela nous gêne.
Par lancien le Lundi 21 avril 2014 à 16:24
Finalement j'ai un peu changé le titre, mais ce n'est guère mieux !!! lol
Par Nuanda le Mardi 22 avril 2014 à 19:07
Je pense que les auteurs font la nuance entre deux concepts :
- la faute d'UN gène.
- et rechercher les différentes causes de phénomènes multifactorielles afin de mieux les comprendre.

Il est prouvé que certaines anomalies neurobiologiques sont concomitantes à la survenue de dépressions par exemple. Dépressions qui peuvent cependant être réactionnelles à des évènements de vie, ou favorisée, voir induite par certaines pathologies (par exemple la psychose maniaco-dépressive), qui elles-mêmes peuvent être révélées au décours d'évènements de vie un peu compliqués, avec un nombre parfois incroyable de facteurs qui se croisent et se potentialisent.

Alors je ne serai pas étonné qu'un grand nombre de gènes influent, ainsi que d'évènements lors du développement, influent plus ou moins sur.. sur les modalités de l'humeur :) dont l'influence qu'exerce sur elle la solitude ou le contact social.
Par Laura Paubi le Lundi 18 avril 2016 à 9:46
Je vous complimente quant à l’immense travail accompli.
 

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